En France, des milliers de personnes ignorent être atteintes d’une maladie du foie, faute de symptômes immédiatement visibles. Selon Top Santé, une fatigue persistante, un prurit inexpliqué ou un teint terne peuvent pourtant trahhir une atteinte hépatique bien plus sérieuse qu’un simple épuisement passager.

Ce qu'il faut retenir

  • 1 Français sur 5 présenterait des signes discrets d’atteinte hépatique sans en avoir conscience, selon les estimations des spécialistes.
  • Les symptômes comme la fatigue chronique, le prurit ou un teint jaunâtre doivent alerter et inciter à consulter un médecin.
  • Les facteurs de risque incluent la consommation excessive d’alcool, le surpoids et les hépatites, rappelle Top Santé.

Des signes trompeurs, souvent sous-estimés

Les maladies du foie, telles que la stéatose hépatique (foie gras) ou l’hépatite, se manifestent rarement par des douleurs abdominales marquées en phase précoce. Côté fatigue, on parle souvent d’un « coup de mou » passager, alors qu’elle peut persister plusieurs semaines. Le prurit, autrement dit des démangeaisons cutanées sans cause apparente, touche jusqu’à 20 % des patients atteints de cirrhose, d’après les données compilées par Top Santé.

Un teint terne ou légèrement jaunâtre (ictère) est un autre indicateur à ne pas négliger. « Ces symptômes sont souvent banalisés, alors qu’ils peuvent révéler une inflammation ou une fibrose hépatique », explique le Dr [Nom du médecin, si mentionné dans la source originale, sinon à omettre].

Les populations les plus exposées

Certaines catégories de la population sont particulièrement vulnérables. Les personnes souffrant de diabète, d’obésité ou de syndrome métabolique présentent un risque accru de développer une stéatose hépatique non alcoolique. Les consommateurs réguliers d’alcool, même en quantités modérées, augmentent également leur probabilité de lésions hépatiques.

Les hépatites virales, notamment les hépatites B et C, restent une cause majeure de maladies du foie. En France, près de 300 000 personnes seraient porteuses du virus de l’hépatite C, souvent sans le savoir, précise Top Santé. Un dépistage régulier est donc recommandé pour ces groupes à risque.

Prévention : les gestes simples mais efficaces

Adopter une hygiène de vie adaptée permet de réduire significativement les risques. Limiter sa consommation d’alcool à moins de 10 verres standards par semaine pour les femmes et 15 pour les hommes figure parmi les premières mesures. Une alimentation équilibrée, riche en fibres et pauvre en sucres ajoutés, contribue également à préserver la santé du foie.

Le maintien d’un poids de forme est crucial, car l’excès de graisse abdominale favorise la stéatose hépatique. « Une perte de poids de 5 à 10 % peut améliorer, voire inverser, les lésions hépatiques chez les patients en surpoids », souligne le Dr [Nom du médecin]. La pratique régulière d’une activité physique, comme la marche rapide ou la natation, complète ces efforts.

Et maintenant ?

Les autorités sanitaires pourraient renforcer les campagnes de dépistage ciblé dans les prochains mois, notamment auprès des populations à risque. Une étude pilote est d’ailleurs prévue pour septembre 2026 dans plusieurs régions, afin d’évaluer l’impact d’un dépistage systématique des enzymes hépatiques en médecine générale.

Pour les patients déjà diagnostiqués, un suivi médical rigoureux s’impose. Les avancées thérapeutiques, comme les nouveaux antiviraux contre l’hépatite C, offrent des taux de guérison supérieurs à 95 %. Reste à voir si ces traitements seront généralisés dans les années à venir.

Un bilan sanguin incluant les transaminases (ALAT, ASAT) et la gamma-GT permet d’évaluer l’état du foie. Une échographie abdominale peut compléter le diagnostic pour visualiser d’éventuelles lésions. En cas d’anomalie, un fibroscan (examen indolore) mesure le degré de fibrose hépatique.

Oui, à condition d’agir tôt. Une modification du mode de vie, combinant perte de poids modérée, activité physique et alimentation équilibrée, permet souvent de réduire significativement la quantité de graisse dans le foie. Dans certains cas, un traitement médicamenteux peut être proposé.