Melinda Gates, ancienne épouse de Bill Gates, a dénoncé ce samedi 13 juin 2026 le rôle du système judiciaire américain dans l’affaire Jeffrey Epstein, selon BMF - International. Elle estime que « le système judiciaire n’a pas fait son travail » et que le pédocriminel, décédé en 2019, aurait pu être arrêté plus tôt. Dans un entretien accordé au Guardian, elle qualifie Epstein de « monstre » et exprime sa compassion pour les victimes de ses agissements.
Ce qu'il faut retenir
- Melinda Gates a qualifié Jeffrey Epstein de « monstre » et jugé que le système judiciaire n’a pas protégé les victimes.
- Elle affirme avoir rencontré Epstein à une seule reprise et en garder un souvenir traumatisant.
- Bill Gates a été indirectement mis en cause dans des documents judiciaires liés à Epstein, qu’il a démentis.
- Epstein, décédé en 2019 en cellule, était poursuivi pour viols et trafic sexuel sur mineures.
- Un brouillon de courrier électronique suggère des liens entre Epstein et Bill Gates, selon le Guardian.
Cette déclaration intervient alors que des documents judiciaires liés à Epstein ont été partiellement rendus publics en 2026. Parmi eux, un brouillon de courrier électronique daté du 30 janvier 2026 évoque des relations extraconjugales de Bill Gates avec des « filles russes ». Jeffrey Epstein s’y attribue un rôle dans l’obtention de médicaments pour « Bill », selon le Guardian. Bill Gates, par le biais de sa fondation, a immédiatement démenti ces allégations, les qualifiant d’« absurdes » et dénonçant leur source comme un « menteur patenté ».
Melinda Gates, qui a divorcé de Bill Gates en 2021, a également confié à la National Public Radio en février 2026 son soulagement de s’être éloignée de « toute cette saleté ». Elle avait alors exprimé le souhait que les personnes impliquées, y compris son ex-mari, répondent de leurs actes. Ce samedi, elle réitère sa condamnation d’Epstein, qu’elle décrit comme un « être humain abominable », ajoutant qu’elle ne comprend pas comment une telle personne ait pu échapper si longtemps à la justice.
« Epstein était un monstre. Avez-vous déjà été entouré de quelqu’un dont vous savez juste qu’il est mauvais ? Cette rencontre m’a marquée à jamais, au point de m’en donner des cauchemars. »
Melinda Gates, figure publique engagée dans la santé des femmes, a révélé n’avoir rencontré Jeffrey Epstein qu’une seule fois. Elle décrit cette entrevue comme une expérience profondément traumatisante, allant jusqu’à en faire des cauchemars. « Elle l’avait trouvé si répugnant » que ces souvenirs la hantent encore, rapporte le journal britannique. Son témoignage s’inscrit dans un contexte où des dizaines de victimes présumées d’Epstein ont enfin obtenu gain de cause après des années de combat judiciaire.
L’ombre d’Epstein plane toujours sur les élites américaines
Les liens présumés entre Jeffrey Epstein et certaines personnalités influentes, dont Bill Gates, ont alimenté des spéculations pendant des années. Si Bill Gates a toujours nié toute relation inappropriée, les documents rendus publics en 2026 relancent les interrogations. Le brouillon de courrier électronique, bien que non envoyé, suggère une proximité entre Epstein et Gates, évoquant des « relations sexuelles avec des filles russes ». Ces allégations, bien que non confirmées, ont alimenté les théories du complot et les débats sur les réseaux sociaux.
Pour autant, Bill Gates n’est pas la seule personnalité à avoir été associée à Epstein. D’autres figures publiques, comme les Clinton ou le prince Andrew, ont également été citées dans des documents ou témoignages. Epstein, qui se présentait comme un « financier » et un « philanthrope », a en réalité exploité un réseau international de prostitution de mineures, principalement des jeunes filles issues de milieux défavorisés. Son empire criminel s’est effondré après son arrestation en 2019, mais les répercussions de ses actes continuent de hanter ceux qui l’ont côtoyé.
Un système judiciaire sous le feu des critiques
Melinda Gates n’est pas la seule à critiquer l’échec des autorités judiciaires face à Epstein. De nombreux observateurs soulignent que le milliardaire, malgré ses antécédents connus, a bénéficié d’une indulgence inquiétante. Condamné en 2008 à 18 mois de prison pour sollicitation de prostitution de mineure, Epstein a purgé une peine de prison réduite, lui permettant de continuer ses activités criminelles pendant plus d’une décennie. Les victimes, dont certaines n’étaient que des adolescentes au moment des faits, ont longtemps dénoncé l’impunité dont a bénéficié Epstein.
« Si nous ne voulons pas que d’autres enfants soient victimes, le système judiciaire doit fonctionner. Epstein aurait pu être arrêté bien plus tôt », a souligné Melinda Gates. Son appel à une justice plus rigoureuse intervient alors que des réformes sont discutées aux États-Unis pour mieux protéger les mineurs et sanctionner les réseaux de trafic sexuel. Des associations de victimes réclament une refonte complète des procédures judiciaires afin d’éviter que des cas similaires ne se reproduisent.
Le cas Epstein soulève des questions plus larges sur la manière dont les élites économiques et politiques sont protégées par des systèmes judiciaires parfois complaisants. Melinda Gates, désormais engagée dans des causes humanitaires, utilise sa notoriété pour mettre en lumière ces dysfonctionnements. Son intervention rappelle que la lutte contre les abus sexuels sur mineurs passe aussi par une remise en cause des mécanismes qui permettent à des criminels de prospérer.
En janvier 2026, le ministère américain de la Justice a publié une partie des dossiers liés à Jeffrey Epstein, incluant un brouillon de courrier électronique daté du 30 janvier 2026. Ce document, attribué à Epstein, évoque des relations extraconjugales de Bill Gates avec des « filles russes » et suggère que le milliardaire aurait aidé à « remédier aux conséquences de relations sexuelles avec des filles russes ». Ces allégations ont été démenties par Bill Gates et sa fondation.
Melinda Gates estime que le système judiciaire n’a pas protégé les victimes de Jeffrey Epstein, qui aurait pu être arrêté bien plus tôt. Elle considère que l’impunité dont a bénéficié Epstein est un échec collectif et appelle à une justice plus rigoureuse pour éviter que d’autres enfants ne soient victimes de réseaux de trafic sexuel.