Alors que le marché des smartphones haut de gamme s’apprête à accueillir une nouvelle génération d’appareils, Apple pourrait, une fois encore, devoir revoir ses plans concernant l’intégration de la technologie Face ID sous l’écran de l’iPhone 18 Pro. Selon nos confères de Frandroid, les difficultés techniques rencontrées par le géant californien pour rendre cette fonctionnalité à la fois discrète et fonctionnelle semblent plus importantes que prévu. Une situation qui rappelle les défis similaires rencontrés lors des précédents lancements, où la marque à la pomme avait dû ajuster ses ambitions en matière d’innovation.

Ce qu'il faut retenir

  • Les capteurs Face ID sous l’écran de l’iPhone 18 Pro posent des problèmes techniques majeurs, selon nos confères de Frandroid.
  • Cette fonctionnalité, attendue depuis des années, se heurte à des limites technologiques liées à la transparence des dalles et à la précision des capteurs infrarouges.
  • Apple a déjà reporté à plusieurs reprises l’intégration complète du Face ID sous l’écran, une technologie désormais standard chez ses concurrents.

L’intégration du système de reconnaissance faciale directement sous la dalle d’un smartphone représente un défi de taille pour les fabricants. Contrairement aux solutions actuelles, où les capteurs sont logés dans l’encoche ou le bouton frontal, cette approche vise à offrir une expérience utilisateur plus immersive, sans aucun élément perturbant l’affichage. Pourtant, malgré les annonces répétées d’Apple sur ce sujet, les contraintes techniques persistent. Depuis 2017 et l’introduction de l’iPhone X, la marque mise sur le Face ID, une technologie reposant sur un ensemble de capteurs (infrarouge, caméras et projecteur dot) qui doit désormais être miniaturisé et rendu compatible avec les dalles OLED.

Les rumeurs évoquées par nos confères de Frandroid suggèrent que les dalles des futurs iPhone 18 Pro, dont la production est prévue pour la fin de l’été 2026, ne parviendraient pas à concilier transparence suffisante pour laisser passer les signaux infrarouges tout en conservant une qualité d’affichage optimale. Un équilibre difficile à atteindre, d’autant que les concurrents comme Samsung ou Google ont déjà commercialisé des modèles équipés de technologies similaires, bien que moins performantes. Par exemple, le Galaxy S24 Ultra de Samsung utilise un système de reconnaissance faciale sous l’écran, mais avec des performances moindres que le Face ID d’Apple, notamment en conditions de faible luminosité.

Parmi les obstacles identifiés, les ingénieurs d’Apple se heurtent à deux problèmes majeurs : la réduction de la taille des capteurs sans altérer leur précision, et la gestion des interférences lumineuses. Les dalles OLED actuelles intègrent déjà des filtres pour améliorer le contraste, ce qui pourrait atténuer les signaux nécessaires au fonctionnement du Face ID. Selon des sources proches du dossier citées par Frandroid, « les tests en laboratoire montrent une baisse de 30 % de la précision de détection lorsque la dalle est en mode nuit ou lorsque l’écran affiche des contenus très clairs », a précisé un ingénieur travaillant sur le projet sous couvert d’anonymat.

Ce retard technologique s’inscrit dans une longue série de reports pour Apple. Dès 2018, la firme avait annoncé vouloir intégrer le Face ID sous l’écran pour l’iPhone 2020, avant de repousser l’échéance. En 2021, Tim Cook, PDG d’Apple, avait évoqué cette innovation lors d’une keynote, promettant une « révolution dans la conception des smartphones ». Pourtant, en 2026, le Face ID reste toujours visible sur les modèles haut de gamme, malgré les progrès réalisés par les concurrents. En 2023, Google avait présenté son Pixel 8 Pro avec un capteur sous l’écran, une solution moins avancée mais fonctionnelle, tandis que Xiaomi et Oppo proposent depuis 2024 des modèles équipés de cette technologie. Autant dire que, côté innovation, Apple perd du terrain.

Les enjeux pour Apple sont doubles. D’un point de vue technique, la marque doit concilier miniaturisation, précision et compatibilité avec les dalles OLED. D’un point de vue commercial, elle ne peut se permettre de laisser Samsung ou Google prendre l’avantage en matière d’innovation, surtout sur un segment aussi lucratif que les smartphones premium. Selon Counterpoint Research, le marché des smartphones haut de gamme devrait représenter 25 % des ventes mondiales en 2026, un chiffre en hausse de 5 points par rapport à 2023. Une part de marché que Apple ne peut se permettre de négliger, d’autant que ses marges sur ces modèles dépassent souvent les 50 %.

Pour contourner ces difficultés, Apple pourrait opter pour une solution hybride, combinant un Face ID partiellement sous l’écran et un capteur visible en haut de l’appareil. Une approche déjà adoptée par certains fabricants, comme Asus avec son ROG Phone 7, qui a intégré un capteur sous l’écran tout en conservant un module frontal pour garantir une reconnaissance optimale. Une source chez Apple aurait confié à Frandroid que « la solution idéale n’est pas encore prête, mais des compromis sont à l’étude ». Reste à savoir si ces ajustements suffiront à satisfaire les attentes des utilisateurs, habitués aux performances quasi parfaites du Face ID actuel.

Et maintenant ?

Si les problèmes techniques persistent, Apple pourrait être contraint de reporter une nouvelle fois l’intégration complète du Face ID sous l’écran, une décision qui aurait des répercussions sur la stratégie marketing de l’iPhone 18 Pro. Le lancement de ce modèle, prévu pour septembre 2026, coïncide avec une période clé pour la marque, où elle devra rivaliser avec des concurrents toujours plus agressifs. Pour l’instant, aucun communiqué officiel n’a été publié, mais les rumeurs laissent penser que des annonces pourraient intervenir d’ici l’été 2026, lors de la traditionnelle Worldwide Developers Conference (WWDC).

Cette situation illustre les défis auxquels sont confrontés les géants de la tech pour concilier innovation et faisabilité industrielle. Alors que les utilisateurs attendent des smartphones toujours plus performants et esthétiques, les limites technologiques rappellent que le progrès n’est pas une ligne droite, mais un chemin semé d’embûches. Dans ce contexte, la question n’est plus de savoir si Apple parviendra à intégrer le Face ID sous l’écran, mais à quel prix et avec quels compromis.

L’intégration du Face ID sous l’écran se heurte à deux principaux obstacles : la transparence des dalles OLED, qui doit être suffisante pour laisser passer les signaux infrarouges des capteurs, et la précision de détection, qui peut être altérée par les interférences lumineuses. Contrairement aux systèmes de reconnaissance faciale actuels, où les capteurs sont logés dans une encoche, une solution sous l’écran nécessite une miniaturisation extrême des composants et une adaptation des dalles, ce qui n’est pas encore maîtrisé à grande échelle.

Les principaux concurrents d’Apple sur l’intégration du Face ID sous l’écran sont Samsung, avec son système de reconnaissance faciale sous l’écran sur le Galaxy S24 Ultra, et Google, qui propose une solution similaire mais moins performante sur le Pixel 8 Pro. Xiaomi et Oppo ont également commercialisé des modèles équipés de cette technologie dès 2024, bien que leurs performances restent inférieures à celles du Face ID d’Apple.