Près de 70 % des Français optent pour une hausse de salaire plutôt que pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, selon une étude dévoilée mercredi 17 juin 2026 par Ouest France. Ce résultat marque un retour à une priorité économique, après une période durant laquelle le temps libre avait été privilégié, notamment pendant les années Covid.
Ce qu'il faut retenir
- 69 % des Français préfèrent un salaire plus élevé à un meilleur équilibre vie pro-vie perso selon une étude publiée le 17 juin 2026 par Ouest France.
- Cette tendance contraste avec les années Covid, où le temps libre était considéré comme prioritaire.
- L’étude souligne un changement de mentalité post-pandémie, avec une reprise des aspirations économiques traditionnelles.
- Les données reflètent une volonté de stabilisation financière dans un contexte économique incertain.
Une préférence marquée pour la rémunération
Les chiffres livrés par Ouest France révèlent une nette inclination des Français pour l’augmentation de revenus. 69 % des sondés — soit près de 7 sur 10 — plébiscitent un salaire plus élevé, même au détriment d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Ce choix s’inscrit dans un contexte où les préoccupations économiques, comme l’inflation ou le pouvoir d’achat, pèsent davantage dans les décisions quotidiennes.
Cette priorité accordée au salaire tranche avec la période des confinements, où le télétravail et la flexibilité horaire avaient été perçus comme des avancées majeures. À l’époque, 45 % des actifs avaient déclaré préférer un temps libre accru, même au prix d’une baisse de rémunération. Trois ans plus tard, les priorités semblent avoir évolué.
Le salaire l’emporte sur le bien-être au travail
L’étude met en lumière une inversion des priorités par rapport à 2020-2022. Ouest France souligne que les critères liés à la qualité de vie au travail, autrefois au cœur des débats sociaux, reculent désormais derrière les questions de rémunération. Les salariés semblent prêts à accepter des horaires plus chargés ou une pression accrue, dès lors que leur paie est en hausse.
Cette tendance pourrait refléter une lassitude face aux incertitudes économiques persistantes, comme l’augmentation du coût de la vie ou les craintes liées à l’emploi. Certains observateurs y voient aussi le signe d’un retour à des logiques de carrière plus traditionnelles, où la progression salariale prime sur les avantages non financiers.
« Les années Covid ont modifié les attentes des salariés, mais la crise économique actuelle a recentré leurs priorités sur la stabilité financière. Le salaire reste le levier le plus efficace pour attirer ou fidéliser les talents. »
— Un expert en ressources humaines interrogé par Ouest France
Des disparités selon les profils et les secteurs
Si la majorité des Français plébiscitent une hausse de salaire, des différences notables apparaissent selon les catégories socio-professionnelles. Les jeunes actifs, notamment ceux de moins de 35 ans, seraient plus enclins à sacrifier un meilleur équilibre pour un salaire plus élevé, tandis que les seniors privilégieraient davantage la qualité de vie.
Les secteurs d’activité jouent également un rôle clé. Dans les métiers du numérique ou de la finance, où les primes et les bonus sont fréquents, la préférence pour le salaire est encore plus marquée. À l’inverse, dans des domaines comme la santé ou l’éducation, où les contraintes horaires sont fortes, les salariés restent attachés à des aménagements de temps de travail.
Les résultats de cette enquête soulèvent également des questions sur l’avenir du dialogue social en France. Avec une majorité de Français privilégiant l’économique, les syndicats pourraient devoir adapter leurs revendications, en intégrant davantage de mesures liées aux salaires et moins aux conditions de travail.
Reste à voir si cette préférence pour le salaire se maintiendra dans les mois à venir, ou si une nouvelle crise économique ou sociale pourrait à nouveau faire évoluer les priorités des actifs français.
La reprise des inquiétudes économiques, comme l’inflation ou la précarité de l’emploi, a recentré les attentes des salariés sur la stabilité financière. Pendant le Covid, le temps libre était perçu comme une compensation face aux contraintes sanitaires, mais aujourd’hui, la hausse des prix et les incertitudes professionnelles poussent à privilégier le salaire.