Selon Libération, la France comptait 1,5 million de jeunes « ni en emploi, ni en étude, ni en formation » en 2026. Un chiffre en constante augmentation, révélateur d’un échec des politiques publiques successives à intégrer cette frange de la population, malgré les réformes répétées et les dispositifs mis en place. Ce phénomène, désigné par l’acronyme NEET (Not in Education, Employment or Training), soulève des questions sur l’efficacité des mesures destinées à la jeunesse, mais aussi sur la confiance accordée à cette tranche d’âge.
Ce qu'il faut retenir
- En 2026, 1,5 million de jeunes Français sont classés dans la catégorie NEET, selon Libération.
- Ce chiffre marque une hausse continue du nombre de jeunes exclus du système éducatif, de l’emploi ou de la formation.
- Les réformes successives n’ont pas enrayé cette tendance, malgré les investissements publics et les dispositifs d’insertion.
- Le phénomène reflète un manque de confiance envers les jeunes et questionne l’adéquation des politiques publiques avec leurs besoins réels.
Un phénomène en augmentation malgré les réformes
Le nombre de NEET en France n’a cessé de croître ces dernières années, selon les données compilées par Libération. En 2026, ce chiffre atteint 1,5 million, soit une part significative de la population jeune. Ce constat intervient après des années de réformes du marché du travail, des dispositifs d’insertion professionnelle et des politiques éducatives censées faciliter l’accès à l’emploi ou à la formation pour les moins de 25 ans. Pourtant, malgré ces efforts, la situation reste préoccupante, comme le souligne Libération.
Les gouvernements successifs ont multiplié les initiatives : contrats d’apprentissage élargis, aides à l’embauche pour les jeunes, ou encore dispositifs de formation renforcée. Pourtant, les résultats peinent à se concrétiser. Les experts pointent du doigt un décalage entre les mesures proposées et les réalités du marché du travail, souvent marqué par des emplois précaires ou des secteurs en tension. Les NEET, souvent issus de milieux défavorisés, se retrouvent ainsi piégés dans un cycle de précarité et d’exclusion.
Un signe de défiance envers les jeunes et leurs perspectives
Pour Libération, l’augmentation du nombre de NEET reflète également un manque de confiance dans la jeunesse. Les responsables politiques et les employeurs semblent parfois percevoir les jeunes comme un « risque » plutôt que comme une opportunité, note le quotidien. Cette défiance se traduit par des politiques publiques parfois contradictoires, oscillant entre incitations financières et restrictions budgétaires, selon les gouvernements.
Les jeunes concernés, souvent issus de quartiers populaires ou de zones rurales, cumulent des obstacles : accès limité à la formation, manque de réseaux professionnels, ou encore discriminations à l’embauche. « On nous demande de nous former, mais les entreprises ne nous donnent pas leur chance », explique un jeune NEET interrogé par Libération. Ce témoignage illustre une réalité partagée par de nombreux jeunes exclus du système traditionnel.
Quelles solutions pour les années à venir ?
Face à ce constat, les associations et les syndicats appellent à une refonte des politiques publiques en faveur de l’insertion. Parmi les pistes évoquées : un accompagnement personnalisé dès le collège, des formations adaptées aux besoins des entreprises, ou encore des aides ciblées pour les jeunes des quartiers prioritaires. Libération rappelle que plusieurs rapports parlementaires ont déjà pointé du doigt l’inefficacité des dispositifs actuels, sans que des solutions concrètes ne soient mises en œuvre.
Certains économistes estiment que la solution passe aussi par une transformation structurelle de l’économie, avec la création d’emplois stables et mieux rémunérés. « Tant que les jeunes n’auront pas accès à des postes pérennes, le problème des NEET persistera », affirme un économiste cité par le quotidien. Cette analyse rejoint celle de plusieurs observateurs, qui soulignent l’importance de concilier croissance économique et inclusion sociale.
En attendant, les jeunes concernés continuent de chercher des solutions, souvent en dehors des cadres traditionnels. Certains se tournent vers l’entrepreneuriat, tandis que d’autres misent sur des formations en ligne ou des réseaux informels. Mais sans un accompagnement adapté, ces initiatives individuelles peinent à compenser les lacunes des politiques publiques.
D’après Libération, plusieurs facteurs expliquent cette hausse : un décalage entre les formations proposées et les besoins des entreprises, des emplois précaires qui ne permettent pas une insertion durable, et un manque de confiance des employeurs envers les jeunes. Les politiques publiques, bien que nombreuses, peinent à toucher les publics les plus éloignés de l’emploi.