Un navire transportant 150 passagers et membres d’équipage doit accoster ce dimanche à Tenerife, dans l’archipel des Canaries, en Espagne. Selon Le Monde, les autorités locales préparent dès lundi l’évacuation du bâtiment, après la détection de cas de contamination par le hantavirus à bord. Si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) juge le risque pour la population « absolument faible », les mesures de précaution restent de mise.
Ce qu'il faut retenir
- Un navire doit arriver dimanche 10 mai 2026 à Tenerife, aux Canaries (Espagne).
- L’évacuation de 150 passagers et membres d’équipage est prévue pour lundi 11 mai.
- Des cas de hantavirus ont été signalés à bord, selon les autorités espagnoles.
- L’OMS qualifie le risque pour la population d’« absolument faible », mais confirme la nécessité de mesures de précaution.
L’information a été confirmée ce samedi 9 mai par les autorités sanitaires régionales, qui précisent que le navire est actuellement en route vers le port de Santa Cruz de Tenerife. D’après les premiers éléments communiqués par Le Monde, la contamination concernerait plusieurs membres d’équipage, sans qu’il soit encore possible de déterminer si des passagers sont également touchés. « Nous suivons la situation avec la plus grande attention », a déclaré un porte-parole du gouvernement des Canaries, sans vouloir préciser le nombre exact de cas confirmés ou suspects.
Côté espagnol, les préparatifs pour l’évacuation sont en cours. Les autorités sanitaires ont mis en place un protocole strict, incluant des tests rapides pour les personnes à bord et une prise en charge médicale si nécessaire. « L’objectif est d’éviter toute propagation du virus », a expliqué un responsable local. À ce stade, aucun détail n’a été communiqué sur la destination des personnes évacuées, mais des centres d’isolement pourraient être mobilisés.
L’OMS, contactée par Le Monde, a tenu à rassurer sur l’ampleur de la menace. « Le risque pour la population générale est absolument faible », a indiqué un porte-parole de l’organisation. « Le hantavirus, bien que potentiellement grave pour les personnes infectées, ne se transmet pas d’humain à humain. La transmission se fait principalement par contact avec les excréments ou l’urine de rongeurs infectés », a-t-il ajouté. L’organisation rappelle que les cas humains restent rares et sont généralement liés à des expositions professionnelles ou environnementales.
« Le risque pour la population générale est absolument faible. Le hantavirus ne se transmet pas d’humain à humain, mais par contact avec des rongeurs infectés. »
Porte-parole de l’OMS
Le hantavirus, dont plusieurs souches existent, peut provoquer des syndromes pulmonaires ou rénaux chez l’humain, avec des taux de mortalité variables selon les cas. En Europe, les infections sont exceptionnelles, mais des épisodes ont déjà été signalés en France, en Allemagne ou encore en Finlande. Les autorités sanitaires espagnoles n’ont pas précisé quelle souche du virus était en cause dans cette situation. Pour l’instant, aucune restriction de voyage n’a été décidée vers ou depuis les Canaries.
Cette situation rappelle celle survenue en 2019 dans le port de Rotterdam, aux Pays-Bas, où un bateau de croisière avait été mis en quarantaine après la découverte d’un cas de fièvre hémorragique. À l’époque, les autorités avaient également minimisé le risque pour le public, avant de confirmer que la contamination provenait de rongeurs présents dans les cales du navire.
Reste à savoir si d’autres mesures seront prises dans les prochains jours, notamment si de nouveaux cas sont détectés parmi les passagers ou l’équipage. Pour l’instant, les autorités espagnoles appellent à la prudence, tout en insistant sur le fait que la situation est sous contrôle.
Le hantavirus est un virus qui peut provoquer des maladies graves chez l’humain, comme des syndromes pulmonaires ou rénaux. Il se transmet principalement par inhalation de particules infectieuses provenant des excréments, de l’urine ou de la salive de rongeurs porteurs du virus. Il ne se transmet pas d’humain à humain.