Depuis quelques années, l'utilisation des traitements hormonaux pour la ménopause a connu une évolution significative. Selon Franceinfo - Santé, ces traitements, qui visent à améliorer la vie des femmes en empêchant des effets à l'approche ou lors de la ménopause, ont vu leur utilisation diminuer de façon continue entre 2012 et 2022, avant d'augmenter entre 2022 et 2025.

Ces traitements, qui consistent en l'administration d'oestrogènes, souvent associés à des progestatifs, afin de compenser la diminution de leur production par l'organisme, ont fait l'objet de débats médicaux depuis la parution en 2002 d'une étude américaine très médiatisée qui pointait des risques accrus de cancers du sein et de problèmes cardiovasculaires.

Ce qu'il faut retenir

  • L'utilisation des traitements hormonaux pour la ménopause a diminué de façon continue entre 2012 et 2022, avant d'augmenter entre 2022 et 2025.
  • En 2025, près d'un demi-million de femmes étaient traitées par ces traitements hormonaux, soit 4,4% de celles âgées de 45 à 60 ans.
  • Les femmes qui recourent à ces traitements sont "socialement plus favorisées", recourent davantage aux soins en gynécologie et participent davantage aux dépistages des cancers.

Contexte et évolution

L'étude menée par des chercheurs d'Epi-Phare, organisme qui regroupe l'Agence du médicament (ANSM) et l'Assurance maladie, a montré que le taux de celles qui débutent un traitement chaque année est encore plus faible : 1,6% des femmes entre 45 et 60 ans.

Ces résultats sont nuancés par d'autres travaux, notamment une vaste étude danoise publiée en février, qui a montré qu'ils n'étaient pas associés à une hausse de la mortalité.

Recommandations et attentes

La Haute Autorité de santé a confirmé en 2025 l'intérêt de ces traitements dans la prévention de l'ostéoporose chez les femmes qui ont un risque élevé de fractures.

Des études complémentaires sur leurs bénéfices et leur sécurité "à court et long terme" sont attendues "à la fin de l'année", selon Franceinfo - Santé.

Et maintenant ?

Il est important de suivre les recommandations des autorités de santé et de prendre en compte les résultats des études complémentaires pour évaluer les bénéfices et les risques de ces traitements.

Les femmes qui envisagent de recourir à ces traitements devraient discuter avec leur médecin des avantages et des inconvénients potentiels, en fonction de leur situation individuelle et de leur historique médical.

En conclusion, l'utilisation des traitements hormonaux pour la ménopause est un sujet complexe qui nécessite une évaluation minutieuse des bénéfices et des risques.