Avec un temps de 12,75 secondes établi lors d’une compétition, l’Américain Ja’Kobe Tharp détient désormais le record du monde du 110 mètres haies. Une performance historique qui s’accompagne d’une routine alimentaire aussi surprenante que décisive : avant chaque course, le sprinteur avale deux cheeseburgers et dix nuggets dans un restaurant de la chaîne McDonald’s. Comme le rapporte Ouest France, cette habitude insolite fait désormais partie intégrante de sa préparation, au même titre que les échauffements ou les séances de musculation.
Ce qu'il faut retenir
- Ja’Kobe Tharp a établi le record du monde du 110 m haies en 12,75 secondes, selon ses propres déclarations rapportées par Ouest France.
- Le sprinteur américain a pour habitude de consommer deux cheeseburgers et dix nuggets dans un restaurant McDonald’s avant chaque compétition.
- Cette routine alimentaire est considérée par Tharp comme un rituel porte-bonheur, à l’instar des autres athlètes qui ont des habitudes pré-compétition (musique, vêtements fétiches, etc.).
- Le record de Tharp s’inscrit dans la continuité des performances exceptionnelles des sprinteurs américains, traditionnellement dominateurs dans cette discipline.
Une routine alimentaire qui défie les normes sportives
Alors que la plupart des athlètes privilégient des régimes équilibrés et adaptés à leur effort physique, Ja’Kobe Tharp a fait le choix inverse. « Je me sens mieux après avoir mangé ce menu. C’est comme si mon corps avait besoin de ces calories et de ces graisses pour performer à 100 % », a-t-il expliqué à Ouest France. Cette approche, bien que surprenante, semble porter ses fruits, au vu de ses résultats récents. Les nutritionnistes interrogés par le quotidien soulignent toutefois que chaque organisme réagit différemment, et que cette routine relève davantage du plaisir psychologique que d’une stratégie nutritionnelle optimisée.
D’après les observations rapportées par le média, Tharp ne déroge jamais à cette règle, qu’il s’agisse de compétitions nationales ou internationales. Le sprinteur, âgé de 28 ans, a intégré ce rituel il y a près de cinq ans, après avoir remarqué une amélioration de ses performances lors de ses premiers essais dans un fast-food avant une course.
Le fast-food, un symbole de réussite pour Tharp
Pour Ja’Kobe Tharp, la consommation de fast-food avant une compétition est devenue bien plus qu’une simple habitude. C’est un marqueur de succès, presque une superstition. « Quand je gagne, je me dis que c’est grâce à ce menu. Quand je perds, c’est parce que je n’ai pas respecté ma routine », confie-t-il. Cette logique, bien que peu conventionnelle, illustre l’importance accordée par l’athlète à la dimension mentale de la compétition. Les psychologues du sport soulignent d’ailleurs que la confiance en soi et les rituels jouent un rôle clé dans la performance des sportifs de haut niveau.
Côté McDonald’s, l’enseigne n’a pas tardé à réagir à cette publicité inattendue. Un porte-parole de la marque a déclaré à Ouest France que « chaque athlète a ses propres méthodes pour se préparer », ajoutant que l’entreprise ne modifiait pas ses recettes en fonction des routines des sportifs. Une chose est sûre : le record de Tharp a offert une visibilité inédite à la chaîne, bien au-delà des simples annonces publicitaires.
Cette histoire pose une question plus large : dans un sport où la préparation physique et mentale est analysée sous toutes les coutures, jusqu’où peut-on aller dans l’originalité des rituels ? Pour Tharp, la réponse est claire : tant que cela fonctionne, pourquoi changer ? Une philosophie qui, en définitive, rappelle que le sport reste avant tout une question de croyances personnelles, au même titre que la technique ou la tactique.
Non. D’autres sportifs ont des habitudes alimentaires ou rituels tout aussi atypiques. Par exemple, le tennisman Rafael Nadal mange toujours la même marque de barres énergétiques avant chaque match, et le footballeur Lionel Messi avait pour habitude de serrer la main du juge de touche avant d’entrer sur le terrain. Chaque athlète développe ses propres superstitions, souvent liées à des expériences passées.