La prochaine version majeure d’iOS, l’iOS 27, s’annonce comme une véritable rupture technologique pour les utilisateurs d’iPhone. Selon Futura Sciences, Apple devrait dévoiler lors de la WWDC 2026, prévue le 8 juin à 19 heures, heure de Paris, une refonte complète de son assistant vocal Siri, désormais basé sur l’intelligence artificielle de Google. Cette mise à jour, initialement attendue dès 2025, marque un tournant stratégique pour la firme à la pomme, longtemps critiquée pour les lacunes de son assistant historique.
Ce qu'il faut retenir
- Une nouvelle version de Siri, intégrée à une application dédiée, fonctionnera comme un chatbot et un agent actif, capable d’interagir avec les applications et les données personnelles.
- L’assistant utilisera Gemini, le modèle d’IA de Google, via un partenariat annoncé en janvier 2026, marquant l’abandon des modèles maison d’Apple pour cette génération.
- Les utilisateurs pourront activer Siri via un nouveau geste « Rechercher ou Demander », et lui soumettre des requêtes incluant des images ou documents.
- La gestion de la vie privée reste un point central : l’historique des conversations pourra être effacé automatiquement après 30 jours, un an ou jamais.
- La mise à jour ne sera disponible qu’à partir de septembre 2026, malgré l’annonce officielle attendue en juin.
Le principal reproche adressé à Siri concernait jusqu’ici son manque de réactivité et sa capacité limitée à comprendre les requêtes complexes. Avec cette refonte, Apple mise sur une intégration plus poussée de l’IA, transformant son assistant en un outil polyvalent. « Siri devient un agent toujours actif, capable de mobiliser les données personnelles et de dialoguer avec plusieurs applications », explique Futura Sciences, citant des sources internes à Apple. Autant dire que cette évolution pourrait enfin combler le retard accumulé face à des concurrents comme Amazon ou Microsoft, bien plus avancés sur ce terrain.
Le partenariat avec Google, officialisé en janvier 2026, est un choix audacieux pour Cupertino. Après avoir tenté de développer ses propres modèles d’IA, Apple a finalement opté pour Gemini, le modèle phare de Google, alimenté par des données cloud. Une décision qui soulève des questions sur la confidentialité des données des utilisateurs, malgré les garanties affichées par la firme. « Apple promet de conserver un contrôle strict sur les échanges, mais l’envoi de données vers les serveurs de Google pourrait inquiéter certains », souligne l’article. L’assistant conservera un historique des conversations, paramétrable pour une suppression automatique après une période définie par l’utilisateur.
Une refonte technique et une nouvelle expérience utilisateur
La version 27 d’iOS ne se limitera pas à Siri. Plusieurs applications bénéficieront de mises à jour significatives. L’application Caméra permettra d’intégrer des widgets personnalisés et offrira un mode Siri pour l’identification visuelle ou la traduction en temps réel. Côté navigation, l’application Safari verra sa page d’accueil enrichie de quatre onglets dédiés : favoris, signets, articles enregistrés et historique. L’application Météo, quant à elle, devrait gagner en précision et en ergonomie, tandis que Image Playground intégrera des outils d’édition assistés par IA.
Pour autant, la priorité d’Apple semble être la stabilité. Selon Futura Sciences, la firme aurait décidé de limiter les nouvelles fonctionnalités afin d’optimiser le système d’exploitation et de réduire les bugs. Une approche pragmatique, après des années de mises à jour critiquées pour leur instabilité. « Apple préfère une mise à jour solide et fiable à une explosion de nouveautés », confirme le média.
Siri 2.0 : un chatbot plus puissant, mais des interrogations persistent
La refonte de Siri s’accompagne d’une nouvelle interface. L’assistant quittera le cadre strict des commandes vocales pour adopter un rôle de chatbot, accessible via une application dédiée. Il sera capable d’effectuer des recherches web approfondies, d’analyser des documents ou des images, et de proposer des réponses détaillées, similaires à celles d’un assistant conversationnel moderne. « La fonctionnalité « Rechercher ou Demander », inspirée de Spotlight, permettra d’activer Siri avec un geste, avant de formuler une requête vocale ou textuelle », précise le site.
Pourtant, cette évolution s’accompagne de défis. La version bêta de l’assistant, prévue pour accompagner le lancement, pourrait révéler des bugs malgré les mois de développement. « Le retard accumulé par Apple dans le domaine de l’IA a forcé la firme à adopter une approche plus prudente, avec une sortie progressive pour limiter les risques », analyse Futura Sciences. Par ailleurs, le recours aux infrastructures cloud de Google soulève des questions sur la souveraineté des données, un sujet sensible pour une entreprise qui a longtemps mis en avant le respect de la vie privée.
Une stratégie IA dictée par les contraintes techniques
Le basculement vers l’IA de Google s’explique en partie par les difficultés rencontrées par Apple dans le développement de ses propres modèles. Selon le média, la firme aurait d’abord tenté d’entraîner Siri avec des données synthétiques, une méthode moins coûteuse mais moins performante. Le partenariat avec Google permet désormais à Apple de s’appuyer sur des infrastructures éprouvées, tout en conservant une partie du traitement local pour certaines requêtes. « Une solution hybride, qui combine rapidité et confidentialité, mais qui n’élimine pas totalement les risques liés à l’externalisation des données », note l’article.
Cette stratégie marque un revirement pour Apple, qui avait autrefois vanté son indépendance technologique. En s’appuyant sur un concurrent direct, la firme de Cupertino reconnaît implicitement ses limites dans un domaine devenu stratégique. Reste à savoir si les utilisateurs d’iPhone accepteront cette collaboration, surtout dans un contexte de tensions géopolitiques accrues autour des données personnelles.
Pour les utilisateurs, l’attente s’annonce longue. Si les promesses de Siri 2.0 sont à la hauteur des ambitions d’Apple, cette refonte pourrait enfin redonner à l’assistant vocal la place qu’il mérite. Reste à voir si l’intégration de l’IA de Google convaincra les plus sceptiques, notamment sur la question de la confidentialité. Une chose est sûre : avec cette mise à jour, Apple franchit une étape décisive dans l’ère de l’intelligence artificielle grand public.
D’après Futura Sciences, Apple a abandonné le développement de ses propres modèles d’IA après des années de retards et de difficultés techniques. Le partenariat avec Google, annoncé en janvier 2026, permet à la firme de bénéficier de l’expertise de Gemini, un modèle d’IA performant et déjà déployé à grande échelle. Cette solution hybride (traitement local pour certaines requêtes, cloud pour les autres) a été jugée plus rapide et moins coûteuse que les alternatives maison.