Le « comité de liaison » du bloc central, impulsé par Gabriel Attal, se réunit ce mercredi pour sa deuxième séance, alors que les désaccords persistent sur l’organisation d’une primaire pour désigner le candidat commun de la majorité présidentielle en vue de 2027. Selon Le Monde - Politique, cette réunion intervient moins d’une semaine après que le premier ministre a relancé l’idée d’une primaire, provoquant une nouvelle salve de critiques de la part d’Horizons, le parti présidé par Édouard Philippe.
Dès mercredi matin, Christophe Béchu, secrétaire général d’Horizons et ministre de la Transition écologique, a réaffirmé l’opposition de son parti à cette proposition. Dans une déclaration rapportée par Le Monde - Politique, il a indiqué : « Nous maintenons notre position : une primaire n’est pas la solution pour notre camp. » Une ligne qui semble désormais cristalliser les tensions au sein du bloc central, un an et demi avant le scrutin.
Ce qu'il faut retenir
- Le « comité de liaison » du bloc central, porté par Gabriel Attal, se réunit ce mercredi pour sa deuxième session.
- Horizons, représenté par Christophe Béchu, réaffirme son opposition à une primaire pour la présidentielle de 2027.
- Gabriel Attal a proposé la semaine dernière l’organisation d’une primaire au sein de la majorité présidentielle.
- La réunion intervient alors que les tensions entre les composantes du bloc central s’intensifient.
- Cette opposition d’Horizons complique la recherche d’un consensus sur la méthode de désignation du candidat.
Un comité de liaison sous pression avant 2027
Ce comité, créé pour faciliter la coordination entre les différentes forces du bloc central — Renaissance, MoDem et Horizons —, doit aborder mercredi des sujets stratégiques pour la préparation de la présidentielle. Selon Le Monde - Politique, les discussions devraient porter sur l’organisation logistique et politique d’une éventuelle candidature commune, mais aussi sur les désaccords persistants entre les partenaires.
La proposition de primaire avancée par Gabriel Attal vise à trancher démocratiquement la question du candidat, une méthode qui divise au sein même de la majorité. Pour ses défenseurs, cette approche permettrait d’éviter des divisions internes coûteuses en voix. Pour ses détracteurs, comme Horizons, elle risquerait d’affaiblir la cohésion du camp présidentiel en ouvrant la porte à des rivalités internes.
Horizons campe sur ses positions
Dès mardi soir, Christophe Béchu a clairement indiqué que son parti ne ferait pas de concession sur ce point. Dans les colonnes du Monde, il a précisé : « Une primaire diviserait davantage qu’elle ne rassemblerait. Nous préférons une approche négociée, qui préserve l’unité de notre camp. » Une position qui reflète les tensions entre Renaissance et Horizons, deux formations qui, bien que alliées, défendent des visions différentes de la stratégie politique à adopter.
Cette fermeté d’Horizons intervient alors que Gabriel Attal tente de s’imposer comme le leader naturel de la majorité. Le premier ministre, qui multiplie les initiatives pour fédérer le bloc central, mise sur la primaire comme outil de légitimation de sa candidature potentielle. Pourtant, le refus d’Horizons risque de compliquer ses plans, alors que l’échéance électorale se rapproche.
Quelles conséquences pour la majorité présidentielle ?
L’opposition d’Horizons à la primaire pose la question de l’avenir du bloc central, déjà fragilisé par les divergences entre ses composantes. Selon Le Monde - Politique, certains observateurs craignent que cette situation ne se traduise par un affaiblissement de la capacité de la majorité à présenter un front uni face à l’opposition. D’autres estiment, au contraire, que ces tensions pourraient forcer les différents partis à clarifier leurs positions avant l’échéance de 2027.
Pour l’instant, ni Renaissance ni le MoDem n’ont réagi officiellement à la déclaration de Christophe Béchu. Leurs réponses pourraient déterminer l’issue des discussions au sein du comité de liaison. Une chose est sûre : la question de la primaire, loin d’être réglée, risque de rester un sujet brûlant dans les semaines à venir.
Reste à voir si les autres composantes du bloc central parviendront à trouver un terrain d’entente, ou si les désaccords actuels annoncent des tensions plus profondes dans les mois à venir.
La prochaine réunion du « comité de liaison » devrait permettre d’évaluer les marges de manœuvre pour avancer sur la désignation d’un candidat commun. Si aucun accord n’est trouvé sur la primaire, d’autres méthodes pourraient être envisagées, comme une convention interne ou une désignation par les instances dirigeantes.