Un homme de 37 ans, déjà condamné pour une agression sexuelle sur mineur en 2020, a été mis en examen pour des faits de viols et d’agressions sexuelles présumés sur une vingtaine d’enfants dans le département du Nord, selon Le Monde – Education.

Ce qu'il faut retenir

  • Un individu de 37 ans a été condamné en 2020 à Nice à cinq ans d’emprisonnement pour une agression sexuelle sur mineur.
  • Son suivi sociojudiciaire renforcé lui interdisait tout contact avec des mineurs.
  • Il est désormais mis en examen pour des faits présumés sur une vingtaine d’enfants dans le Nord.
  • Les victimes présumées sont toutes des mineurs, selon les informations disponibles.

L’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, était employé comme baby-sitter au moment des faits présumés. Le Monde – Education indique qu’il avait écopé en 2020 d’une peine de cinq ans de prison ferme à Nice pour une agression sexuelle sur un mineur. Sa condamnation s’accompagnait d’un suivi sociojudiciaire strict, incluant une interdiction formelle d’entrer en contact avec des enfants.

Les enquêtes en cours suggèrent que ses agissements présumés remontent à plusieurs années, voire à une décennie, bien que les détails précis n’aient pas encore été divulgués. Les investigations, menées par les services de police judiciaire du Nord, visent à établir l’étendue des faits et à identifier d’éventuelles complicités ou négligences ayant permis ces agissements.

Les faits présumés ont été signalés par des familles ou des proches des victimes, dont certaines auraient été prises en charge par cet individu entre 2015 et 2024. Le procureur de la République de Lille a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire, sans pour autant communiquer sur le profil des victimes ou les lieux exacts des agressions.

« Le suivi sociojudiciaire imposé en 2020 n’a visiblement pas empêché la récidive présumée. Cela interroge sur l’efficacité des mesures de contrôle, notamment dans un contexte où l’accès à des mineurs est facilité par des emplois en contact direct avec eux », a souligné un magistrat interrogé par Le Monde – Education.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de l’enquête devraient se concentrer sur la collecte de témoignages et la recherche de preuves matérielles. Une audience de mise en accusation est attendue d’ici la fin du mois de juin 2026, selon les estimations des avocats parties civiles. Par ailleurs, une commission d’enquête administrative pourrait être saisie pour évaluer les éventuelles défaillances des dispositifs de protection de l’enfance dans le département.

Les associations de protection de l’enfance ont d’ores et déjà appelé à un renforcement des contrôles pour les personnes condamnées pour des infractions sexuelles, notamment dans les secteurs professionnels en contact avec des mineurs. Le gouvernement n’a pas encore réagi officiellement, mais des sources au ministère de la Justice indiquent qu’une circulaire sera prochainement envoyée aux parquets pour durcir les modalités de suivi des condamnés.

Cette affaire rappelle celle de l’affaire du "baby-sitter de Lyon", jugée en 2022, où un homme condamné pour des faits similaires avait récidivé malgré un suivi judiciaire. À l’époque, les experts avaient pointé du doigt le manque de coordination entre les services sociaux et judiciaires.

Pour l’heure, les familles des victimes présumées ont été invitées à se manifester auprès des enquêteurs. Une cellule psychologique a été mise en place dans le département du Nord pour accompagner d’éventuels témoignages.

Le suivi sociojudiciaire renforcé imposé en 2020 interdisait tout contact avec des mineurs, mais son efficacité dépendait de la vigilance des employeurs et des familles. Les enquêtes en cours devraient déterminer si des signalements auraient pu être évités ou non.