Un stablecoin adossé à l’euro, baptisé Qivalis et porté par un consortium de 37 établissements bancaires européens, pourrait bientôt bousculer la domination du dollar dans l’écosystème des cryptomonnaies. Cette initiative, révélée par Journal du Coin, s’inscrit dans un contexte où les acteurs financiers traditionnels cherchent à s’emparer d’un marché en pleine expansion.
Ce qu'il faut retenir
- 37 banques européennes soutiennent le projet Qivalis, un stablecoin indexé sur l’euro.
- L’objectif affiché est de proposer une alternative au dollar numérique, notamment l’USDT et l’USDC, largement dominants.
- Ce stablecoin s’appuie sur une blockchain publique, garantissant transparence et traçabilité des transactions.
- Le lancement officiel est prévu pour le dernier trimestre 2026, selon les porteurs du projet.
Un projet ambitieux porté par des acteurs traditionnels
Qivalis n’est pas une initiative isolée lancée par des anonymes dans l’univers crypto. Trente-sept banques européennes, dont les noms n’ont pas encore été dévoilés, ont décidé de s’unir pour donner vie à ce stablecoin. Selon Journal du Coin, ce consortium vise à créer une monnaie numérique stable, indexée sur l’euro, afin de répondre à une demande croissante des investisseurs et des entreprises.
Autant dire que l’enjeu est de taille. Les stablecoins, ces cryptomonnaies dont la valeur est adossée à un actif stable comme une monnaie fiduciaire, jouent un rôle clé dans l’écosystème crypto. Ils permettent aux utilisateurs d’échanger des actifs sans subir la volatilité des cryptomonnaies classiques comme le Bitcoin ou l’Ethereum. À ce jour, le marché est largement dominé par des stablecoins indexés sur le dollar américain, tels que l’USDT de Tether ou l’USDC de Circle.
Une blockchain publique pour une transparence renforcée
Contrairement à certains projets opaques, Qivalis mise sur une blockchain publique pour assurer la transparence des transactions. Ce choix technique permet à tout utilisateur de vérifier les réserves en euros qui soutiennent le stablecoin, un critère essentiel pour gagner la confiance des régulateurs et des investisseurs.
Les porteurs du projet ont également indiqué que Qivalis serait conçu pour être interopérable avec les principales plateformes d’échange et les protocoles DeFi (finance décentralisée). Une approche qui pourrait faciliter son adoption par les acteurs institutionnels et particuliers.
Une réponse à la domination du dollar numérique ?
Avec un marché des stablecoins estimé à plus de 160 milliards de dollars en 2026, selon les dernières estimations du secteur, la concurrence entre les monnaies numériques indexées sur différentes devises s’intensifie. Qivalis pourrait bien devenir un acteur majeur en Europe, où la demande pour des solutions alternatives au dollar se renforce.
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Notre objectif est de proposer une monnaie numérique stable, sécurisée et transparente, tout en offrant une alternative crédible aux stablecoins indexés sur le dollar. Les institutions européennes doivent reprendre le contrôle de leur souveraineté monétaire numérique,» a déclaré un porte-parole du consortium, cité par Journal du Coin. Le lancement officiel est prévu pour la fin de l’année 2026, mais des phases de test pourraient débuter dès le troisième trimestre.
Reste à voir si Qivalis parviendra à s’imposer face à des acteurs déjà bien établis. Une chose est sûre : la bataille pour la domination des stablecoins ne fait que commencer.
Les stablecoins en dollars, comme l’USDT ou l’USDC, dominent actuellement le marché. Cependant, leur dépendance à la monnaie américaine expose les utilisateurs et les entreprises à des risques liés à la politique monétaire des États-Unis. Un stablecoin en euros, soutenu par des banques européennes, pourrait offrir une alternative plus stable et alignée sur les intérêts économiques de l’Europe, notamment dans un contexte de tensions géopolitiques accrues.