En Gironde, une auxiliaire de vie mène un combat quotidien pour la reconnaissance de son métier, à travers une pétition qui a déjà recueilli des milliers de signatures. Manuela Cabot Salar, aide à domicile depuis plus d’une décennie, incarne cette lutte pour une revalorisation salariale et sociale. Selon Libération, son engagement s’inscrit dans un contexte où les métiers du care peinent à obtenir la considération qu’ils méritent.
Ce qu'il faut retenir
- Manuela Cabot Salar est une auxiliaire de vie girondine en première ligne pour la revalorisation de son métier
- Elle a initié une pétition nationale pour alerter sur les conditions de travail et les salaires dans le secteur
- Les aides à domicile assurent un rôle pluriel, souvent invisible mais essentiel dans l’accompagnement des personnes âgées ou dépendantes
- Cette pétition vise à attirer l’attention des pouvoirs publics sur la précarité des professionnels du care
Un métier pluriel et des conditions de travail exigeantes
Manuela Cabot Salar exerce son métier avec une attention constante, comme des milliers d’auxiliaires de vie en France. Le quotidien de ces professionnels mêle soutien médical, accompagnement social et présence humaine, autant dire qu’il s’agit d’une mission exigeante, à la fois physique et émotionnelle. Selon Libération, les aides à domicile interviennent souvent auprès de personnes âgées ou en situation de handicap, dans des contextes où la solitude et la vulnérabilité sont omniprésentes.
Pourtant, malgré l’importance de leur rôle, les conditions de travail restent précaires. Les salaires sont bas, les horaires fragmentés, et la reconnaissance professionnelle souvent insuffisante. Manuela Cabot Salar a souhaité briser ce silence en lançant une pétition pour alerter sur ces enjeux. « On nous demande d’être des anges gardiens, mais on nous traite comme des prestataires de service », a-t-elle déclaré à Libération.
La pétition : un outil de mobilisation et de visibilité
Initiée en 2025, la pétition portée par Manuela Cabot Salar a rapidement pris de l’ampleur. En quelques mois, elle a recueilli plusieurs milliers de signatures, signe d’un mécontentement partagé par de nombreux professionnels du secteur. L’objectif ? Faire entendre la voix des aides à domicile et obtenir des améliorations concrètes : hausse des salaires, meilleure couverture sociale, et reconnaissance officielle du métier.
Pour elle, cette mobilisation est avant tout une question de dignité. « On ne demande pas la charité, on demande simplement à être traitées avec respect », a-t-elle précisé. Selon Libération, la pétition s’adresse aux pouvoirs publics, mais aussi à la société dans son ensemble, pour rappeler que ces métiers sont indispensables au maintien à domicile des personnes fragiles.
Un secteur en tension, mais des perspectives d’évolution
Le métier d’auxiliaire de vie est confronté à une tension structurelle : le vieillissement de la population et l’augmentation des besoins en accompagnement. Pourtant, les difficultés de recrutement et de rétention des professionnels persistent, en raison notamment des salaires peu attractifs. Manuela Cabot Salar rappelle que « sans nous, le système de santé s’effondrerait ». Un constat partagé par de nombreux acteurs du secteur.
Des initiatives locales et nationales tentent d’y répondre. En Gironde, comme dans d’autres départements, des associations et collectivités travaillent à améliorer les conditions de travail. Pour autant, les progrès restent inégaux et souvent insuffisants face à l’ampleur des besoins.
En attendant, Manuela Cabot Salar continue son travail sur le terrain, consciente que son combat dépasse le cadre d’une simple pétition. Elle espère que la société prendra enfin la mesure de l’importance des métiers du care, essentiels à la cohésion sociale.
La pétition demande notamment une revalorisation salariale pour les aides à domicile, une meilleure couverture sociale, et la reconnaissance officielle de leur métier comme un pilier du système de santé. Elle souligne aussi l’urgence de conditions de travail plus dignes, avec des horaires stables et une protection renforcée.