La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a frappé fort. Selon Le Figaro, l’OGC Nice devra jouer son barrage retour de maintien/accession en Ligue 1 contre Saint-Étienne à huis clos, le vendredi 29 mai à l’Allianz Riviera. Cette décision s’ajoute à une autre sanction : deux matchs à porte fermée sur son terrain, totalisant l’intégralité des rencontres concernées.
Ce qu'il faut retenir
- Nice écope de deux matchs à huis clos total à l’Allianz Riviera pour les incidents lors de la 34e journée de Ligue 1 contre Metz (0-0).
- Le barrage retour contre Saint-Étienne (Ligue 2), prévu le 29 mai, se jouera donc sans public.
- L’attaquant Elye Wahi, suspendu pour le match aller, manquera le déplacement à Geoffroy-Guichard le 26 mai mais sera disponible pour la finale de Coupe de France.
- Nice, seizième de Ligue 1 cette saison, affronte Saint-Étienne en barrage après une saison en demi-teinte, malgré une quatrième place en 2024-2025.
- Le club avait déjà connu des incidents avec ses supporters en décembre 2025, contribuant au départ de l’entraîneur Franck Haise.
Une saison marquée par des tensions internes et externes
L’OGC Nice aborde cette fin de saison dans un contexte particulièrement tendu. Après une quatrième place en Ligue 1 lors de l’exercice 2024-2025, le club azuréen a enchaîné une saison médiocre, terminant seizième au classement final. Les joueurs niçois ont régulièrement subi un boycott des encouragements de leur public, voire des moqueries lors des matchs à domicile. Ces difficultés sportives s’accompagnent de tensions persistantes avec une partie de ses supporters.
Les incidents survenus dimanche 18 mai lors de la dernière journée de Ligue 1 contre le promu Metz ont achevé de cristalliser les reproches adressés à l’encontre du club. Selon les rapports de la LFP, la commission de discipline a retenu contre Nice « l’usage et jet d’engins pyrotechniques, l’envahissement de terrain et les dégradations » commis par des supporters à l’issue du match nul 0-0. Autant dire que les autorités du football français ont décidé de sanctionner fermement ces débordements.
Wahi suspendu, Rivère s’exprime sur l’essentiel
Parmi les conséquences directes de cette sanction, l’attaquant Elye Wahi, auteur de cinq buts et une passe décisive depuis son arrivée en janvier depuis Francfort, sera privé de jeu lors du barrage aller à Saint-Étienne. Suspendu pour un match à la suite de son cinquième avertissement en championnat, sa sanction ne prendra effet qu’à partir du mardi 26 mai. Une absence qui n’empêchera pas le néo-international ivoirien, appelé en sélection pour la Coupe du Monde 2026 cet été, de participer à la finale de la Coupe de France prévue vendredi 23 mai au Stade de France contre le RC Lens.
Côté direction, le président niçois Jean-Pierre Rivère a tenu à recentrer le débat sur l’essentiel. « On verra comment on joue, si c’est à huis clos ou pas, avait-il déclaré dimanche après le match contre Metz. Ce n’est pas ma préoccupation. Moi, ce qui m’importe maintenant, c’est de sortir gagnant de ces deux matches. Il n’y a que ça qui est important. » Une déclaration qui illustre la priorité absolue donnée au sport, malgré les pressions extérieures.
Un passé récent troublé et des interrogations sur l’avenir
Les récents incidents à Nice ne sont malheureusement pas une première. Dès décembre 2025, des supporters avaient pris violemment à partie joueurs et staff technique à leur retour d’un déplacement à Lorient, après une défaite. Ces débordements avaient contribué à la décision de l’entraîneur Franck Haise de quitter son poste à la fin de l’année 2025. Son successeur, Claude Puel, ancien entraîneur emblématique du club, n’a pas réussi à redresser la situation sportive, malgré une expérience avérée.
Cette instabilité, couplée aux tensions avec une frange du public, pose question sur la capacité du club à retrouver une dynamique positive. Le club, qui se qualifie pour la finale de Coupe de France, devra également gérer la pression du barrage de maintien contre Saint-Étienne, un adversaire direct en Ligue 2. Bref, l’OGC Nice se trouve à un carrefour entre performance sportive et gestion des risques liés à son image.
Ces sanctions soulèvent plus largement la question de la gestion des supporters violents dans le football français. Après des années de débats récurrents, les instances disciplinaires semblent adopter une ligne plus ferme, comme en témoignent les multiples procédures engagées ces derniers mois. Pour Nice, l’objectif est clair : retrouver une stabilité sportive et une cohésion autour de son équipe, avant que les incidents ne deviennent une habitude.