Ce dimanche 17 mai 2026, le sommet de l’Everest a été le théâtre de deux exploits sportifs majeurs. Selon Ouest France, Kami Rita Sherpa, surnommé « l’Homme de l’Everest », a établi un nouveau record en gravissant la montagne pour la 32ᵉ fois, tandis que Lhakpa Sherpa a, quant à elle, battu son propre record en atteignant le sommet pour la 11ᵉ fois.

Ce qu'il faut retenir

  • Kami Rita Sherpa devient le premier alpiniste à réaliser 32 ascensions de l’Everest, dépassant ainsi son précédent record.
  • Lhakpa Sherpa dépasse les 10 ascensions et s’impose comme la femme ayant le plus fréquenté le toit du monde.
  • Ces performances confirment la domination des Sherpas dans l’histoire de l’alpinisme himalayen.
  • Les deux records ont été officialisés lors de la saison printanière 2026, période traditionnellement propice aux expéditions.

Originaire du Népal, Kami Rita Sherpa, âgé de 56 ans, a déjà marqué l’histoire de l’alpinisme à plusieurs reprises. « C’est un honneur de continuer à gravir l’Everest, mais chaque ascension demande une préparation rigoureuse », a-t-il déclaré après avoir atteint le sommet. « La montagne reste un défi, peu importe le nombre de fois où on l’a franchie », a-t-il ajouté. Son dernier record dépasse celui détenu jusqu’alors par le Sherpa Apa Sherpa, avec 21 ascensions.

De son côté, Lhakpa Sherpa, âgée de 52 ans, a repoussé les limites du possible pour une femme. Après avoir réalisé sa première ascension en 2000, elle a progressivement accumulé les expéditions, malgré les conditions extrêmes et les risques inhérents. « Je voulais montrer qu’une femme peut rivaliser avec les meilleurs alpinistes, peu importe son âge », a-t-elle confié à la presse népalaise. Son exploit dépasse désormais celui de la Chinoise Lhakpa Gelu Sherpa, qui détenait le précédent record féminin avec 10 ascensions.

Ces deux records s’inscrivent dans une dynamique où les Sherpas, souvent relégués au rôle de guides, s’illustrent désormais comme des figures majeures de l’alpinisme mondial. Leur expertise technique et leur résistance aux conditions himalayennes en font des acteurs incontournables des expéditions. « Les Sherpas ne sont pas seulement des porteurs, mais des alpinistes à part entière », a souligné un représentant de l’Association népalaise d’alpinisme.

Et maintenant ?

Ces performances pourraient inspirer une nouvelle génération d’alpinistes, tant népalais qu’internationaux, à tenter l’aventure de l’Everest. « Nous observons un regain d’intérêt pour les expéditions commerciales, avec une hausse de 15 % des demandes cette année », a indiqué un responsable du ministère du Tourisme du Népal. Cependant, les autorités locales pourraient renforcer les réglementations pour encadrer ces ascensions, notamment en matière de sécurité et d’impact environnemental.

Côté calendrier, la prochaine saison printanière 2027 devrait voir émerger de nouveaux prétendants à ces records. « Rien n’est impossible, mais la montagne exige toujours le plus grand respect », a rappelé Kami Rita Sherpa dans un entretien accordé à Ouest France. Reste à savoir si ces exploits seront battus dans les mois ou années à venir.

Les Sherpas, originaires des régions himalayennes, bénéficient d’une adaptation génétique et culturelle aux altitudes extrêmes. Leur expertise en logistique, leur connaissance des conditions météo et leur résistance physique en font des partenaires indispensables pour les expéditions. Historiquement, leur rôle a souvent été sous-estimé, mais ils s’imposent désormais comme des alpinistes à part entière.