Le 12 mai 2026, Samsung et un syndicat sud-coréen ont échoué à trouver un accord sur le partage des profits liés à l'essor de l'IA, selon Numerama. Plus de 50 000 salariés menacent de lancer une grève susceptible de perturber la production mondiale de mémoire et de composants critiques pour l'IA.
Cette mobilisation en Corée du Sud pourrait provoquer un mini-séisme mondial. Le géant Samsung et le syndicat sud-coréen ont quitté la table des négociations sans parvenir à un accord, après des discussions qui visaient pourtant à éviter une grève de 18 jours, prévue à partir du 21 mai.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 50 000 salariés menacent de lancer une grève à partir du 21 mai.
- La production mondiale de mémoire et de composants critiques pour l'IA pourrait être perturbée.
- Le syndicat demande la suppression du plafond actuel des primes, une hausse des salaires fixes d'environ 7 % et un partage plus important des profits avec les salariés.
Le contexte de la grève
La grève porte principalement sur le partage des profits — primes et salaires — liés aux bénéfices records de Samsung, dopés par l'essor de l'IA. Les salariés menacent ainsi une cessation d'activité pouvant durer jusqu'à 18 jours à partir du 21 mai si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
Les employés réclament trois mesures principales : la suppression du plafond actuel des primes, une hausse des salaires fixes d'environ 7 % et un partage beaucoup plus important des profits avec les salariés, en particulier dans la division mémoire.
Les conséquences potentielles
Une telle mobilisation pourrait fortement perturber la production de puces mémoire et d'éléments critiques pour l'IA, avec des répercussions mondiales sur les prix, les délais et les chaînes d'approvisionnement. Et ce, alors même que l'industrie de la tech traverse depuis plusieurs mois une pénurie de RAM.
Les conséquences pourraient être multiples, avec une tension accrue sur l'offre, des retards de livraison et une inflation des coûts pour les fabricants de serveurs et de datacenters.
La réaction de Samsung et du gouvernement
Le représentant syndical Choi Seung-ho a déploré qu'« aucun des points à l'ordre du jour demandés par le syndicat n'ait été abordé ». Le groupe sud-coréen a, de son côté, regretté l'échec des discussions et assuré vouloir poursuivre un « dialogue sincère » avec le syndicat afin d'éviter ce qu'il qualifie désormais de scénario catastrophe.
Le Premier ministre Kim Min-seok a demandé une gestion étroite du dossier « compte tenu de la gravité de l'impact sur l'économie nationale ».
La situation reste tendue et les conséquences d'une éventuelle grève pourraient être importantes pour l'industrie de la tech et pour l'économie mondiale.