Dans un entretien diffusé ce mercredi 20 mai 2026 dans l’émission Génération After sur RMC Sport, l’ancien défenseur du Paris Saint-Germain Presnel Kimpembe a retracé les moments marquants de sa carrière à l’occasion de la sortie de son livre #LaForce, tomber et se relever, prévu pour le 3 juin aux éditions Fayard. Parmi les sujets abordés, le natif de Beaumont-sur-Oise est revenu en détail sur la signature de son premier contrat professionnel au PSG, un événement qui a marqué le début d’une relation de vingt ans avec le club parisien.
Selon RMC Sport, Kimpembe a évoqué avec franchise les conditions de son engagement initial, alors qu’il n’avait que 19 ans. À l’époque, en mars 2015, le jeune défenseur — formé au centre de préformation du PSG — signait un contrat de trois ans, loin des montants colossaux qui rythment aujourd’hui le marché des transferts. Un choix dicté par la volonté de s’éviter tout regret, dans un contexte marqué par le départ libre de Kingsley Coman pour la Juventus Turin à l’été 2014, un traumatisme encore présent dans les mémoires internes.
Ce qu'il faut retenir
- Presnel Kimpembe a signé son premier contrat professionnel au PSG en mars 2015, à l’âge de 19 ans, pour une durée de trois ans.
- Il a évoqué dans un entretien pour RMC Sport les conditions de cette signature et son refus de s’engager dans des négociations interminables.
- Kimpembe a rappelé que son salaire initial était inférieur à 10 000 euros, bien loin des montants actuels du football professionnel.
- Le défenseur a souligné sa volonté de ne pas « affronter le club » lors des discussions contractuelles.
- Il a passé vingt ans au PSG, disputant 241 matchs officiels avant de quitter le club en 2025.
- Son passage au club a été couronné de huit titres de champion de France et d’une victoire en Ligue des champions en 2025.
Un engagement loin des enjeux financiers de l’époque
Pour Presnel Kimpembe, la signature de son premier contrat professionnel au PSG en mars 2015 n’avait rien à voir avec des considérations pécuniaires. Comme il l’a expliqué à RMC Sport, l’objectif était avant tout de concrétiser une étape professionnelle sans se projeter dans des négociations complexes. « Je voulais juste signer pro, je n’étais pas dans l’optique de gagner de l’argent », a-t-il déclaré. « J’ai souffert toutes ces années pour ça. Je ne vais pas cracher dessus aujourd’hui alors qu’on me propose quelque chose sur la table. Je pouvais gagner plus, mais je ne voulais pas affronter le club. »
Cette posture tranchait avec les pratiques habituelles du milieu, où les agents et les familles des joueurs sont souvent impliqués dans les discussions contractuelles. Kimpembe a confirmé avoir refusé de s’engager dans des tractations prolongées : « Je ne voulais pas entrer dans des négos, je ne voulais pas entrer dans un truc interminable. J’ai dit ‘non’ à mes parents et mes agents. Ils m’ont proposé ça, moi je signe ça. » Une position qui reflète son attachement précoce à la culture du club parisien, où il évoluait depuis ses années de préformation.
Une carrière marquée par la fidélité et les défis
Le parcours de Presnel Kimpembe au PSG s’étend sur deux décennies, depuis son arrivée à l’école de foot jusqu’à son départ pour le Qatar SC après le sacre en Ligue des champions en mai 2025. Pendant cette période, il a accumulé les titres — huit championnats de France — tout en faisant face à des défis physiques, notamment des blessures qui ont marqué la fin de son aventure parisienne. Son dernier match sous les couleurs du club a ainsi été retardé par des problèmes récurrents, avant de s’achever par un couronnement européen.
Selon RMC Sport, Kimpembe a également évoqué les hauts et les bas de cette relation, entre les périodes de doute et les triomphes collectifs. Son statut de « titi » parisien, ancré dans l’histoire du club, a souvent été mis en avant pour illustrer sa loyauté. « Je ne suis pas resté à la maison comme d’autres l’ont fait », a-t-il lancé en référence à des joueurs ayant quitté le club sans gloire, une pointe de fierté dans la voix. Un discours qui résonne avec son refus initial de négocier âprement son premier contrat, perçu comme une forme de respect envers l’institution.
« Est-ce que c’était au-dessus de 10.000 ? Non. Est-ce que je fais x1000 quand je prolonge ? Peut-être x2000 même. »
Presnel Kimpembe, à RMC Sport
Un salaire initial symbolique, une évolution exponentielle
L’anecdote la plus frappante de l’entretien concerne les conditions financières de son premier contrat. Kimpembe a révélé que son salaire de débutant était inférieur à 10 000 euros, un montant dérisoire comparé aux standards actuels du football professionnel. Pourtant, cette modicité initiale a été compensée par des augmentations spectaculaires lors des prolongations, reflétant l’évolution de sa carrière. « Ils m’ont proposé ça, moi je signe ça », a-t-il résumé avec simplicité, soulignant ainsi la modestie de ses prétentions de l’époque.
Cette franchise illustre le parcours atypique d’un joueur formé au club, dont la valeur a été reconnue bien au-delà des chiffres initiaux. Aujourd’hui, à 30 ans, Kimpembe peut mesurer le chemin parcouru : d’un jeune espoir discret à un champion du monde en 2018 avec les Bleus, en passant par un pilier du vestiaire parisien. Son livre, qui retrace cette ascension, promet de livrer d’autres clés de son état d’esprit, entre résilience et loyauté.
Son récit, marqué par des choix audacieux et une fidélité rare, rappelle que le football ne se résume pas toujours aux montants des transferts. Pour Kimpembe, la signature de ce premier contrat en 2015 était avant tout une promesse — celle de grandir avec un club, malgré les aléas d’une carrière exigeante.
Son ouvrage s’intitule #LaForce, tomber et se relever et est publié le 3 juin 2026 aux éditions Fayard.
Il a joué 241 matchs officiels avec le Paris Saint-Germain sur une période de vingt ans.