Le président Emmanuel Macron continue de porter ses lunettes d'aviateur aux verres miroirs bleutés, un modèle Pacific S01 de la marque jurassienne Henry Julien. Selon Capital, cette paire, apparue lors du Forum économique mondial de Davos le 20 janvier 2026, a suscité un vif intérêt médiatique. Le chef de l'État l'a arborée à nouveau lors de la réception du sultan d'Oman à l'Élysée, lundi 29 juin, aussi bien en extérieur qu'à l'intérieur des locaux présidentiels.

Ce qu'il faut retenir

  • Le modèle Pacific S01 de la marque Henry Julien, porté par Emmanuel Macron à Davos, est désormais en liquidation judiciaire depuis avril 2026.
  • L'Élysée a mis en vente ces lunettes sur sa boutique officielle au prix de 659 euros, sans confirmer ou infirmer un éventuel problème de vue du président.
  • Malgré un buzz médiatique important, la marque Henry Julien n'a pas pu surmonter ses difficultés financières.
  • La visibilité offerte par le président pourrait-elle sauver l'entreprise en liquidation ? Aucune confirmation n'a été apportée pour l'instant.
  • Emmanuel Macron a utilisé la formule « for sure » lors de son passage à Davos, toujours avec ses lunettes sur le nez.

Le choix de ces lunettes par le président français n'est pas anodin. Selon Ouest France, Macron en aurait eu besoin pour protéger ses yeux lors de son séjour à Davos, où les conditions d'ensoleillement pouvaient être intenses. Pourtant, son port récent lors d'un événement officiel à l'Élysée interroge. Capital relève que le président a de nouveau opté pour ce modèle, plus visible que d'autres options plus discrètes, alors même que la marque connaît de graves difficultés économiques.

La société Henry Julien, spécialisée dans la fabrication de lunettes haut de gamme, a été placée en liquidation judiciaire en avril 2026. Cette décision intervient malgré une hausse significative des commandes du modèle Pacific S01, porté par Macron. Capital précise que cette visibilité inattendue n'a pas suffi à redresser la barre pour l'entreprise jurassienne, qui n'a pu éviter la cessation d'activité.

L'Élysée a rapidement saisi l'opportunité commerciale. Dès l'apparition des lunettes à Davos, le site officiel de la présidence française a proposé à la vente ce modèle emblématique, au prix de 659 euros. Une initiative qui a permis de donner une visibilité supplémentaire à la marque, mais qui n'a pas eu d'impact suffisant pour éviter sa liquidation.

Un coup de projecteur médiatique, mais pas de sauvetage pour Henry Julien

Le passage d'Emmanuel Macron à Davos a transformé un simple accessoire en objet de curiosité internationale. La formule « for sure », prononcée par le président avec ses lunettes sur le nez, a marqué les esprits et alimenté les réseaux sociaux. Capital souligne que cette médiatisation a provoqué un afflux de commandes pour Henry Julien, au point que le site de l'entreprise a connu trois crashes successifs en quelques jours.

Pourtant, malgré ce regain d'intérêt et une hausse des ventes, la situation financière de la PME jurassienne est restée critique. Les recettes générées par cette publicité gratuite n'ont pas permis de combler les déficits accumulés. En avril 2026, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire d'Henry Julien, mettant fin à près d'un siècle d'histoire pour cette entreprise artisanale.

À l'heure actuelle, ni l'Élysée ni la direction d'Henry Julien n'ont communiqué sur une éventuelle volonté de soutien à la marque. Capital indique que les services du président n'ont ni confirmé un problème de vue, ni évoqué une aide quelconque en faveur de l'entreprise en difficulté. La question reste donc entière : ce coup de projecteur médiatique, aussi spectaculaire soit-il, suffira-t-il à sauver Henry Julien ?

Des lunettes emblématiques, mais un modèle économique en péril

Le modèle Pacific S01, créé par Henry Julien, s'inscrit dans la tradition des lunettes aviateur françaises, un savoir-faire reconnu dans le monde entier. La marque, basée dans le Jura, misait sur un positionnement haut de gamme, alliant qualité des verres et design rétro. Cependant, comme le souligne Capital, les défis économiques ont eu raison de cette entreprise centenaire.

Le secteur des lunettes de luxe n'est pas épargné par les difficultés. Entre la concurrence des géants du secteur et la hausse des coûts de production, les PME artisanales peinent à se maintenir. Henry Julien en est un exemple frappant : malgré une visibilité exceptionnelle grâce à un porteur médiatique de premier plan, l'entreprise n'a pu éviter la liquidation judiciaire.

L'affaire soulève une question plus large sur l'impact réel du « Macron effect » sur les marques françaises. Si le soutien d'une personnalité politique peut générer un buzz commercial, il ne constitue pas nécessairement un rempart contre les difficultés économiques structurelles. En l'absence de soutien financier ou politique explicite, le sort d'Henry Julien semble scellé.

Et maintenant ?

La liquidation judiciaire d'Henry Julien ouvre une période d'incertitude pour les quelque 25 salariés de l'entreprise, ainsi que pour les sous-traitants et fournisseurs. D'ici les prochaines semaines, un liquidateur judiciaire sera nommé pour évaluer les actifs de la société et procéder à la cession des stocks restants, si possible. Aucune date précise n'a été communiquée pour le début de ces opérations, mais les spécialistes s'attendent à une procédure rapide compte tenu de la situation critique.

Côté Élysée, aucune annonce n'a été faite concernant un éventuel soutien à la marque ou à ses salariés. La question d'un rachat par un groupe extérieur reste également en suspens, bien que les experts du secteur jugent cette hypothèse peu probable à court terme. Dans l'immédiat, la disparition d'Henry Julien marque la fin d'une époque pour le Jura et pour l'artisanat français des lunettes.

Emmanuel Macron, lui, continue de porter ses lunettes emblématiques. Que ce soit pour des raisons de santé ou par habitude, le président français a choisi de maintenir ce choix vestimentaire, malgré la chute de la marque qui les fabrique. Une situation qui, pour l'instant, reste sans solution.

Le président français n'a jamais officiellement confirmé la raison de son choix vestimentaire. Selon Ouest France, il aurait porté ces lunettes à Davos pour protéger ses yeux en raison d'un problème ophtalmique temporaire. Cependant, il les a de nouveau arborées lors d'un événement à l'Élysée fin juin, ce qui laisse penser qu'il s'agit d'un choix délibéré ou d'une préférence personnelle, indépendamment de la situation de la marque Henry Julien.