Quatorze ans après la disparition tragique de Céline Giboire, une jeune lycéenne rennaise retrouvée sans vie au pied de la falaise des Corbières à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), un documentaire en trois épisodes sera diffusé dès le 22 mai 2026 sur la plateforme Amazon Prime. Comme le rapporte Ouest France, cette production pourrait relancer les témoignages dans une affaire toujours classée sans suite.

Ce qu'il faut retenir

  • Le 28 février 2012, Céline Giboire, une lycéenne de Rennes, est retrouvée morte au pied de la falaise des Corbières à Saint-Malo.
  • Les circonstances de sa mort restent indéterminées, une enquête pour viol et homicide étant toujours en cours.
  • Un documentaire en trois épisodes sera diffusé à partir du 22 mai 2026 sur Amazon Prime.
  • La famille de la victime et leurs avocats espèrent que ce film fera émerger de nouveaux témoignages.

Une affaire non résolue depuis 2012

Le 28 février 2012, Céline Giboire, 17 ans, originaire de Rennes, disparaît après une soirée. Son corps est retrouvé le lendemain au pied de la falaise des Corbières, à Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine. Les premières investigations concluent à une mort suspecte, mais aucune piste ne permet d’établir les circonstances exactes de son décès. Ouest France souligne que l’enquête, ouverte pour viol et homicide, n’a toujours pas abouti quatorze ans plus tard.

Les autorités n’ont jamais tranché entre suicide, accident ou crime. L’affaire, classée sans suite à plusieurs reprises, reste donc ouverte, une situation rare qui maintient une pression constante sur les proches de la victime.

Un documentaire pour relancer les mémoires

Produit en trois parties, le documentaire diffusé à partir du 22 mai 2026 sur Amazon Prime s’intitule « Il peut faire naître des témoignages ». Selon les informations d’Ouest France, cette production vise à replonger dans les zones d’ombre de l’affaire en croisant témoignages, archives et analyses judiciaires. Les producteurs misent sur le pouvoir des récits pour faire émerger des souvenirs oubliés ou des détails passés inaperçus.

La famille de Céline Giboire, soutenue par ses avocats, mise sur ce projet pour obtenir de nouveaux éléments. « Ce documentaire pourrait permettre à des témoins de se manifester », a déclaré l’un de ses représentants à Ouest France. Une déclaration qui reflète l’espoir, après des années de silence, de voir enfin la vérité éclater.

« Quatorze ans après, nous croyons toujours en l’apparition de témoignages clés. »
— Famille de Céline Giboire, d’après Ouest France

Un enjeu judiciaire et médiatique

L’affaire Giboire illustre les limites des enquêtes criminelles lorsque les preuves manquent ou s’évanouissent avec le temps. Côté judiciaire, aucune avancée n’a été signalée depuis des années, malgré les demandes répétées de la famille. Les avocats de cette dernière ont toujours contesté les conclusions initiales, évoquant des manquements dans les investigations.

Côté médiatique, cette diffusion intervient dans un contexte où les documentaires criminels rencontrent un public croissant. Les plateformes comme Amazon Prime misent sur ce genre pour attirer des abonnés, mais aussi pour servir de catalyseur dans des affaires non résolues. Reste à savoir si ce film aura l’impact escompté.

Et maintenant ?

La diffusion du documentaire le 22 mai 2026 pourrait relancer les investigations si de nouveaux éléments apparaissent. La famille de Céline Giboire a indiqué qu’elle se tenait prête à coopérer avec les autorités en cas de révélations. Du côté des enquêteurs, aucune déclaration officielle n’a été faite pour l’instant, mais l’attention médiatique pourrait inciter à réexaminer certains aspects du dossier. À suivre dans les semaines suivant la sortie du film.

Quatorze ans après les faits, l’affaire Giboire reste l’un des dossiers les plus médiatisés de Bretagne. Ce documentaire pourrait-il enfin apporter les réponses attendues par la famille et la société ?

L’enquête est toujours en cours car les circonstances exactes de sa mort n’ont jamais été établies de manière définitive. Les investigations ont conclu à une mort suspecte, mais sans pouvoir trancher entre suicide, accident ou homicide, d’où l’absence de classement définitif.