Selon Le Figaro, Jérôme Guedj, candidat déclaré à la présidentielle, ne ferme pas la porte à une «sous-indexation» des retraites, envisagée par le gouvernement pour le prochain budget. Cependant, le député socialiste réclame dans une tribune à l'Opinion d'autres «efforts» ciblant notamment les héritages et les «niches sociales». Les retraités «ne doivent pas être un tabou» pour redresser les comptes de la Sécurité sociale, écrit l'élu de l'Essonne.

Comme chaque année, Bercy songe à sous-revaloriser les pensions les plus élevées (normalement alignées sur l'inflation) pour freiner les dépenses de retraite. «C'est une manière efficace de faire des économies», disait fin juillet le ministre de l'Économie Roland Lescure, tandis que son collègue des Comptes publics David Amiel souhaitait un «débat sur les indexations automatiques (et) indifférenciées». Pour «sauver la Sécu» (dont le déficit devrait encore dépasser 20 milliards d'euros cette année), Jérôme Guedj plaide pour un «cocktail de mesures», avec un «effort partagé équitablement» entre plusieurs catégories.

Ce qu'il faut retenir

  • Jérôme Guedj est ouvert à une sous-indexation des retraites, à certaines conditions.
  • Il réclame des efforts ciblant les héritages et les «niches sociales».
  • Les retraités ne doivent pas être un tabou pour redresser les comptes de la Sécurité sociale.

Les propositions de Jérôme Guedj

Seraient ainsi visés les entreprises (exonérations de cotisations, niches sociales), les «détenteurs de patrimoine» (CSG sur les revenus du capital, taxation des héritages «les plus importants») et les «géants de l'intelligence artificielle» via une nouvelle «contribution sur la “valeur ajoutée technologique”». Dans ce cadre, les retraités seraient eux aussi mis à contribution, non seulement par une «désindexation», mais aussi par une hausse de CSG afin que les pensions les plus élevées soient taxées au même niveau que les salariés.

Le contexte

Conscient du «risque électoral» de ses propositions, le député socialiste suggère que les «marges de manœuvre» ainsi dégagées ne servent pas «seulement à réduire le déficit mais aussi à financer l'accompagnement du grand âge» à travers la branche autonomie de la Sécu. La piste d'une «désindexation partielle des retraites au-delà d'un seuil arbitraire» est «la pire des manières d'appréhender un débat pourtant vital», ajoute ce spécialiste des questions sociales.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l'issue de ce débat. Le gouvernement devra prendre des décisions difficiles pour réduire le déficit de la Sécurité sociale, tout en essayant de préserver les acquis sociaux. Les Français devront être vigilants et participer au débat pour défendre leurs intérêts.

En conclusion, la proposition de Jérôme Guedj de sous-indexer les retraites, à certaines conditions, est un élément à prendre en compte dans le débat sur la réforme des retraites. Il est essentiel de considérer les implications de ces mesures et de trouver un équilibre entre la nécessité de réduire le déficit et la protection des acquis sociaux.