Vendredi 8 mai 2026, Christopher Dembik et Damien Ledda, directeur de la gestion chez Galilee AM, ont analysé les résultats trimestriels des entreprises américaines pour le premier trimestre de l’année, lors de l’émission Tout pour investir, la masterclass sur BFM Business. Selon la chaîne, ces publications ont révélé une croissance marquée des chiffres d’affaires et des bénéfices par action, confirmant la résilience des grandes valeurs américaines face aux turbulences économiques mondiales.

Ce qu'il faut retenir

  • Les entreprises américaines affichent une hausse moyenne de 8 % de leur chiffre d’affaires et de 12 % de leur bénéfice par action sur le premier trimestre 2026, selon les données compilées par BFM Business.
  • Les secteurs de la technologie et de l’énergie ont particulièrement performé, portés par des innovations et une demande soutenue.
  • Christopher Dembik, économiste et analyste, a souligné que cette dynamique contrastait avec les craintes de ralentissement économique exprimées en début d’année.
  • L’émission « Tout pour investir, la masterclass » est diffusée chaque vendredi à 11h sur BFM Business, offrant une analyse des tendances économiques et des opportunités d’investissement.

Une croissance spectaculaire, mais pas sans nuances

Lors de l’émission, Christopher Dembik a rappelé que les résultats des entreprises américaines pour le premier trimestre 2026 avaient dépassé les attentes des analystes, avec une progression de 8 % en moyenne pour le chiffre d’affaires et de 12 % pour le bénéfice par action. « Les entreprises américaines montrent une capacité remarquable à générer de la valeur, même dans un environnement économique incertain », a-t-il déclaré. Les secteurs technologiques, en particulier, ont bénéficié d’un effet d’aubaine lié à l’intelligence artificielle et aux investissements massifs dans l’innovation.

Damien Ledda, directeur de la gestion chez Galilee AM, a pour sa part nuancé ce tableau en pointant du doigt la volatilité des marchés émergents. « Si les grandes valeurs américaines tirent leur épingle du jeu, les entreprises plus petites ou exposées aux pays en développement subissent encore les contrecoups des tensions géopolitiques », a-t-il précisé. Selon lui, la situation reste fragile, notamment en raison des incertitudes liées à la politique monétaire de la Réserve fédérale.

Les secteurs qui ont le plus performé

D’après l’analyse présentée par BFM Business, trois secteurs se distinguent particulièrement sur le premier trimestre 2026. Le secteur technologique, tiré par des géants comme Nvidia et Meta, a enregistré une croissance de 15 % de son bénéfice net, grâce à des investissements massifs dans l’IA et les infrastructures cloud. « Nvidia a multiplié les annonces lors de sa dernière conférence, confirmant son statut de leader dans le domaine », a souligné Christopher Dembik, qui a également rappelé que les valorisations boursières de ces entreprises avaient atteint des niveaux records.

Côté énergie, les résultats ont été dopés par la flambée des prix du pétrole, conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les entreprises du secteur ont profité d’une demande mondiale toujours aussi forte, malgré les craintes d’un ralentissement économique. « La crise énergétique actuelle agit comme un accélérateur de la transition vers les énergies renouvelables et le nucléaire », a expliqué Dembik, tout en soulignant que cette transition restait coûteuse et complexe à mettre en œuvre.

Des défis persistants malgré les bons chiffres

Malgré ces performances encourageantes, les intervenants de l’émission ont mis en garde contre plusieurs risques majeurs. L’inflation, toujours élevée dans de nombreux pays, continue de peser sur le pouvoir d’achat des ménages et sur la consommation. « L’inflation en France et aux États-Unis reste un sujet de préoccupation majeur pour les semaines à venir », a rappelé Christopher Dembik. Il a également cité les prix à la production aux États-Unis et l’estimation du PIB chinois pour le premier trimestre 2026 comme des indicateurs à surveiller de près.

Un autre point de vigilance concerne la géopolitique, notamment les tensions persistantes entre l’Iran et les États-Unis. « La trêve actuelle reste fragile et pourrait basculer à tout moment », a souligné Dembik, qui a rappelé que ces incertitudes avaient un impact direct sur les marchés financiers et les cours des matières premières.

Et maintenant ?

Pour les prochaines semaines, les analystes s’attendent à une poursuite de la volatilité sur les marchés, avec une attention particulière portée aux décisions de la Réserve fédérale américaine. La publication des prochains indicateurs économiques, notamment l’inflation aux États-Unis et la croissance du PIB chinois, devrait également influencer les tendances. « Les investisseurs devront rester prudents et diversifier leurs portefeuilles pour limiter les risques », a conseillé Damien Ledda.

L’émission « Tout pour investir, la masterclass » continuera d’analyser ces évolutions chaque vendredi à 11h sur BFM Business, offrant une vision expert des opportunités et des défis à venir.

Les entreprises américaines, en particulier les grandes valeurs du S&P 500 et du Nasdaq, jouent un rôle central dans l’économie mondiale. Leurs performances influencent directement les marchés financiers, les taux de change et la confiance des investisseurs. Une croissance forte aux États-Unis peut aussi servir de locomotive pour d’autres régions, tandis qu’un ralentissement aurait des répercussions globales.