Un cambriolage commis entre vendredi 15 et dimanche 17 mai à Ajaccio a entraîné la disparition de quinze armes à feu, dont un fusil de type AK47, ainsi que de 4 000 euros en liquide, selon Franceinfo – Faits divers. Le propriétaire des lieux a découvert les faits à son retour de week-end, le coffre-fort de son domicile ayant été forcé.
Ce qu'il faut retenir
- Un cambriolage a eu lieu à Ajaccio entre le 15 et le 17 mai 2026, entraînant la disparition de quinze armes à feu.
- Parmi les armes volées figure un fusil de type AK47, ainsi que quatorze armes de poing.
- Un montant de 4 000 euros en liquide a également été dérobé lors de l’effraction.
- L’enquête a été confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la police nationale pour « vol aggravé ».
- Le domicile cambriolé ne disposait pas de vidéo-protection.
Un vol ciblé sur des armes non déclarées
Le propriétaire des lieux, absent pendant le week-end, a découvert son domicile forcé à son retour, dimanche après-midi. Dans un coffre-fort, il a constaté l’absence de quinze armes à feu, dont un modèle AK47, ainsi que d’une somme de 4 000 euros en liquide. Selon une source proche du dossier, l’effraction aurait eu lieu entre vendredi soir et dimanche midi. Les enquêteurs tentent désormais d’établir le mode opératoire des cambrioleurs et l’éventuelle implication d’un réseau organisé.
Le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe, a confirmé les faits et précisé que les armes dérobées comprenaient quatorze armes de poing et une arme longue de type AK47. Aucune déclaration préalable de ces armes n’a été enregistrée auprès des autorités, selon les informations disponibles.
Une enquête confiée à la DCOS pour « vol aggravé »
Face à la gravité de l’affaire, une enquête pour « vol aggravé » a été ouverte et confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la police nationale. Cette unité est spécialisée dans la lutte contre les réseaux criminels et les infractions complexes. Les enquêteurs examinent actuellement les indices laissés sur place et interrogent le propriétaire pour établir un portrait-robot des auteurs.
D’après une source proche du dossier, le domicile cambriolé ne disposait pas de système de vidéo-protection, ce qui limite les pistes visuelles pour les enquêteurs. La DCOS pourrait solliciter des moyens supplémentaires, comme des écoutes téléphoniques ou des recherches en bases de données, pour démanteler le réseau éventuellement impliqué.
Un contexte local marqué par la circulation illégale d’armes
Ce cambriolage survient dans un contexte où la Corse, et plus particulièrement Ajaccio, est régulièrement confrontée à des affaires liées au trafic d’armes. Les autorités locales renforcent régulièrement les contrôles dans les ports et aéroports pour limiter l’importation illégale d’armes en provenance d’Italie ou du continent. En 2025, plusieurs saisies d’armes de guerre avaient déjà été réalisées dans le cadre d’opérations ciblées.
Les enquêteurs ne peuvent exclure, à ce stade, que les armes volées à Ajaccio soient destinées à alimenter un trafic local ou à être revendues à des groupes criminels actifs dans la région. La DCOS travaille en collaboration avec la gendarmerie et les douanes pour suivre les mouvements suspects sur l’île.
Des questions persistent sur la traçabilité des armes
L’absence de déclaration des quinze armes volées soulève des interrogations sur leur traçabilité. En France, le port et la détention d’armes à feu sont strictement encadrés, et toute acquisition doit être déclarée auprès des autorités compétentes. Les enquêteurs devront déterminer si ces armes étaient destinées à un usage personnel ou si elles circulaient déjà dans un circuit illégal avant leur vol.
Par ailleurs, la découverte de 4 000 euros en liquide dans le coffre-fort pourrait indiquer que les cambrioleurs avaient une connaissance précise de l’emplacement des biens de valeur. Les forces de l’ordre pourraient explorer cette piste pour identifier d’éventuels complices ou informateurs.
En France, le « vol aggravé » est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende, selon l’article 311-4 du Code pénal. Les circonstances aggravantes, comme l’effraction ou l’usage d’une arme, peuvent alourdir la peine.