Près de trois mois après l’annonce du plan Investigation, destiné à moderniser et renforcer la filière de la police judiciaire (PJ), les 125 mesures prévues par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, peinent à convaincre pleinement les principaux concernés. Selon Le Monde, les enquêteurs expriment une satisfaction mesurée, estimant que ces dispositifs ne suffiront pas à « sauver la PJ », confrontée à des défis structurels persistants.
Ce qu'il faut retenir
- 125 mesures annoncées en février 2026 par le ministre Laurent Nuñez pour moderniser la police judiciaire.
- Les enquêteurs attendent davantage de moyens, jugeant les premières mesures insuffisantes pour répondre aux enjeux actuels.
- Le plan vise à dynamiser une filière en difficulté, mais son impact réel reste à démontrer.
- Les critiques portent notamment sur le manque de moyens humains et matériels alloués à la PJ.
- Laurent Nuñez avait présenté ce plan comme une réponse aux défis croissants de la criminalité organisée et du terrorisme.
Ce plan, dévoilé en février dernier, s’articule autour de plusieurs axes : augmentation des effectifs, modernisation des outils numériques, et renforcement des compétences des enquêteurs. Pourtant, côté terrain, l’accueil reste réservé. « Ces mesures sont un début, mais elles ne suffiront pas à sauver la PJ telle qu’elle est aujourd’hui », a confié un officier de police judiciaire à Le Monde. Les syndicats, eux, dénoncent un manque de moyens concrets, notamment en matière de recrutement et de formation.
Parmi les 125 mesures annoncées, certaines concernent directement les enquêteurs : augmentation des effectifs de 10 % sur trois ans, création de nouvelles unités spécialisées, et déploiement d’outils technologiques avancés. Pourtant, les professionnels du secteur soulignent que ces avancées restent théoriques sans un financement pérenne. « On nous parle de modernisation, mais où sont les budgets pour recruter, pour équiper, pour former ? », s’interroge un enquêteur cité par Le Monde.
Le plan Investigation s’inscrit dans un contexte où la police judiciaire fait face à une charge de travail accrue, notamment avec la montée des cybermenaces et des réseaux criminels transnationaux. Pourtant, malgré les annonces, les syndicats restent dubitatifs. « Les défis sont immenses, et les mesures annoncées ne répondent pas à l’urgence », a réagi un représentant syndical. Le gouvernement, de son côté, insiste sur la nécessité de réformer en profondeur la PJ pour l’adapter aux réalités du XXIe siècle.
« Ce plan est une étape, mais la PJ a besoin de moyens immédiats pour faire face à ses missions. »
— Un enquêteur de la PJ, cité par Le Monde
En attendant, la police judiciaire reste en première ligne, face à une criminalité en constante évolution. Le succès du plan Investigation dépendra autant de sa mise en œuvre que de sa capacité à répondre aux besoins concrets des enquêteurs. Une chose est sûre : le temps presse, et les attentes sont élevées.
Le plan prévoit 125 mesures, dont l’augmentation des effectifs de 10 % sur trois ans, la création de nouvelles unités spécialisées, et le déploiement d’outils technologiques avancés pour lutter contre la criminalité organisée et le terrorisme.
Les enquêteurs estiment que les mesures annoncées ne suffisent pas à répondre aux défis actuels, notamment en raison d’un manque de moyens humains et matériels. Ils réclament des financements plus importants pour recruter, équiper et former les équipes.