L’attaque de requin qui a coûté la vie à un jeune Américain le 23 juin 2026 a relancé les débats sur la dangerosité de ces prédateurs marins. Pourtant, comme le rappelle Ouest France, ces événements restent exceptionnels comparés aux risques quotidiens posés par d’autres espèces animales.

Ce qu'il faut retenir

  • Les **moustiques** causent environ **725 000 morts par an**, principalement via les maladies qu’ils transmettent.
  • Les **serpents venimeux** sont responsables d’environ **138 000 décès annuels**, selon l’OMS.
  • Les **chiens** tuent **59 000 personnes chaque année**, principalement en transmettant la rage.
  • Les **humains eux-mêmes** figurent parmi les espèces les plus dangereuses, avec près de **475 000 homicides annuels**.
  • Les **hippopotames**, bien que moins médiatisés, provoquent environ **500 morts par an** en Afrique.

Chaque année, des attaques de requins alimentent l’imaginaire collectif et nourrissent une réputation exagérée de prédateur pour l’homme. Pourtant, **Ouest France** souligne que ces incidents restent rares : en 2025, seulement **12 morts** ont été recensés dans le monde suite à des attaques de squales. Les statistiques montrent que le requin n’apparaît même pas dans le top cinq des animaux les plus meurtriers pour l’humanité, loin derrière d’autres espèces bien plus dangereuses.

Selon les données compilées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les **moustiques** arrivent largement en tête du classement. Porteurs de maladies comme le paludisme, la dengue ou la fièvre jaune, ils causent environ **725 000 décès chaque année**, principalement dans les régions tropicales et subtropicales. Viennent ensuite les **serpents venimeux**, responsables d’environ **138 000 morts annuelles**, principalement en Asie et en Afrique subsaharienne.

Autre surprise : **les chiens**, bien que souvent perçus comme des animaux de compagnie inoffensifs, figurent en troisième position. Leur dangerosité provient principalement de la transmission de la rage, qui tue environ **59 000 personnes par an**, majoritairement en Inde et en Afrique. Les humains eux-mêmes représentent une menace bien plus grande : avec près de **475 000 homicides enregistrés annuellement** à l’échelle mondiale, ils se classent juste derrière les moustiques. Cette statistique inclut les conflits armés, les violences urbaines et les accidents mortels.

Parmi les autres animaux redoutables, les **hippopotames** occupent une place inattendue. En Afrique, où ils sont endémiques, ces animaux sont responsables d’environ **500 décès par an**, notamment lors de rencontres violentes avec des pêcheurs ou des riverains. Leur agressivité et leur force physique en font l’une des espèces les plus meurtrières du continent. Enfin, les **escargots d’eau douce**, vecteurs de la bilharziose, causent entre **28 000 et 200 000 morts chaque année**, selon les estimations.

Pour **Ouest France**, ces chiffres rappellent que la peur des requins, souvent amplifiée par les médias, ne correspond pas à la réalité des risques sanitaires. «

Les attaques de requins font les gros titres, mais la réalité est bien plus nuancée. Les moustiques, les serpents et même nos propres congénères tuent bien plus d’humains chaque année que tous les océans ne comptent de squales meurtriers
», a souligné un spécialiste cité par le quotidien.

Et maintenant ?

Les experts s’accordent sur un point : une meilleure sensibilisation aux risques réels pourrait permettre de réduire les décès liés à ces animaux. En Afrique et en Asie, des programmes de vaccination contre la rage ou de distribution de moustiquaires imprégnées ont déjà démontré leur efficacité. Reste à voir si ces initiatives s’étendront à l’échelle mondiale d’ici 2030, année butoir fixée par l’OMS pour éliminer certaines de ces menaces.

Quant aux attaques de requins, elles devraient continuer de faire l’objet de suivis scientifiques accrus, notamment pour comprendre les raisons des rares cas mortels. Des études récentes suggèrent que les changements climatiques pourraient modifier les comportements de ces animaux, une piste à explorer pour prévenir de futurs incidents.

Les attaques de requins, bien que statistiquement rares, suscitent une fascination morbide en raison de leur côté spectaculaire et imprévisible. Les médias amplifient souvent ces événements, car ils génèrent de l’audience et nourrissent des récits dramatiques. À l’inverse, les décès liés aux moustiques ou aux serpents, bien que bien plus nombreux, sont perçus comme des risques « naturels » et moins « cinématographiques ».