Chaque année en France, près de 60 000 infarctus du myocarde sont recensés, touchant souvent des personnes convaincues de leur bonne santé. Selon Top Santé, sept facteurs de risque insidieux s’installent progressivement, sans alerter, et affaiblissent le muscle cardiaque bien avant l’apparition des premiers signes.
Ce qu'il faut retenir
- 7 facteurs de risque passent inaperçus mais augmentent significativement le risque d’infarctus, selon Top Santé.
- Près de 60 000 infarctus sont recensés chaque année en France, touchant des individus souvent convaincus d’être en bonne santé.
- Ces facteurs agissent silencieusement, sans symptômes visibles, avant de déclencher un accident cardiaque.
- Agir sur ces risques est possible, notamment via des changements de mode de vie ou un suivi médical régulier.
Des ennemis invisibles qui attaquent le cœur
Les infarctus ne surviennent pas par hasard. D’après Top Santé, ils sont souvent la conséquence d’une accumulation de facteurs de risque qui, pris isolément, semblent anodins. L’hypertension artérielle, le diabète, le cholestérol ou encore le stress chronique font partie de ces ennemis discrets. Chacun d’eux, à long terme, endommage les artères et réduit l’apport sanguin vers le cœur.
Autant dire que ces facteurs ne préviennent pas toujours. « Beaucoup de patients pensent être à l’abri parce qu’ils ne ressentent rien », a expliqué le Dr. Martin Lambert, cardiologue à l’hôpital Européen Georges-Pompidou. Pourtant, ces risques silencieux grignotent progressivement la santé cardiovasculaire, jusqu’à provoquer un infarctus parfois foudroyant.
Les sept facteurs à surveiller de près
Top Santé a identifié sept facteurs de risque majeurs, souvent sous-estimés. Le premier d’entre eux est l’hypertension artérielle, responsable d’une tension excessive sur les parois des vaisseaux sanguins. Vient ensuite le diabète, qui favorise l’inflammation des artères et accélère leur rigidification. Le cholestérol LDL (le « mauvais cholestérol ») se dépose sur les parois artérielles, réduisant leur élasticité.
Autres ennemis : le tabagisme, qui endommage directement les vaisseaux, et la sédentarité, qui affaiblit la circulation sanguine. S’ajoutent à cela l’obésité — en particulier la graisse abdominale — et le stress chronique, qui libère des hormones favorisant l’inflammation. Enfin, l’âge joue un rôle clé : après 50 ans pour les hommes et 60 ans pour les femmes, le risque augmente naturellement.
Agir avant que les symptômes n’apparaissent
La bonne nouvelle, c’est que ces facteurs sont, pour la plupart, modifiables. Selon Top Santé, une prise de conscience précoce et des actions ciblées peuvent réduire significativement le risque. « Un suivi médical régulier permet de détecter ces risques avant qu’ils ne deviennent critiques », a précisé le Dr. Lambert. Une alimentation équilibrée, riche en fibres et pauvre en graisses saturées, ainsi qu’une activité physique régulière figurent parmi les mesures les plus efficaces.
Côté tabac, l’arrêt est sans conteste la décision la plus impactante. Pour le stress, des techniques comme la méditation ou le sport peuvent aider à le maîtriser. Enfin, un contrôle annuel de la tension, du cholestérol et de la glycémie permet de suivre son état de santé et d’ajuster, si nécessaire, son mode de vie ou son traitement.
Face à ces risques silencieux, la vigilance reste de mise. Consulter son médecin traitant pour un bilan cardiovasculaire complet, même en l’absence de symptômes, pourrait faire la différence entre une santé préservée et un infarctus évitable.