La Lancia Gamma, second modèle électrique de la marque depuis sa renaissance sous l’ère Stellantis, est officiellement dévoilée ce mardi 26 mai 2026. Selon Numerama, ce SUV se positionne comme le cousin technique du nouveau DS N°7 et du Peugeot 3008, tout en affichant une autonomie pouvant atteindre 740 km en version 100 % électrique. Un lancement qui marque une nouvelle étape pour le constructeur italien, deux ans après le retour de la Ypsilon en 2024.

Ce qu'il faut retenir

  • La Lancia Gamma est le deuxième modèle de la marque depuis son retour sous Stellantis, après la Ypsilon dévoilée en 2024.
  • Ce SUV électrique partage sa plateforme avec le DS N°7 et le Peugeot 3008, tout en promettant jusqu’à 740 km d’autonomie en version 100 % électrique.
  • Trois motorisations électriques sont proposées : 230 ch ou 245 ch en propulsion, et 375 ch en transmission intégrale, avec des autonomies respectives de 540 km, 740 km et 675 km.
  • Les commandes sont attendues « après l’été 2026 », sans que les prix n’aient encore été communiqués.
  • Ce modèle reprend le nom d’un ancien vaisseau amiral de Lancia dans les années 1970, mais adopte une silhouette de coupé-SUV moderne.

Un nom chargé d’histoire, mais une silhouette résolument actuelle

Le choix du nom Gamma par Lancia n’est pas anodin : il renvoie à l’un des modèles phares de la marque italienne dans les années 1970. Pourtant, comme le rappelle Numerama, la nouvelle venue s’éloigne de la berline de l’époque pour embrasser la tendance des SUV. La Gamma 2026 se présente ainsi comme un coupé-SUV, avec des traits distinctifs qui rappellent ses cousins du groupe Stellantis.

À l’extérieur, la ressemblance avec le Peugeot 3008 est frappante : même silhouette, mêmes « oreilles de chat » à l’arrière, et des passages de roues quasi identiques. Les portes, en revanche, semblent directement inspirées du DS N°7. Seules les signatures lumineuses avant et arrière, en forme de « T », apportent une touche propre à Lancia. Un détail qui, pour les observateurs, ne suffit pas à donner une identité visuelle forte à ce modèle, selon Numerama.

Un habitacle rationalisé, loin de l’image premium attendue

L’intérieur de la Gamma confirme une tendance déjà observée chez certains constructeurs du groupe Stellantis : une rationalisation poussée au détriment de l’identité de marque. Numerama souligne que la nouvelle venue perd toute personnalité distincte, au profit d’un design épuré et générique. Les matériaux et finitions, bien que soignés, ne tranchent pas avec ceux des modèles concurrents.

Cette approche, déjà visible sur d’autres modèles du groupe, s’explique par des impératifs de coûts et de mutualisation des plateformes. Pourtant, pour une marque comme Lancia, dont l’image repose historiquement sur le luxe et l’exclusivité, ce choix pourrait décevoir une partie de la clientèle. Reste à voir si les futures versions hybrides ou haut de gamme parviendront à se démarquer.

Une gamme électrique ambitieuse, mais des prix encore inconnus

Côté motorisations, la Lancia Gamma mise sur une offre variée, adaptée à différents besoins. Comme le précise Numerama, le modèle repose sur la plateforme multiénergies STLA Medium, commune à plusieurs véhicules du groupe Stellantis. Trois motorisations électriques sont proposées :

  • 230 ch ou 245 ch en propulsion arrière, avec une autonomie WLTP de 540 km et 740 km respectivement.
  • 375 ch en transmission intégrale, pour une autonomie de 675 km.

La Gamma sera également disponible en version hybride, bien que les détails techniques concernant cette déclinaison n’aient pas encore été communiqués. Les prix et les options de personnalisation devraient être révélés lors de l’ouverture des commandes, prévue « après l’été 2026 », a indiqué Lancia. Une annonce qui laisse planer un certain suspense sur le positionnement tarifaire de ce modèle.

Et maintenant ?

La commercialisation de la Lancia Gamma pourrait marquer un tournant pour la marque italienne, qui tente de se repositionner sur le segment premium après des années d’absence. Pour l’heure, plusieurs questions restent en suspens : les prix seront-ils compétitifs face à des rivaux comme le Tesla Model Y ou l’Audi Q4 e-tron ? Lancia parviendra-t-elle à retrouver son identité visuelle et à séduire une clientèle en quête d’exclusivité ? Les prochains mois devraient apporter des réponses, alors que les commandes sont attendues d’ici la fin de l’année 2026.

Ce lancement s’inscrit dans une stratégie plus large de Stellantis, qui mise sur l’électrification et la mutualisation des plateformes pour rationaliser ses coûts. Avec la Gamma, Lancia rejoint ainsi le club des constructeurs européens engagés dans la transition énergétique, tout en tentant de concilier héritage et modernité. Une équation délicate, dont l’équilibre dépendra en grande partie des choix techniques et marketing à venir.

Le nom Gamma fait référence à un modèle emblématique de Lancia dans les années 1970, considéré comme un vaisseau amiral pour la marque italienne. Ce choix s’inscrit dans une démarche de réhabilitation de l’héritage historique de Lancia, tout en modernisant son image avec un SUV électrique. Selon Numerama, cette référence permet à la fois de capitaliser sur la notoriété passée et de marquer une rupture avec les décennies d’absence du constructeur.

La Lancia Gamma repose sur la plateforme STLA Medium, développée par Stellantis. Cette plateforme multiénergies est partagée avec d’autres modèles du groupe, comme le DS N°7 et le Peugeot 3008. Elle permet une grande modularité, notamment pour les versions électriques et hybrides. Cette mutualisation vise à réduire les coûts de développement et à accélérer la transition vers l’électrification.