Pour lutter contre la hausse des prix du carburant, le gouvernement a mis en place une indemnité de 50 euros destinée aux travailleurs modestes et grands rouleurs. Selon BFM Business, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a détaillé ce mercredi 6 mai 2026 les mécanismes de vérification qui accompagneront ce dispositif, afin d’éviter les tentatives de fraude. Cette annonce intervient après la publication d’un décret au Journal officiel le 4 mai, officialisant le lancement de cette mesure annoncée par le Premier ministre le 22 avril dernier.

Ce qu'il faut retenir

  • Un formulaire sécurisé sera disponible sur impots.gouv.fr à partir du 27 mai 2026 pour une durée de deux mois.
  • Les demandeurs devront fournir leur état civil, numéro fiscal, numéro d’immatriculation du véhicule et numéro de carte grise.
  • Les contrôles s’appuieront sur une collaboration avec les assureurs pour vérifier la titularité du véhicule assuré.
  • L’indemnité est réservée aux travailleurs dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16 880 euros.
  • Les bénéficiaires doivent parcourir plus de 15 km par trajet ou plus de 8 000 km par an dans le cadre professionnel.

Un formulaire sécurisé et des vérifications renforcées

La DGFiP a confirmé que l’indemnité carburant de 50 euros serait accessible via un formulaire sécurisé mis en ligne sur l’espace personnel du site impots.gouv.fr. Ce formulaire, ouvert à partir du 27 mai pour une durée de deux mois, permettra aux demandeurs de renseigner les informations nécessaires à l’obtention de l’aide. « On sait comment on va faire pour contrôler », a indiqué Amélie Verdier, directrice générale des finances publiques, lors d’un point presse consacré au bilan 2025 de la DGFiP.

Parmi les dispositifs de vérification, la DGFiP prévoit une collaboration avec les assureurs. L’objectif est de s’assurer que la personne déclarant utiliser un véhicule en est bien le propriétaire ou le titulaire principal de l’assurance. « On vérifie que la personne qui déclare le fait à partir d’un véhicule que nous savons être assuré par lui, et on vérifie bien qu’il y a un seul véhicule », a expliqué Amélie Verdier. Cette approche vise à limiter les risques de fraude, un phénomène récurrent lors de la création de nouveaux guichets publics.

Protection des données et lutte contre la cybercriminalité

La DGFiP a également insisté sur la protection des données personnelles des demandeurs. Amélie Verdier a souligné que le système mis en place serait « plus sécurisé qu’en 2023 », année marquée par une intensification des menaces cyber. Le ministère de l’Économie a précisé que les données collectées seraient traitées dans le respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD). Le formulaire en ligne garantira ainsi une transmission sécurisée des informations sensibles, telles que l’état civil, le numéro fiscal ou encore le numéro de carte grise.

Cette indemnité s’inscrit dans le cadre d’une politique plus large visant à soutenir le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes face à la flambée des prix de l’énergie. Le gouvernement a rappelé que cette mesure s’adressait aux travailleurs dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16 880 euros, une condition calculée à partir des déclarations fiscales les plus récentes.

Critères d’éligibilité : qui peut en bénéficier ?

Pour prétendre à cette indemnité, les demandeurs doivent remplir deux critères principaux. D’une part, leur revenu fiscal de référence par part ne doit pas excéder 16 880 euros. D’autre part, ils doivent effectuer des trajets professionnels significatifs, soit plus de 15 kilomètres par trajet et par jour entre leur domicile et leur lieu de travail, soit plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle. Cette dernière condition inclut les trajets domicile-travail ainsi que les déplacements liés à la mission professionnelle.

Les demandeurs devront attester sur l’honneur qu’ils remplissent ces conditions lors de la complétion du formulaire en ligne. Le gouvernement a précisé que le versement de l’indemnité serait conditionné à la fourniture d’informations exactes et vérifiables. En cas de fausse déclaration, les sanctions prévues par la loi s’appliqueraient, sans pour autant préciser leur nature dans l’immédiat.

Un dispositif qui s’inscrit dans la continuité des aides énergétiques

Cette indemnité carburant s’ajoute à d’autres mesures gouvernementales destinées à atténuer l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur le pouvoir d’achat des Français. Depuis plusieurs mois, l’exécutif multiplie les annonces pour soutenir les ménages les plus vulnérables, notamment via des chèques énergie ou des aides ciblées. Selon Amélie Verdier, « on sait qu’à chaque fois qu’il y a un nouveau guichet, il y a un nouvel écosystème de fraude qui s’organise ». Cette déclaration illustre la vigilance accrue des autorités face aux risques de détournement des dispositifs publics.

Le gouvernement a par ailleurs rappelé que cette mesure était temporaire et s’inscrivait dans une logique de réponse à une situation exceptionnelle. La flambée des prix du carburant, observée depuis plusieurs mois, a conduit à une hausse des coûts pour les ménages et les professionnels dépendants des véhicules.

Et maintenant ?

La plateforme de demande de l’indemnité carburant sera ouverte à partir du 27 mai 2026 pour une durée de deux mois. Les bénéficiaires éligibles sont invités à se préparer à fournir les documents nécessaires, notamment leur numéro fiscal et leur certificat d’immatriculation. Les autorités ont d’ores et déjà commencé à communiquer sur les modalités pratiques via les canaux officiels, dont le site impots.gouv.fr. Il reste à voir si les dispositifs de contrôle mis en place par la DGFiP permettront d’éviter les tentatives de fraude, un enjeu récurrent pour les aides publiques.

Pour rappel, cette indemnité de 50 euros s’ajoute aux autres dispositifs de soutien déjà en place. Les ménages éligibles sont encouragés à vérifier leur éligibilité et à se tenir informés des éventuelles évolutions réglementaires dans les semaines à venir.

Pour effectuer la demande, il faudra fournir son état civil, son numéro fiscal, le numéro d’immatriculation du véhicule utilisé ainsi que le numéro de carte grise. Le demandeur devra également certifier qu’il remplit les conditions d’utilisation du véhicule en distances parcourues.

Les informations seront vérifiées notamment grâce à une collaboration avec les assureurs, qui permettront de confirmer que le véhicule déclaré est bien assuré au nom du demandeur. La DGFiP a également mis en place un formulaire sécurisé pour limiter les risques de fraude.