Une récente découverte en Pologne met en lumière les inégalités sociales et les stratégies de subsistance des communautés préhistoriques d'Europe. Selon nos confrères de Futura Sciences, une étude approfondie révèle les choix alimentaires surprenants et les modes de vie de ces populations sur une période s'étalant du Néolithique à l'âge du bronze.

Ce qu'il faut retenir

  • Une enquête scientifique dévoile les stratégies de subsistance des communautés préhistoriques en Pologne
  • L'analyse des ossements révèle des pratiques alimentaires diversifiées sur plusieurs millénaires
  • Des inégalités sociales émergentes sont observées à travers l'étude des restes humains
  • Les choix alimentaires semblent liés à des identités de groupe et à des frontières sociales affirmées

Découverte des pratiques alimentaires et sociales préhistoriques

Les archéologues ont longtemps été confrontés à des défis pour comprendre le mode de vie des sociétés préhistoriques en Pologne, en raison de la rareté des vestiges. Cependant, une équipe internationale a utilisé des méthodes innovantes telles que l'analyse des isotopes stables du carbone et de l'azote pour étudier les restes humains datant de 4100 à 1230 avant notre ère. Cette approche a permis de reconstruire les régimes alimentaires, les pratiques agricoles et les aspects de l'organisation sociale de ces populations.

Adaptation et diversité des pratiques alimentaires

Une découverte majeure concerne la culture de la céramique cordée, qui a révélé des choix de pâturage surprenants. Alors que l'on pensait que ces communautés se tournaient vers les prairies, les analyses isotopiques ont révélé que leurs troupeaux préféraient les forêts et les vallées fluviales. De plus, la consommation de millet, une céréale importante, variait considérablement entre les groupes, avec des implications sur les pratiques funéraires et les identités sociales.

Hiérarchies sociales et adaptation

L'étude des isotopes de l'azote a également mis en lumière des écarts dans l'accès aux protéines animales, révélant des inégalités sociales émergentes. Bien que ces hiérarchies soient discrètes dans les sépultures, la composition chimique des os en conserve les traces, témoignant des différences de statut social. Ainsi, ces sociétés périphériques d'Europe centrale ont démontré une capacité remarquable d'adaptation et de transformation de leur alimentation pour survivre et se démarquer socialement.

Et maintenant ?

Les recherches futures pourraient se concentrer sur l'impact de ces découvertes sur notre compréhension de l'évolution des sociétés préhistoriques en Europe et des mécanismes d'adaptation face aux défis environnementaux et sociaux.

FAQ

Les choix alimentaires semblent jouer un rôle clé dans la définition des identités de groupe et des frontières sociales au sein des communautés préhistoriques.