Ce qu'il faut retenir

  • La taxe sur les petits colis mise en place en France depuis le 1er mars 2026 a été contournée par les grandes plateformes de vente en ligne.
  • Les entreprises françaises de logistique affichent une perte potentielle de 500 à 1 000 emplois.
  • L'Union européenne prévoit de mettre en place une taxe similaire en 2026.

Une taxe qui n'a pas convaincu

La taxe sur les petits colis, mise en place en France depuis le 1er mars 2026, a été considérée par le gouvernement comme un outil de freinage du flux des petits colis en provenance de Chine. Cependant, les grandes plateformes de vente en ligne ont trouvé la parade en envoyant les petits paquets dans des hubs hébergés par d'autres pays européens, puis en les acheminant jusqu'en France par la route.

« Dans le respect du droit de l'Union européenne, une fois les marchandises légalement importées et mises en libre circulation, elles peuvent circuler au sein de l'Union européenne », a rappelé Shein, interrogé par l'AFP.

Les entreprises françaises touchées

Aéroports de Paris a dénombré « une cinquantaine de vols cargo hebdomadaires (qui) ne se posent plus à Paris-Charles de Gaulle » depuis l'instauration de cette nouvelle taxe. L'aéroport de Liège, en Belgique, a confirmé que « quelques avions en plus (depuis l'instauration de la taxe française), la même mécanique que lors de la mise en œuvre d'une taxe similaire en Italie au début de l'année ».

L'impact économique

L'Union des entreprises transport et logistique de France a chiffré entre 500 et 1 000 la perte d'emplois « d'ici l'été » si cette taxe n'est pas suspendue. Cette organisation professionnelle alerte également sur le préjudice subi par une partie des PME françaises qui exportaient vers la Chine leurs produits via ces avions-cargos qui délaissent désormais les pistes de la capitale.

Et maintenant ?

La taxe sur les petits colis sera maintenue, selon le gouvernement français, qui espère que cette mesure incitera les grandes plateformes de vente en ligne à « changer de modèle » et à utiliser des entrepôts dans l'UE pour leurs commandes plutôt que d'envoyer de tout petits colis épars directement aux consommateurs.

La France sera bientôt rejoints par l'Union européenne, qui prévoit de mettre en place une taxe similaire en 2026. Cela reste à voir si cette mesure permettra de freiner le flux des petits colis et de protéger les entreprises françaises de logistique.