L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé, ce 20 mai 2026, que le risque de propagation du virus Ebola restait « élevé » en Afrique centrale, tandis que le reste du monde n’est exposé qu’à un « faible » niveau de danger. Selon Libération, cette évaluation s’inscrit dans un bilan de plus de 15 000 morts enregistrés sur le continent africain en cinquante ans de circulation du virus.
Ce qu'il faut retenir
- Risque « élevé » en Afrique centrale pour la propagation d’Ebola, selon l’OMS.
- Le reste du monde classé en niveau de risque « faible », mais non nul.
- Plus de 15 000 décès attribués à Ebola en Afrique en cinquante ans.
- L’épidémie actuelle fait suite à plusieurs flambées récentes en République démocratique du Congo et au Gabon.
Une évaluation qui confirme une menace persistante
L’OMS a précisé que l’Afrique centrale, région historiquement la plus touchée par Ebola, concentre aujourd’hui l’essentiel des foyers actifs. « Le risque de propagation reste élevé dans cette zone en raison de la densité des populations, des mouvements transfrontaliers fréquents et des systèmes de santé parfois fragiles », a expliqué un porte-parole de l’organisation. Cette évaluation s’appuie sur les données épidémiologiques des derniers mois, marquées par une recrudescence des cas en République démocratique du Congo, pays le plus affecté depuis l’identification du virus en 1976.
Un risque globalement maîtrisé, mais une vigilance maintenue
Hors d’Afrique centrale, l’OMS considère que le risque de propagation internationale d’Ebola est « faible ». Selon Libération, cette appréciation repose sur les mécanismes de surveillance renforcés et les protocoles de détection précoce mis en place après les épidémies de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest. « Les pays européens et nord-américains disposent de systèmes de santé capables de contenir une éventuelle importation du virus », a rappelé l’organisation. — Autant dire que la vigilance reste de mise, même si le scénario d’une pandémie mondiale semble écarté pour l’instant.
Un bilan humain lourd en Afrique
Depuis 1976, année de la première épidémie documentée, Ebola a causé la mort de plus de 15 000 personnes sur le continent africain, selon les chiffres de l’OMS. Les souches les plus mortelles, comme le virus Ebola Zaïre, affichent un taux de létalité pouvant atteindre 90 % en l’absence de traitement. Les épidémies les plus meurtrières ont frappé la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Gabon, où les populations rurales, souvent isolées, ont été les plus exposées. — Le virus se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée ou d’un animal contaminé.
La question d’un financement international suffisant pour endiguer la maladie reste également en suspens. Les fonds alloués par les États et les organisations internationales ont souvent été jugés insuffisants lors des précédentes crises. Reste à voir si cette fois-ci les promesses seront suivies d’effets.
Selon Libération, les foyers actifs se concentrent actuellement dans l’est de la République démocratique du Congo, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, ainsi qu’au Gabon, où des cas sporadiques ont été signalés ces derniers mois.
Le virus se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou les liquides biologiques d’une personne infectée — vivante ou décédée. Il peut également se propager via des surfaces ou objets contaminés, ou encore par le biais d’animaux infectés, comme les chauves-souris frugivores, considérées comme des réservoirs naturels.