Alors que les marchés financiers restent attentifs aux résultats trimestriels des entreprises, Olivier de Royère, gérant actions chez Montpensier Arbevel, a analysé ce jeudi 7 mai 2026 la capacité des publications financières à conserver leur pertinence malgré les fluctuations économiques. Invité dans l’émission BFM Bourse, présentée par Guillaume Sommerer, il a notamment évoqué la solidité des prévisions du géant du transport maritime Maersk et les tendances observées sur les marchés.

Ce qu'il faut retenir

  • Olivier de Royère, gérant actions chez Montpensier Arbevel, a souligné la « résilience étonnante » des publications trimestrielles des entreprises malgré un contexte économique incertain.
  • Le gérant a analysé les résultats du premier trimestre 2026, période marquée par des performances contrastées selon les secteurs, notamment dans le transport maritime avec Maersk.
  • L’émission BFM Bourse, diffusée du lundi au vendredi sur BFM Business, a également abordé d’autres thématiques financières, comme l’évolution des ETF américains ou les tensions commerciales entre l’Union européenne et les États-Unis.
  • D’autres experts, dont John Plassard (Cité Gestion) et Grégoire Kounowski (Norman K), sont intervenus pour commenter l’actualité des marchés et des stratégies d’investissement.

Une saison de résultats contrastée au premier trimestre 2026

Lors de son intervention dans BFM Bourse, Olivier de Royère a détaillé les enseignements tirés des publications financières du premier trimestre 2026. Selon lui, « les entreprises ont su maintenir une communication financière régulière, malgré des contextes économiques parfois difficiles ». Ce constat s’applique particulièrement à des secteurs comme le transport maritime, où Maersk a confirmé ses prévisions malgré les tensions géopolitiques et les fluctuations des coûts logistiques.

Pour le gérant, cette résilience reflète une adaptation des entreprises à un environnement marqué par l’incertitude. « Les publications trimestrielles restent un outil indispensable pour les investisseurs, même en période de volatilité », a-t-il précisé. Les données fournies permettent de mieux évaluer la santé économique des entreprises et d’anticiper leurs stratégies futures.

Maersk maintient ses prévisions malgré un contexte complexe

Maersk, l’un des leaders mondiaux du transport maritime, a fait figure d’exemple en maintenant ses prévisions pour l’année 2026. Ce choix stratégique a été salué par les analystes, alors que les tensions commerciales et les coûts énergétiques pèsent sur les marges du secteur. Selon Olivier de Royère, « le maintien de ces prévisions envoie un signal fort aux marchés ».

Ce positionnement s’inscrit dans une logique de stabilité pour les investisseurs, qui privilégient les entreprises capables de tenir leurs engagements malgré les aléas économiques. « Dans un secteur aussi cyclique que le transport maritime, la capacité à publier des prévisions réalistes est un gage de sérieux », a ajouté le gérant. Les résultats de Maersk devraient ainsi servir de référence pour d’autres acteurs du secteur.

Wall Street enregistre une sixième semaine de hausse consécutive

Parallèlement, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion, a évoqué dans sa chronique USA Today les performances récentes des marchés américains. Selon ses observations, Wall Street a connu une sixième semaine de hausse consécutive, portée par des anticipations positives pour des entreprises comme ARM.

Cependant, cette dynamique s’accompagne de certains signes d’alerte, comme la hausse des inscriptions au chômage aux États-Unis ou les tensions persistantes sur les échanges commerciaux avec l’Union européenne. « Les marchés restent attentifs aux signaux économiques, même en période de croissance », a souligné Plassard. Les prochaines semaines devraient être décisives pour confirmer cette tendance haussière.

ETF américains : faut-il privilégier les versions en euros ou en dollars ?

Dans une autre chronique de BFM Bourse, Grégoire Kounowski, conseiller en stratégie d’investissement chez Norman K, a apporté un éclairage sur le choix des ETF américains pour les investisseurs. Selon lui, « le débat entre euros et dollars dépend principalement de la stratégie adoptée et de la tolérance au risque ».

Pour les investisseurs à court terme, les ETF libellés en dollars pourraient offrir une meilleure liquidité, tandis que les versions en euros limitent les risques de change. « Tout dépend de l’horizon d’investissement et de la sensibilité aux fluctuations monétaires », a-t-il rappelé. Cette analyse s’inscrit dans un contexte où les ETF continuent de gagner en popularité auprès des particuliers, comme en témoignent les données de l’AMF.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour les marchés, avec plusieurs échéances à surveiller. Les publications trimestrielles du deuxième trimestre 2026, ainsi que les décisions de la Réserve fédérale américaine sur les taux d’intérêt, pourraient influencer la dynamique des cours. Par ailleurs, les négociations commerciales entre l’Union européenne et les États-Unis devraient reprendre, avec des répercussions potentielles sur les secteurs exportateurs. Enfin, l’évolution des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, reste un facteur de risque à suivre de près.

Une émission à suivre pour décrypter les marchés

BFM Bourse, diffusée chaque jour de la semaine sur BFM Business, reste une référence pour les investisseurs souhaitant suivre l’actualité financière en temps réel. L’émission, présentée par Guillaume Sommerer, propose des analyses pointues et des débats avec des experts du secteur. Les chroniqueurs comme John Plassard ou Grégoire Kounowski apportent un éclairage complémentaire sur les tendances des marchés et les stratégies à adopter.

Pour les investisseurs, suivre ces interventions permet d’affiner leurs décisions en fonction des évolutions économiques et géopolitiques. « Ces analyses offrent une vision d’ensemble, essentielle pour naviguer dans un environnement financier complexe », rappelle un observateur du secteur.

Selon Olivier de Royère, leur résilience s’explique par leur capacité à fournir une vision régulière de la santé des entreprises, même en période d’incertitude économique. Elles permettent aux investisseurs de prendre des décisions éclairées, malgré les fluctuations des marchés.