Les caissières de supermarché se font l’écho d’un conseil méconnu mais répété : éviter certains produits frais achetés le lundi matin. Selon Top Santé, cette pratique, souvent liée à des restes de week-end ou à des dates limites de consommation approchant, pourrait exposer les consommateurs à des risques sanitaires ou à des pertes de qualité.
Ce qu'il faut retenir
- Les produits frais achetés le lundi matin sont souvent des invendus du week-end ou des articles dont la date limite de consommation est proche, d’après les caissières interrogées par Top Santé.
- Les rayons concernés incluent le poisson, les plats traiteur et les préparations fraîches, où les risques de dégradation sont accrus.
- Les caissières recommandent de privilégier les achats de ces produits en milieu ou fin de semaine pour limiter les pertes.
- Cette pratique, bien que peu médiatisée, s’inscrit dans une logique de réduction du gaspillage alimentaire.
Côté rayons, le lundi matin est souvent synonyme de « jour des restes ». Les caissières de grandes surfaces confirment que les produits frais non vendus le week-end sont mis en avant pour écouler les stocks avant la date limite. « On voit souvent des poissons ou des plats traiteurs qui traînent depuis samedi ou dimanche, parfois avec des dates limites à J+1 ou J+2 », explique une employée de supermarché en région parisienne. Selon elle, cette habitude pousse certains consommateurs à acheter des produits déjà fragilisés par leur temps de stockage en magasin.
Les produits concernés ne se limitent pas aux viandes ou aux poissons. Les préparations traiteur, les salades composées et même certains fromages frais figurent parmi les articles les plus exposés. « Les clients ne réalisent pas toujours que ces produits ont pu séjourner en rayon pendant deux jours sans être rafraîchis ou réapprovisionnés », précise une autre caissière, basée dans un hypermarché du sud de la France. Pour elle, le lundi matin est un moment où les produits perdent en fraîcheur, même s’ils restent techniquement consommables.
« Si vous voyez un produit dont la date limite est pour le lendemain ou le surlendemain, réfléchissez à deux fois avant de l’acheter. Même si ça coûte moins cher, c’est souvent au détriment de la qualité ou de la sécurité », a déclaré une caissière anonyme à Top Santé.
Cette alerte rejoint les recommandations des autorités sanitaires sur la conservation des produits frais. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) rappelle que les produits sensibles, comme le poisson ou les plats cuisinés, doivent être consommés rapidement après achat. « Une rupture de la chaîne du froid ou un stockage prolongé en magasin peut altérer leur qualité microbiologique », souligne un expert cité par Top Santé. Les dates limites de consommation (DLC) apposées sur les emballages ne tiennent pas compte des conditions réelles de stockage en rayon, où les températures peuvent fluctuer.
Pour les consommateurs, cette recommandation implique une adaptation de leurs habitudes de courses. Plutôt que de faire leurs achats le lundi matin, les experts suggèrent de privilégier les visites en milieu de semaine, lorsque les rayons sont réapprovisionnés et les produits plus récents. « Les promotions du lundi matin cachent parfois des pièges », résume un responsable de grande surface interrogé par Top Santé. D’autres conseillent de vérifier systématiquement les dates limites et l’aspect des produits avant achat, même en cas de réduction.
En attendant, les consommateurs restent les premiers acteurs de cette vigilance. Vérifier les dates, observer l’aspect des produits et adapter ses achats en fonction des jours pourrait bien devenir la nouvelle norme pour éviter les mauvaises surprises. Une habitude qui, si elle se généralise, pourrait aussi contribuer à réduire le gaspillage alimentaire en France.
Les produits frais achetés le lundi matin sont souvent des invendus du week-end ou des articles dont la date limite de consommation est proche. Stockés pendant deux jours sans réapprovisionnement optimal, ils peuvent avoir subi des variations de température ou une altération de leur qualité microbiologique, même s’ils restent techniquement consommables.