Le déficit public français a connu une baisse, passant de 5,4% à 5,1% du PIB, selon les dernières données officielles. Cette diminution de 0,3% par rapport aux prévisions précédentes a été saluée par le gouvernement, mais suscite des réserves de la part de certains experts, dont Agnès Verdier-Molinié.
Ce qu'il faut retenir
- Le déficit public français s'établit à 5,1% du PIB, en baisse par rapport aux prévisions antérieures.
- Agnès Verdier-Molinié souligne les limites de cette réduction, mettant en avant une hausse des prélèvements obligatoires.
- La dette publique reste élevée, atteignant 115,6% du PIB en 2025.
Réduction du déficit public et hausse des impôts
Initialement estimé à 5,4%, le déficit public français a finalement été revu à la baisse, se fixant à 5,1% du PIB. Cette amélioration s'explique en grande partie par une augmentation des recettes, ce qui a été accueilli favorablement par le ministère de l'Économie et des Finances. Cependant, Agnès Verdier-Molinié, présidente de la fondation iFRAP, tempère cette annonce en mettant en garde contre une vision trop optimiste de la situation.
Une analyse critique d'Agnès Verdier-Molinié
En dépit de cette réduction du déficit, Agnès Verdier-Molinié émet des réserves quant à la réalité de cette amélioration. Selon elle, la France affiche toujours un déficit public de 152 milliards d'euros, contre 156 milliards prévus. Elle souligne que ces chiffres sont en trompe-l'œil, car le déficit initial visé était de 4,6% du PIB.
Selon l'économiste, la France dépense plus de 57% de ses ressources nationales en dépenses publiques, contre une moyenne de 48% pour la zone euro, hors France.
De plus, Agnès Verdier-Molinié met en lumière une hausse des prélèvements obligatoires, passant de 42,8% à 43,8%, ce qui ne prend pas en compte les cotisations de l'État pour les retraites des agents publics, représentant une somme importante de 67 milliards d'euros en 2025. Elle souligne également que les opérateurs de l'État, les collectivités locales et la Sécurité sociale affichent tous un déficit financier.
Une situation préoccupante
Le constat dressé par Agnès Verdier-Molinié est alarmant, car toutes les administrations publiques françaises ont clôturé l'année 2025 en déficit, une situation rare depuis 1945. Cette tendance inquiétante révèle un déséquilibre structurel dans la gestion des finances publiques, avec des dépenses en constante augmentation.
