Plusieurs utilisateurs de néobanques comme Revolut ou N26 ont récemment signalé des difficultés à ajouter leur carte bancaire sur l’application Vélib’. Le problème ne vient pas d’un dysfonctionnement technique, mais d’une décision volontaire de l’opérateur Smovengo, qui bloque ces cartes pour des raisons de lutte contre la fraude. Selon Frandroid, cette restriction concerne spécifiquement les cartes émises par les néobanques, une pratique qui s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des transactions.

Ce qu'il faut retenir

  • Smovengo, l’opérateur de Vélib’, bloque délibérément les cartes des néobanques comme Revolut ou N26 pour limiter les risques de fraude.
  • Cette mesure vise à éviter les abus liés aux cartes prépayées ou aux comptes facilement ouverts en ligne, souvent ciblés par les fraudeurs.
  • Les utilisateurs concernés doivent se tourner vers des cartes bancaires traditionnelles pour utiliser le service de vélos en libre-service.
  • Cette restriction n’est pas isolée : d’autres services en France appliquent des mesures similaires à l’encontre des néobanques.

Une restriction liée à la lutte contre la fraude

L’opérateur Smovengo, qui gère le service Vélib’, a mis en place une politique de refus systématique des cartes émises par certaines néobanques. Comme le rapporte Frandroid, cette décision s’explique par la volonté de limiter les fraudes, notamment celles impliquant des cartes prépayées ou des comptes ouverts rapidement en ligne. Ces instruments financiers, bien que pratiques pour les consommateurs, sont souvent exploités par des fraudeurs pour des transactions anonymes ou à haut risque.

Le blocage des cartes des néobanques n’est donc pas un hasard, mais une mesure préventive. Smovengo a justifié cette approche en soulignant que les néobanques, bien que réglementées, présentent des profils de risque différents de ceux des banques traditionnelles. Autant dire que cette restriction s’inscrit dans une logique de contrôle accru des flux financiers liés à l’usage de Vélib’.

Des néobanques de plus en plus populaires, mais pas partout acceptées

Les néobanques comme Revolut, N26 ou Qonto ont connu un essor spectaculaire ces dernières années, séduisant des millions d’utilisateurs en France grâce à leurs services 100 % dématérialisés et leurs frais réduits. Pourtant, leur adoption par les acteurs du quotidien reste inégale. Si certains commerces, sites de e-commerce ou même des distributeurs automatiques acceptent désormais ces cartes, d’autres, comme Vélib’, continuent de les exclure.

Cette situation crée une frustration chez les utilisateurs de néobanques, qui se retrouvent contraints de posséder une carte bancaire traditionnelle pour accéder à certains services. D’après Frandroid, cette exclusion n’est pas rare : d’autres opérateurs de mobilité partagée ou de transports en commun appliquent des restrictions similaires, bien que la liste exacte des services concernés ne soit pas toujours communiquée publiquement.

Quelles alternatives pour les utilisateurs de néobanques ?

Face à ce blocage, les utilisateurs de Vélib’ utilisant une carte de néobanque n’ont pas d’autre choix que de se rabattre sur une carte bancaire classique. Smovengo n’a pas indiqué si cette restriction serait levée à l’avenir, ni si une solution technique pourrait être trouvée pour contourner le problème. Pour l’heure, la seule option reste de souscrire à une carte traditionnelle, même si cela implique des frais supplémentaires ou une gestion moins flexible de ses moyens de paiement.

Certains utilisateurs tentent de contourner la restriction en utilisant des cartes virtuelles ou des solutions de paiement mobile comme Apple Pay ou Google Pay, mais ces alternatives ne sont pas toujours disponibles sur tous les terminaux. D’autres se tournent vers des services de location de vélos concurrents, bien que l’offre de Vélib’ reste la plus étendue à Paris et en Île-de-France.

Et maintenant ?

Pour l’instant, Smovengo n’a pas communiqué de calendrier pour une éventuelle révision de sa politique de paiement. La situation pourrait évoluer si les néobanques renforcent leur collaboration avec les acteurs de la mobilité, ou si des régulateurs interviennent pour uniformiser les règles. En attendant, les utilisateurs concernés devront composer avec cette restriction, qui illustre les limites actuelles de l’adoption des néobanques dans certains secteurs.

Cette mesure rappelle que, malgré leur popularité, les néobanques restent des acteurs marginaux dans certains domaines, où les acteurs traditionnels conservent une influence déterminante. La question de leur intégration progressive dans l’écosystème des services du quotidien pourrait devenir un enjeu de négociation dans les mois à venir.

D’après Frandroid, les cartes émises par Revolut, N26 et d’autres néobanques sont concernées. Cependant, la liste exacte n’est pas officiellement communiquée par Smovengo. Seules les cartes bancaires traditionnelles restent systématiquement acceptées.

Smovengo justifie cette décision par la volonté de lutter contre la fraude, notamment celle liée aux cartes prépayées ou aux comptes ouverts rapidement en ligne, souvent ciblés par les fraudeurs. Les néobanques, bien que réglementées, présentent des profils de risque différents de ceux des banques traditionnelles.