Ce mardi 19 mai 2026 marque le deuxième jour du procès de Guillaume B., jugé devant la cour d’assises des Alpes-de-Haute-Provence pour « viols aggravés », « proxénétisme aggravé » et « actes de torture et de barbarie » commis sur son ex-compagne. Selon Libération, les témoignages du fils et de l’ex-épouse de l’accusé, appelés à la barre ce jour-là, ont dressé le portrait d’un homme perçu comme un bourreau sans pitié, pour qui « il est impossible de dire non ».
Ce qu'il faut retenir
- Le procès de Guillaume B. se déroule actuellement devant la cour d’assises des Alpes-de-Haute-Provence.
- Les chefs d’accusation retenus sont « viols aggravés », « proxénétisme aggravé » et « actes de torture et de barbarie ».
- Le fils et l’ex-épouse de l’accusé ont témoigné ce mardi 19 mai 2026, décrivant un homme violent, autoritaire et sans signe de remise en cause.
Un homme décrit comme violent et autoritaire
Les deux témoins convoqués ce mardi ont livré des déclarations accablantes à l’encontre de Guillaume B. Selon eux, l’accusé incarnait une figure de domination absolue, où toute velléité de résistance était systématiquement écrasée. « Il est impossible de lui dire non », a affirmé l’ex-épouse, évoquant un climat de terreur permanente au sein du foyer. Le fils de l’accusé a, quant à lui, décrit un père tyrannique, dont les actes dépassaient largement le cadre d’une simple relation conflictuelle.
Un procès qui révèle l’absence totale de remise en question
D’après les premiers éléments du procès, Guillaume B. ne montre « aucun signe de remise en cause », selon les observations des avocats de la partie civile et des magistrats. Cette attitude a particulièrement marqué les esprits lors de l’audience, d’autant que les faits reprochés sont d’une gravité exceptionnelle. Les témoignages recueillis ce mardi s’inscrivent dans la continuité des dépositions de l’ex-compagne, dont les récits avaient déjà révélé l’ampleur des violences subies. — Autant dire que l’accusé apparaît comme un accusé atypique, voire inquiétant par son absence d’empathie.
Les chefs d’accusation, un dossier particulièrement lourd
Les faits reprochés à Guillaume B. sont multiples et d’une extrême sévérité. Les « viols aggravés » supposent des circonstances particulièrement inhumaines, tandis que le « proxénétisme aggravé » implique une organisation méthodique pour exploiter autrui. Quant aux « actes de torture et de barbarie », ils caractérisent des violences volontaires, infligées dans l’intention de humilier ou de détruire la victime. Ces éléments font de ce dossier l’un des plus graves traités par la cour d’assises des Alpes-de-Haute-Provence ces dernières années.
Ce procès soulève une fois de plus la question de la prise en charge des violences conjugales et des mécanismes de protection des victimes. Les associations féministes et les acteurs judiciaires appellent à une meilleure coordination entre les services sociaux, les forces de l’ordre et les tribunaux pour éviter que de tels drames ne se reproduisent. — Reste à voir si les conclusions de ce procès pourront inspirer des réformes plus structurelles.