Le palais de Kensington a confirmé, comme le rapporte Capital, que le prince George, fils aîné du prince William et de Catherine Middleton, intégrera le prestigieux collège d’Eton à la rentrée de septembre 2026. Cette décision met fin à plusieurs mois de spéculations sur l’avenir scolaire de l’enfant, alors âgé de 13 ans — l’âge minimal requis pour entrer à Eton depuis juillet dernier. « Le palais de Kensington confirme que le prince George fréquentera le collège d’Eton à partir de septembre prochain », a indiqué la famille royale dans un communiqué officiel.

Ce qu'il faut retenir

  • Le prince George, 13 ans, fera sa rentrée à Eton College en septembre 2026, après avoir satisfait à l’âge minimal requis.
  • Cette décision s’inscrit dans la tradition familiale, puisque son père, le prince William, y a également étudié.
  • L’établissement, situé à Windsor, est l’une des public schools les plus élitistes d’Angleterre, réservée aux garçons.
  • Les frais annuels pour l’année scolaire 2025-2026 s’élèvent à plus de 63 000 livres sterling, soit environ 72 900 euros.
  • Eton a formé de nombreuses personnalités, dont des acteurs, écrivains et hommes politiques britanniques.

Ce choix n’a rien d’une surprise, car Eton College était pressenti depuis près d’un an comme la prochaine destination de George. Après avoir terminé sa scolarité primaire à la Lambrook School, dans le Somerset, le jeune prince suivra ainsi les traces de son père. William y a passé ses années de collège entre 1995 et 2000, avant d’intégrer ensuite l’université de St Andrews en Écosse. À l’inverse, la princesse Charlotte, sœur cadette de George, ne sera pas concernée par cette décision : Eton reste en effet un établissement réservé aux garçons, contrairement à d’autres collèges britanniques comme Marlborough, où la princesse a brièvement étudié.

Eton, une institution au service de l’élite britannique

Fondé en 1440 par le roi Henri VI, Eton College incarne depuis près de six siècles l’excellence académique et l’élitisme social. Considéré comme l’une des « public schools » les plus prestigieuses au monde, l’établissement a formé non seulement des membres de la famille royale britannique, mais aussi des figures majeures de la politique, des arts et des sciences. Parmi ses anciens élèves, on compte 20 Premiers ministres britanniques, dont David Cameron et Boris Johnson, ainsi que des personnalités comme les acteurs Eddie Redmayne et Tom Hiddleston, ou encore l’auteur Ian Fleming, créateur de James Bond.

L’école se distingue également par son taux exceptionnel de réussite aux examens d’entrée à Oxford et Cambridge. Une performance qui explique en partie son attractivité auprès des familles de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie. Pour les Windsor, envoyer George à Eton relève donc d’une tradition dynastique, mais aussi d’une stratégie éducative visant à lui offrir un réseau d’influence et d’opportunités unique.

Un coût annuel qui reflète l’exclusivité du lieu

Autant dire que l’excellence a un prix. Pour l’année scolaire 2025-2026, les frais de scolarité à Eton s’élèvent à 63 000 livres sterling, soit environ 72 900 euros. Un montant en hausse depuis 2024, où le coût annuel était de 52 750 livres sterling (62 363 euros). Cette augmentation s’explique par la suppression par le gouvernement britannique de l’abattement fiscal dont bénéficiaient jusqu’alors les écoles privées, comme le rapportait Capital.

Malgré ce tarif, l’établissement justifie ces frais par un environnement éducatif complet. Les élèves ont accès à des infrastructures variées : terrains de sport de haut niveau, écoles de théâtre, studios d’arts plastiques, salles de musique ou encore laboratoires de design. Une offre qui vise à former des profils complets, prêts à intégrer les meilleures universités ou à embrasser des carrières d’exception.

Une fortune familiale à même de couvrir ces dépenses

Avec une fortune estimée à plus de 1,05 milliard de livres sterling (environ 1,21 milliard d’euros), le prince William et son épouse Kate Middleton n’ont pas à s’inquiéter du coût de cette scolarité. Cette richesse, accumulée notamment grâce à des investissements privés et à des revenus liés à l’héritage de la princesse Diana, place la famille parmi les plus aisées de la monarchie britannique. Charlotte et Louis, les deux autres enfants du couple, pourraient également bénéficier de ce même parcours éducatif prestigieux, même si rien n’a encore été officialisé pour eux. Pour rappel, le prince Louis, âgé de 8 ans, suit actuellement sa scolarité à l’école primaire de Willcocks, à Londres, tandis que Charlotte, 9 ans, est inscrite à la St Mary’s School, une institution privée réservée aux filles située dans le Berkshire.

Un héritage éducatif qui dépasse les frontières du Royaume-Uni

Eton College n’est pas seulement un symbole pour la monarchie britannique. L’établissement attire également des élèves issus de l’aristocratie européenne et du monde entier, prêts à payer le prix fort pour offrir à leurs enfants une éducation d’élite. Son réseau d’anciens élèves, ou « old boys », est l’un des plus influents au monde, facilitant l’accès à des postes clés dans la politique, la finance ou la diplomatie.

Cette dimension internationale renforce encore le prestige d’Eton. Des familles royales étrangères, des héritiers de fortunes industrielles ou des enfants de chefs d’État y ont régulièrement été scolarisés, faisant de l’école un véritable carrefour des élites mondiales. Une réputation que George intégrera dès la rentrée prochaine, alors qu’il s’apprête à vivre une expérience aussi formatrice que coûteuse.

Et maintenant ?

Si l’inscription de George à Eton est désormais actée, la prochaine étape consistera à préparer son arrivée dans l’établissement. Les familles des futurs élèves sont généralement conviées à des journées d’intégration en amont de la rentrée, afin de visiter les lieux et de rencontrer l’équipe pédagogique. Pour le prince, cette transition s’annonce d’autant plus marquée qu’il passera d’un environnement scolaire classique à un cadre exigeant, où l’excellence académique et personnelle est la norme. Reste à savoir si sa sœur Charlotte suivra le même chemin dans quelques années, ou si ses parents opteront pour une autre institution mixte.

Dans tous les cas, cette décision confirme la volonté de la famille royale de perpétuer un modèle éducatif traditionnel, tout en préparant les futurs souverains à leurs futures responsabilités. Une page se tourne pour George, qui s’apprête à écrire le premier chapitre de sa vie d’élève au sein de l’une des institutions les plus emblématiques d’Europe.

Eton recrute principalement sur la base des résultats scolaires et d’un entretien, bien que des critères sociaux et familiaux puissent également jouer un rôle. L’âge minimal requis est de 13 ans au moment de l’entrée. Pour les candidats issus de milieux défavorisés, des bourses d’études existent, mais elles restent rares et très sélectives.

Les élèves vivent en internat, dans des « houses » (maisons) qui fonctionnent comme de petites communautés. Leur journée est rythmée par des cours, des activités sportives ou artistiques, et des temps de travail personnel. Le règlement est strict, et la discipline y est très encadrée, reflétant l’importance accordée à l’autonomie et à la responsabilité.