Une femme de 55 ans est morte le 21 avril dans le département d'Iwate, dans le nord du Japon, après avoir été attaquée par un ours, selon BMF - International. Cette attaque est la première à avoir été confirmée en 2026 dans l'archipel, après une année 2025 record avec 13 décès recensés. Les autorités japonaises ont indiqué que la victime est décédée dans le département d'Iwate, où les ours noirs du Japon sont présents.
Les ours bruns, quant à eux, se trouvent uniquement sur l'île septentrionale de Hokkaido, où leur population a doublé en trois décennies pour dépasser 11.500 individus en 2023, selon les derniers recensements. La police enquêtait par ailleurs sur deux autres morts potentiellement causées par des ours, dont un corps découvert dans le même département jeudi et un autre mardi dans une forêt du département de Yamagata, plus au sud-ouest.
Ce qu'il faut retenir
- Une femme de 55 ans est morte le 21 avril dans le département d'Iwate après avoir été attaquée par un ours.
- Il s'agit de la première attaque mortelle d'ours confirmée en 2026 au Japon.
- Les autorités japonaises ont recensé 13 décès causés par des ours en 2025, un record dans l'archipel.
- La population d'ours bruns sur l'île de Hokkaido a doublé en trois décennies pour dépasser 11.500 individus en 2023.
Contexte
Les ours noirs du Japon sont présents dans de vastes régions du pays, notamment sur l'île principale de Honshu, qui comprend les départements d'Iwate et de Yamagata. La dépopulation des zones rurales a brouillé les frontières entre forêts et zones urbaines, selon les chercheurs, ce qui a poussé certains ours à s'aventurer dans les villes. Une pénurie de nourriture, notamment de glands, a également contribué à ce phénomène.
En novembre dernier, l'armée avait même été déployée dans les deux départements du nord-est pour aider à la capture des plantigrades et des unités de police antiémeute avaient également été chargées de les abattre. Plusieurs milliers d'ours sont tués chaque année au Japon. En 2024, le gouvernement avait ajouté les ours à la liste des animaux soumis à un contrôle des populations, revenant sur des mesures de protection qui avaient favorisé l'essor de ces mammifères.
Enquêtes en cours
La police a confirmé à l'AFP les décès des deux personnes, sans en confirmer les causes. Dans le dernier cas suspect au sein du département d'Iwate, Chiyoko Kumagai, 69 ans, avait disparu après s'être rendue en montagne pour cueillir des plantes sauvages comestibles, a rapporté la chaîne de télévision publique NHK. La police et les secours ont lancé une opération de recherche jeudi dans la forêt où sa voiture était stationnée et ont découvert le corps de cette femme peu après 8 heures.
Des responsables municipaux ont indiqué que des chasseurs locaux devaient commencer à patrouiller dans la zone vendredi, d'après la chaîne. Les autorités japonaises ont appelé la population à la prudence et à la vigilance, notamment dans les zones rurales où les ours sont plus présents.
Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour comprendre les causes de ces attaques et pour mettre en place des mesures efficaces pour prévenir de nouvelles victimes.