Le directeur de l’épreuve, Hugh Brasher, a annoncé jeudi 19 juin 2026 une révolution dans l’organisation du Marathon de Londres à partir de l’édition 2027 : les courses masculine et féminine se dérouleront désormais sur deux journées distinctes. Cette décision, justifiée par des impératifs financiers, marque un tournant dans l’histoire de l’une des plus prestigieuses compétitions d’athlétisme au monde, selon Ouest France.
Hugh Brasher, qui supervise la course depuis plusieurs années, a expliqué que cette scission permettra de « maximiser les revenus » liés aux droits télévisuels, aux partenariats et à la billetterie. Une stratégie ambitieuse pour un événement dont l’audience mondiale dépasse chaque année les centaines de millions de téléspectateurs. Autant dire que la compétition, déjà très suivie, devrait encore gagner en visibilité et en attractivité avec cette nouvelle formule.
Ce qu'il faut retenir
- Les épreuves masculine et féminine du Marathon de Londres 2027 seront organisées sur deux jours distincts, une première dans l’histoire de la course.
- Cette décision a été officialisée par Hugh Brasher, directeur de l’épreuve, qui évoque des raisons financières.
- La scission vise à « maximiser les revenus » liés aux droits TV, aux sponsors et à la billetterie.
- L’édition 2027 du Marathon de Londres marquera donc un changement historique pour une course créée en 1981.
Une course historique qui se réinvente
Depuis sa création en 1981, le Marathon de Londres est resté fidèle à un format immuable : une seule journée pour les deux épreuves phares, masculine et féminine. En 2027, cette tradition prendra fin. Hugh Brasher, fils du légendaire Chris Brasher — cofondateur de la course — a confirmé cette mutation lors d’une conférence de presse dédiée. « Nous avons étudié plusieurs options pour renforcer l’impact économique et médiatique de l’événement, a-t-il précisé. La séparation des épreuves sur deux jours est celle qui offre le meilleur potentiel. »
Cette annonce s’inscrit dans un contexte où les grands marathons mondiaux — New York, Berlin, Chicago — rivalisent pour attirer les meilleurs athlètes et capter l’attention des diffuseurs. Pour Londres, qui mise sur un parcours ultra-urbain et un plateau d’élite, cette réforme pourrait bien faire la différence. Bref, la capitale britannique compte bien confirmer son statut de capitale mondiale du running.
Quels bénéfices pour les organisateurs et les athlètes ?
Côté organisateurs, la séparation des épreuves présente plusieurs avantages. D’abord, elle permet de répartir la charge logistique sur deux journées, réduisant ainsi les contraintes pour les bénévoles et les services de sécurité. Ensuite, elle offre la possibilité de mettre en avant chaque épreuve de manière distincte, avec des cérémonies d’ouverture et des animations dédiées. Enfin, elle optimise la couverture médiatique : les chaînes de télévision pourront ainsi accorder une attention particulière à chaque course, augmentant potentiellement les revenus publicitaires.
Du côté des athlètes, cette nouvelle organisation ne devrait pas avoir d’impact majeur sur leur préparation. « Les marathoniens sont habitués à des formats variés, a rappelé Hugh Brasher. L’essentiel reste la qualité du parcours et l’accueil réservé par la ville. » Les records du monde pourraient même être menacés, à condition que les conditions météo — souvent capricieuses à Londres en avril — soient favorables.
Un pari risqué ou une évidence économique ?
Certains observateurs s’interrogent déjà sur les risques d’une telle réforme. Une journée supplémentaire signifie des coûts supplémentaires pour la sécurité, la communication ou encore la logistique. « Il faut que le retour sur investissement soit à la hauteur des attentes, a souligné un spécialiste du secteur sous couvert d’anonymat. Sinon, l’opération pourrait se révéler contre-productive. »
Hugh Brasher, lui, reste confiant. « Nous avons mené des études de marché approfondies, a-t-il indiqué. Les retours des sponsors et des diffuseurs sont très positifs. » Autant dire que les organisateurs misent gros sur ce coup. Reste à savoir si les fans de running, habitués au rythme traditionnel, s’adapteront aussi facilement que les comptes en banque.
Cette réforme audacieuse pourrait bien inspirer d’autres grands marathons à travers le monde. À moins que Londres ne fasse cavalier seul, en tablant sur une recette gagnante — et surtout, rentable.
Selon Hugh Brasher, directeur du Marathon de Londres, cette décision vise à « maximiser les revenus » liés aux droits télévisuels, aux partenariats et à la billetterie. « Nous avons étudié plusieurs options, et celle-ci offre le meilleur potentiel économique », a-t-il expliqué à la presse.