Les 61e assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) se sont officiellement achevées hier, vendredi 29 mai 2026, dans la capitale congolaise, Brazzaville. Selon RFI, l’institution financière panafricaine a profité de cette dernière journée pour lancer un appel pressant aux États membres, les invitant à accélérer la transformation locale de leurs matières premières afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le continent et de favoriser son industrialisation.
Cette rencontre, qui s’est tenue sur trois jours, a réuni des représentants de haut niveau des 54 pays membres de la BAD, ainsi que des partenaires internationaux et des acteurs du secteur privé. Comme le rapporte RFI, l’accent a été mis sur la nécessité de réduire la dépendance aux exportations brutes de matières premières, jugées insuffisantes pour assurer une croissance économique durable et inclusive. « L’Afrique dispose d’un potentiel énorme, mais il faut désormais passer de l’extraction à la transformation », a souligné un responsable de l’institution lors de la clôture.
Ce qu'il faut retenir
- 61e assemblées annuelles de la BAD closes le 29 mai 2026 à Brazzaville.
- L’institution appelle les États africains à accélérer la transformation locale des matières premières pour créer de la valeur ajoutée.
- Objectif : favoriser l’industrialisation du continent et réduire la dépendance aux exportations brutes.
- Rencontre réunissant 54 pays membres et partenaires internationaux.
Une édition placée sous le signe de la souveraineté économique
Les discussions lors de ces assemblées ont tourné autour de plusieurs enjeux clés, notamment la réduction des flux financiers illicites et le renforcement des capacités industrielles locales. Selon RFI, la BAD a mis en avant des exemples de succès dans certains pays, où la transformation sur place des ressources naturelles a permis de booster l’emploi et les revenus. « Le modèle de développement africain ne peut plus se contenter d’être un fournisseur de matières premières », a déclaré un expert en économie africaine présent à Brazzaville.
Les participants ont également évoqué les financements innovants nécessaires pour soutenir cette transition, avec un accent particulier sur les partenariats public-privé. La Banque a rappelé que plus de 70 % des échanges commerciaux africains concernent encore des produits non transformés, une situation qui limite la création de richesse sur le continent. « Il est temps d’inverser cette tendance », a insisté un représentant de la BAD lors d’une conférence de presse.
Brazzaville, ville hôte d’un événement à forte portée symbolique
Le choix de Brazzaville pour accueillir ces assemblées n’est pas anodin. La capitale congolaise, située sur la rive droite du fleuve Congo, est un carrefour économique en Afrique centrale. Selon RFI, le gouvernement congolais a réaffirmé son engagement à soutenir les initiatives visant à renforcer l’industrie locale, notamment dans les secteurs minier et agricole. « Ces assemblées sont une opportunité pour montrer que l’Afrique peut compter sur ses propres ressources », a déclaré un ministre congolais lors de l’ouverture.
Les débats ont aussi porté sur les infrastructures nécessaires pour faciliter cette transformation, avec des discussions sur les investissements dans les énergies renouvelables et les transports. « Sans une amélioration des infrastructures, il sera difficile de rendre l’industrie africaine compétitive », a souligné un participant lors d’un atelier thématique.
Ces assemblées annuelles auront également servi de cadre pour lancer des initiatives bilatérales entre plusieurs États africains, avec pour ambition de créer des chaînes de valeur régionales. La prochaine édition, prévue en 2027, pourrait ainsi s’appuyer sur les résultats concrets enregistrés d’ici là, notamment en matière de création d’emplois industriels.
Selon les discussions rapportées par RFI, les secteurs prioritaires incluent l’agroalimentaire, les mines et métaux, le textile, ainsi que les énergies renouvelables. L’accent est mis sur la transformation locale pour réduire les exportations de matières brutes et augmenter la valeur ajoutée sur place.