Le lauréat du prix du meilleur jeune économiste 2026, Adrien Bilal, a souligné sur le plateau de BFM Business que les coûts des bouleversements climatiques ont été largement sous-estimés, impactant significativement l'économie mondiale.
Ce qu'il faut retenir
- Adrien Bilal estime qu'un réchauffement de 1°C réduit le PIB mondial de 20% à long terme.
- Le coût social du carbone est évalué à 1.200 dollars la tonne.
- Le changement climatique pourrait coûter jusqu'à 50% du PIB mondial d'ici 2100.
Des bouleversements économiques majeurs anticipés
Adrien Bilal a mis en lumière l'impact économique du changement climatique, soulignant que les conséquences pourraient être bien plus importantes que prévu. Selon ses travaux avec Diego Känizig, un réchauffement de 1°C pourrait entraîner une diminution de 20% du PIB mondial à long terme. De plus, le coût social du carbone est estimé à 1.200 dollars la tonne, soulignant l'urgence d'agir face à ces enjeux.
La nécessité d'une action résolue
Adrien Bilal a également insisté sur la nécessité pour l'Union européenne de poursuivre ses efforts de décarbonation, malgré sa position vertueuse actuelle. Il estime qu'une décarbonation d'environ 70% de l'activité économique européenne limiterait les impacts négatifs du changement climatique sur l'économie. L'économiste souligne que ces actions sont cruciales à long terme, indépendamment des mesures prises par les pays voisins.
Vers une transition vers des énergies plus propres
Interrogé sur la hausse des prix du carburant, Adrien Bilal préconise une stratégie globale axée sur l'électrification de la flotte des véhicules et des secteurs clés de l'économie. Il met en avant l'avantage de la France en matière d'électricité décarbonée, offrant ainsi des opportunités pour une transition vers des énergies plus propres.
