Selon Franceinfo - Sciences, les animaux communiquent presque tous au même tempo, qu'il s'agisse de signaux lumineux, de sons ou de gestes. Les chercheurs américains ont mis en évidence un rythme universel dans la communication animale, avec une fréquence de 2 hertz, soit deux battements par seconde.
C'est en observant des lucioles clignoter au son des grillons, dans la jungle de Thaïlande, que le chercheur Guy Amichay a eu une révélation étonnante. Les lucioles clignotaient au même rythme que le chant des grillons, bien que les deux espèces ne communiquent pas entre elles. Cette découverte a conduit les chercheurs à analyser des enregistrements d'autres animaux utilisant des signaux rythmiques pour communiquer, tels que les cigales, les grenouilles, les baleines et les insectes.
Ce qu'il faut retenir
- Les animaux communiquent presque tous au même tempo, avec une fréquence de 2 hertz.
- Les signaux de l'immense majorité du règne animal battent tous à la même fréquence.
- Le tempo le plus courant des tubes populaires, 120 BPM, correspond à ce tempo de deux battements par seconde.
Le fonctionnement du cerveau
Les scientifiques ont démontré que 2 hertz correspondent à la fréquence optimale pour que les neurones puissent traiter les données. En modélisant les neurones d'un cerveau animal et en les exposant à différentes fréquences de signaux, ils ont constaté que les signaux deviennent plus difficiles à décoder au-delà de 2 hertz et perdent en efficacité en dessous.
Cette découverte sera bientôt approfondie par de nouvelles études sur les rythmes de traitement cérébral. Il s'agit d'un champ d'étude prometteur pour mieux comprendre comment la physique de l'information a façonné le fonctionnement du vivant, avec des applications en biologie, en médecine, mais aussi dans les télécommunications, l'art ou encore la musique.
Les implications
Les implications de cette découverte sont nombreuses et variées. Elle pourrait nous aider à mieux comprendre comment les animaux communiquent entre eux et comment nous pouvons améliorer notre propre communication. Elle pourrait également avoir des applications en médecine, en nous permettant de mieux comprendre comment le cerveau traite les informations et comment nous pouvons améliorer nos capacités cognitives.
En conclusion, la découverte d'un rythme universel dans la communication animale est une avancée importante pour notre compréhension de la biologie et de la physique de l'information. Elle nous offre de nouvelles perspectives pour améliorer notre communication et pour mieux comprendre le fonctionnement du vivant.