La FIFA vient de sceller un partenariat stratégique avec le fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF), désormais classé « Supporter officiel » de la Coupe du Monde 2026 qui s’ouvre dans moins d’un mois, selon RMC Sport. Un accord qui s’inscrit dans une relation déjà étroite entre l’instance dirigeante du football et le Royaume, alors que l’Arabie Saoudite prépare activement l’organisation du Mondial 2034.

« Le PIF et la FIFA ont annoncé que le PIF serait un Supporter officiel de la Coupe du Monde de la FIFA pour l’Amérique du Nord et l’Asie », précise le communiqué officiel de la FIFA. Cet engagement survient à quelques jours du coup d’envoi de la compétition, prévue le 11 juin prochain au Mexique, avant de s’étendre aux États-Unis et au Canada. L’instance n’a cependant pas communiqué le montant financier de cet accord, se contentant de saluer une collaboration « historique ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le PIF devient « Supporter officiel » de la Coupe du Monde 2026, selon un communiqué de la FIFA rapporté par RMC Sport.
  • La compétition débutera le 11 juin 2026 au Mexique, avant de se poursuivre aux États-Unis et au Canada.
  • Cet accord s’inscrit dans une stratégie d’expansion du PIF dans le sport, alors que l’Arabie Saoudite prépare le Mondial 2034.
  • Le PIF, présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, gère plus de 900 milliards de dollars d’actifs et est le quatrième plus grand fonds souverain au monde.
  • Un milliard de dollars (860 millions d’euros) a déjà été engagé par l’Arabie Saoudite pour financer des stades dans le cadre de partenariats antérieurs avec la FIFA.

Un partenariat au service du développement du football

Au-delà de l’aspect financier, cet accord vise à « stimuler le développement du football à tous les niveaux, de la base à l’élite », indique la FIFA. Romy Gai, directeur des Affaires commerciales de l’instance, a souligné dans un communiqué : « Nous sommes ravis que le PIF soit l’un des Supporters de la compétition pour cette Coupe du Monde de la FIFA. Nous nous réjouissons de proposer ensemble une compétition historique qui fera rêver les supporters du monde entier. »

Selon la FIFA, ce partenariat devrait également « ouvrir de nouvelles perspectives, encourager l’innovation et mobiliser les jeunes, afin de permettre à des millions d’entre eux de jouer au football ». Une ambition alignée sur les priorités affichées par le PIF, qui mise sur le sport pour diversifier l’économie saoudienne et renforcer son soft power à l’international.

Le PIF, un acteur majeur dans le football mondial

Le Public Investment Fund (PIF) n’en est pas à son premier investissement dans le sport. Présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, ce fonds souverain, doté de plus de 900 milliards de dollars d’actifs, se positionne comme le quatrième plus grand fonds d’investissement étatique au monde. Son engagement dans le football s’inscrit dans une logique de diversification économique pour le Royaume, alors que le pays mise sur le sport pour moderniser son image.

Mohammed AlSayyad, chef de la marque PIF, a d’ailleurs rappelé dans un communiqué : « Le PIF poursuit son expansion mondiale dans le domaine du sport – et le football est au cœur de cette croissance. Ce partenariat s’appuie sur notre relation existante avec la FIFA, débutée lors de la Coupe du Monde des Clubs tenue l’an dernier. » Il a également mentionné l’implication de plusieurs entités du PIF, dont Savvy Games Group (spécialisé dans les jeux vidéo et l’eSport) et Qiddiya City, future ville dédiée au divertissement, au sport et à la culture en Arabie Saoudite.

Un milliard de dollars déjà investis dans les infrastructures

L’Arabie Saoudite a déjà marqué les esprits en novembre 2025 en signant un partenariat de un milliard de dollars (environ 860 millions d’euros) avec la FIFA. Cet accord prévoyait le financement de la construction et de la réhabilitation de stades à travers le monde, en amont de l’organisation du Mondial 2034. Une somme qui illustre l’ambition du Royaume de s’imposer comme une puissance majeure du football mondial, bien au-delà de ses frontières.

Cette stratégie s’accompagne d’une volonté de développement du football local, avec des projets comme la création de ligues professionnelles ou l’accueil d’événements internationaux. Pour la FIFA, ces collaborations avec le PIF représentent une opportunité de renforcer son influence financière, alors que l’instance cherche à maximiser les retombées économiques de ses compétitions majeures.

« Le partenariat avec le PIF contribuera au développement du football partout dans le monde, en ouvrant de nouvelles perspectives, en encourageant l’innovation et en mobilisant les jeunes, afin de permettre à des millions d’entre eux de jouer au football et de profiter de ses nombreux bienfaits. »
Romy Gai, directeur des Affaires commerciales de la FIFA

Et maintenant ?

Si l’impact financier de cet accord reste confidentiel, son importance stratégique est indéniable. D’ici quelques semaines, la Coupe du Monde 2026 servira de vitrine à cette collaboration, alors que l’Arabie Saoudite se prépare activement à organiser le Mondial 2034. Les observateurs s’interrogent désormais sur l’évolution de cette relation, notamment après les critiques adressées au Royaume sur les questions de droits humains. La FIFA pourrait être invitée à se prononcer sur ces sujets, comme l’a évoqué RMC Sport dans ses récents articles.

Une chose est sûre : avec un fonds souverain aussi puissant que le PIF, le football mondial entre dans une nouvelle ère, où les partenariats économiques et sportifs se mêlent étroitement. Reste à voir comment ces dynamiques influenceront l’avenir de la discipline, tant sur le plan sportif que géopolitique.

Le PIF n’est pas un organisateur direct de l’événement, mais il devient un « Supporter officiel » de la compétition. Cela signifie qu’il bénéficiera d’une visibilité accrue lors du Mondial et contribuera à son financement, bien que le montant exact de l’accord n’ait pas été révélé. Son rôle s’inscrit davantage dans une stratégie globale de développement du football et de promotion de l’image de l’Arabie Saoudite, selon les déclarations de la FIFA.

Aucune décision définitive n’a encore été prise, mais l’Arabie Saoudite est le seul candidat en lice après le retrait des autres nations ayant initialement manifesté leur intérêt. La FIFA devra valider l’organisation du Mondial 2034 lors de son congrès, probablement d’ici fin 2026. Des enquêtes pourraient être menées sur les conditions d’organisation, notamment en matière de droits humains, comme l’a souligné RMC Sport.