Ce mardi 16 juin 2026, Manuel Bompard, coordinateur national de La France Insoumise, s’est rendu à l’usine PSA de Poissy dans les Yvelines, aux côtés de Marine Tondelier, secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts. Leur venue visait à soutenir les salariés de l’établissement, dont la production automobile doit cesser d’ici 2028, selon Libération.
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de tensions accrues entre les syndicats et la direction de Stellantis, le groupe automobile propriétaire du site. Les élus insoumis et écologistes ont dénoncé, lors de leur déplacement, les méthodes employées par la direction pour gérer la transition industrielle. « Ces pratiques relèvent des méthodes de voyous », a fustigé Manuel Bompard devant les salariés, reprenant les termes employés par certains représentants du personnel.
Ce qu'il faut retenir
- L’usine PSA de Poissy, située dans les Yvelines, cessera sa production de voitures d’ici 2028.
- Manuel Bompard (LFI) et Marine Tondelier (EELV) se sont rendus sur place ce 16 juin 2026 pour soutenir les salariés.
- Les élus ont dénoncé les « méthodes de voyous » attribuées à la direction de Stellantis.
- La mobilisation s’inscrit dans un climat de tensions entre les syndicats et la direction du groupe automobile.
Un site industriel en pleine mutation
L’usine PSA de Poissy, historique et emblématique du secteur automobile français, est confrontée à une restructuration majeure. Selon les informations communiquées par la direction de Stellantis, la fermeture progressive de la production de véhicules est programmée pour 2028, une échéance confirmée par plusieurs sources internes. Ce calendrier intervient dans un contexte de transition vers des véhicules électriques et une réorganisation des sites industriels du groupe.
Pour les salariés, cette annonce suscite des inquiétudes quant à l’avenir de l’emploi local. « On nous parle de reconversion, mais sans garantie concrète », a réagi un représentant syndical, cité par Libération. La mobilisation des élus reflète cette préoccupation, alors que les discussions sur les alternatives industrielles restent floues.
Des critiques politiques envers Stellantis
Lors de leur intervention, Manuel Bompard et Marine Tondelier ont pointé du doigt la gestion de la transition par la direction de Stellantis. « Ce n’est pas une surprise : quand une entreprise comme Stellantis annonce des fermetures, elle le fait toujours au détriment des travailleurs », a déclaré Marine Tondelier. Elle a ajouté que « la priorité doit être donnée à la préservation des emplois et à la formation des salariés ».
Les élus ont également évoqué la nécessité d’un plan social « ambitieux et transparent », sans lequel la colère des salariés ne fera que s’amplifier. Ces déclarations s’inscrivent dans une stratégie politique visant à critiquer les choix industriels du groupe, accusé de privilégier la rentabilité à court terme au détriment des travailleurs.
« Ces pratiques relèvent des méthodes de voyous. On ne peut pas annoncer des fermetures sans accompagner les salariés. »
— Manuel Bompard, coordinateur national de La France Insoumise
Cette affaire illustre les défis auxquels sont confrontés les grands groupes industriels français dans un contexte de mutation vers une économie plus verte. Alors que les véhicules thermiques doivent être progressivement abandonnés, les sites de production doivent s’adapter – un processus qui, dans le cas de Poissy, s’annonce particulièrement douloureux pour les salariés.
La direction de Stellantis a annoncé la fin de la production de véhicules thermiques sur le site d’ici 2028, dans le cadre de sa stratégie de transition vers l’électrique. Cette décision s’inscrit dans un plan plus large de restructuration des sites industriels du groupe.