Selon BFM Business, le montant moyen d'un don aux associations a reculé de 8 % en 2025, s'établissant à 336 euros. Cette baisse s'inscrit dans un contexte marqué par l'inquiétude des Français face à leur pouvoir d'achat, à l'instabilité politique nationale et aux tensions internationales.
Ce qu'il faut retenir
- 336 euros : montant moyen des dons en 2025, en recul de 8 % par rapport à 2024, selon un sondage Ipsos pour la Fondation Apprentis d'Auteuil.
- Seulement 47 % des Français ont effectué un don en 2025, soit cinq points de moins qu'en 2024, un niveau inédit depuis 2019.
- 76 % des hauts revenus ont donné en 2025, contre 84 % un an plus tôt, une chute de huit points.
- Les motifs d'inquiétude des donateurs : 92 % citent le contexte international, 90 % l'instabilité politique et 88 % le niveau d'endettement de la France.
- 51 % des Français déclarent avoir déjà donné ou prévoient de le faire en 2026, un chiffre en baisse de quatre points par rapport à l'an dernier.
- La Fondation Apprentis d'Auteuil évoque aussi l'impact des débats sur la remise en cause des crédits d'impôt pour les dons en 2025.
Un recul marqué de la générosité des Français
Pour la première fois depuis 2019, moins de la moitié des Français ont réalisé un don financier à une association ou une fondation en 2025. Selon le baromètre annuel publié par la Fondation Apprentis d'Auteuil, 47 % des personnes interrogées déclarent avoir versé une somme en 2025, contre 52 % en 2024. Un chiffre qui reflète une tendance de fond, alors que les besoins des associations restent croissants, notamment dans un contexte de réduction des subventions publiques.
Le montant moyen du don a également chuté, passant sous la barre des 336 euros en moyenne, soit près de 30 euros de moins qu'en 2024. Ce recul s'observe également chez les hauts revenus : 76 % des foyers déclarant plus de 120 000 euros de revenus annuels net ont effectué un don en 2025, contre 84 % un an plus tôt. Une baisse de huit points qui interroge sur la pérennité du mécénat en France.
Des inquiétudes multiples pesant sur les dons
Les Français interrogés par Ipsos citent trois principaux motifs d'inquiétude influençant leur capacité à donner. D'abord, 92 % évoquent le contexte international, marqué par les conflits géopolitiques et leurs répercussions économiques. Ensuite, 90 % pointent l'instabilité politique nationale, dans un pays où les réformes et les alternances de majorité se succèdent. Enfin, 88 % des sondés s'alarment du niveau d'endettement de la France, qui pèse sur la confiance dans l'avenir.
Ces craintes se sont cristallisées autour des débats budgétaires de 2025, notamment la remise en cause des crédits d'impôt pour les dons. Vanessa de Lauzainghein, directrice de la communication et des ressources de la Fondation Apprentis d'Auteuil, souligne l'importance de la stabilité fiscale pour les donateurs : « La stabilité des mesures fiscales est essentielle car elle permet aux donateurs de réaliser leur don sans craindre une évolution de la législation dans les mois qui suivent. » Une incertitude qui a pu freiner les ardeurs des plus généreux.
Une perspective 2026 peu encourageante
Pour 2026, les intentions de don restent en demi-teinte. Selon l'étude Ipsos, 51 % des Français déclarent avoir déjà effectué un don ou prévoient d'en faire un dans l'année, soit quatre points de moins qu'en 2025. Un chiffre qui confirme la prudence des ménages, même si les associations continuent de solliciter leur soutien dans un contexte où les subventions publiques diminuent.
La Fondation Apprentis d'Auteuil rappelle que les besoins des associations n'ont pas diminué, bien au contraire. Face à la baisse des financements publics et à l'augmentation des demandes d'aide, la générosité privée devient plus cruciale que jamais. Pourtant, les donateurs semblent moins enclins à s'engager, faute de visibilité sur leur propre situation financière et sur le cadre fiscal encadrant leurs contributions.
En attendant, les associations devront composer avec des ressources en baisse, alors que leurs missions sociales et humanitaires restent essentielles. La question de l'équilibre entre rigueur budgétaire et solidarité se pose avec une acuité particulière dans ce contexte.
La baisse s'explique principalement par trois facteurs : le recul du pouvoir d'achat des Français, l'instabilité politique et les débats sur la remise en cause des crédits d'impôt pour les dons. Ces éléments ont conduit 47 % des Français à renoncer à leur don en 2025, selon le baromètre Ipsos pour la Fondation Apprentis d'Auteuil.
La Fondation Apprentis d'Auteuil, qui publie ce baromètre, ne détaille pas par secteur. Cependant, les associations œuvrant dans les domaines sociaux, éducatifs et humanitaires pourraient être particulièrement affectées, dans un contexte où les subventions publiques se réduisent.