Selon BFM Business, l'État étudie actuellement les candidatures suite à son appel d'offres pour la fabrication de 180 voitures et 27 locomotives qui viendront remplacer un matériel hors d'âge et fragile. L'objectif est de monter en gamme mais les ambitions pourraient se heurter à une réalité industrielle et réglementaire difficiles.
Ce qu'il faut retenir
- L'État recherche des candidatures pour la fabrication de 180 voitures et 27 locomotives.
- L'objectif est de monter en gamme pour les trains de nuit.
- L'appel d'offres couvre un matériel qui n'existe pas.
En 2025, un appel à candidatures a été publié par la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM) pour la fabrication de 180 voitures et 27 locomotives livrables en 2030. L'idée est de monter en gamme et de séduire de nouveaux opérateurs dans le cadre de l'ouverture à la concurrence. Cependant, pour la première fois, l'État n'entend pas acheter du matériel mais le louer à long terme.
Les Délais et les Contraintes
Les candidats loueurs devront se fournir auprès de fabricants et les investissements pour de nouveaux centres de maintenance seront importants, selon le gouvernement. Les offres finales pour l'un et l'autre lot arriveront durant l'été.
Cependant, certains professionnels se sentent dépassés par les délais et les contraintes de l'appel à candidatures. L'Allemand Railpool, par exemple, a renoncé à participer au concours en raison de la complexité de l'appel, des délais « intenables » et des pénalités trop élevées en cas de retard de livraison.
Les Problèmes Technique et de Budget
Les locomotives demandées devront être à propulsion bi-mode, diesel et électrique et le loueur devra s'occuper de la maintenance et des réparations. Cependant, Railpool a expliqué que les locomotives bi-mode sont 30% plus chères et qu'elles ne sont pas homologuées en France et en Europe pour le transport de voyageurs.
De plus, les géants comme Alstom ou Talgo n'en fabriquent plus de voitures-couchettes, considérant que c'est un marché de niche et à de longs délais de livraison. Obtenir du matériel neuf prend aujourd'hui plus de cinq ans.
En fin de compte, il est important de noter que l'État est déterminé à renouveler son parc de trains de nuit et à offrir des services de qualité à ses usagers. Cependant, cela nécessite un effort important de la part des professionnels du secteur et du gouvernement pour trouver des solutions innovantes et efficaces.
Cela est dû à des contraintes budgétaires et réglementaires.
Cela concerne notamment les locomotives bi-mode, la maintenance et les réparations, ainsi que les voitures-couchettes.