À 96 ans, Silvio Garattini, oncologue italien de renom et fondateur de l’Institut Mario Negri à Milan, avance une thèse surprenante : deux habitudes simples pourraient radically transformer l’état de santé de la population. Selon Top Santé, ce chercheur, dont les travaux ont marqué plusieurs décennies de médecine, estime que ces gestes, accessibles à tous, permettraient de réduire significativement l’incidence des maladies chroniques. Une approche qui contraste avec les solutions médicamenteuses souvent privilégiées par le corps médical.
Ce qu'il faut retenir
- Silvio Garattini, 96 ans, est le fondateur de l’Institut Mario Negri à Milan, l’un des centres de recherche en pharmacologie les plus influents d’Europe.
- Il affirme que deux gestes quotidiens suffisent à améliorer la santé et prévenir les maladies chroniques.
- Ces recommandations s’inscrivent en opposition avec les traitements médicamenteux, jugés parfois excessifs.
- Garattini insiste sur la prévention active, bien au-delà des ordonnances classiques.
- L’institut qu’il a fondé en 1961 reste un acteur clé de la recherche médicale en Italie et en Europe.
Un chercheur au parcours exceptionnel
Silvio Garattini, né en 1930, est une figure majeure de l’oncologie et de la pharmacologie. Après des études de médecine à l’université de Milan, il a consacré sa carrière à l’étude des mécanismes des maladies et au développement de nouveaux traitements. Fondateur en 1961 de l’Institut Mario Negri, un centre de recherche indépendant, il a marqué l’histoire de la médecine italienne par son approche innovante et son engagement en faveur de la transparence scientifique. Aujourd’hui, à 96 ans, il continue de partager ses convictions, fondées sur des décennies d’observation et de pratique.
Deux habitudes simples pour une santé durable
Selon Top Santé, Garattini identifie deux gestes quotidiens comme les piliers d’une prévention efficace contre la majorité des maladies chroniques. Premièrement, une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes et fibres, mais pauvre en produits transformés et en sucres raffinés. Deuxièmement, une activité physique régulière, même modérée, comme la marche ou le vélo. Pour lui, ces mesures, bien que basiques, sont bien plus efficaces que de nombreuses prescriptions médicales dans la lutte contre les pathologies comme le diabète, les maladies cardiovasculaires ou certains cancers. « On sous-estime trop souvent le pouvoir de l’alimentation et du mouvement sur notre organisme », a-t-il souligné dans une récente interview.
La prévention, une alternative aux ordonnances
Garattini critique ouvertement la surconsommation de médicaments, souvent prescrits en réponse à des symptômes plutôt qu’en prévention. Pour lui, une approche proactive, axée sur le mode de vie, permettrait d’éviter une partie des traitements et leurs effets secondaires. « La plupart des maladies chroniques peuvent être évitées ou retardées par des choix quotidiens », a-t-il déclaré à Top Santé. Il cite notamment l’exemple de l’Italie, où l’espérance de vie reste élevée malgré un système de santé parfois saturé. Selon lui, cette longévité s’explique en grande partie par un régime méditerranéen traditionnel, riche en produits frais et en huile d’olive, ainsi que par une activité physique intégrée à la vie quotidienne.
« Deux gestes simples – bien manger et bouger régulièrement – peuvent changer le destin de notre santé. C’est une façon concrète de freiner la plupart des maladies chroniques, bien loin des seules ordonnances. »
Une vision controversée, mais étayée par la science
Si les recommandations de Garattini s’appuient sur des études épidémiologiques et des travaux en nutrition, elles restent parfois contestées par une partie du corps médical. Certains experts estiment que les maladies chroniques nécessitent une prise en charge plus complexe, combinant médicaments, suivi médical et changements de mode de vie. Toutefois, ses thèses trouvent un écho croissant auprès des nutritionnistes et des spécialistes de la santé publique. En 2025, une méta-analyse publiée dans The Lancet a confirmé que l’adoption d’un régime méditerranéen et d’une activité physique régulière réduisait de 30 % le risque de maladies cardiovasculaires. Des chiffres qui rejoignent les observations de Garattini.
Silvio Garattini, bien que retraité, reste actif et intervient régulièrement dans les médias pour rappeler l’importance de ces deux piliers. Pour lui, la solution est à la portée de tous : « Il ne s’agit pas de révolutionner sa vie, mais d’adopter des réflexes simples et durables. » Une philosophie qui, si elle était largement adoptée, pourrait bien redéfinir notre rapport à la santé.
Selon Top Santé, l’oncologue italien Silvio Garattini préconise une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes et fibres, ainsi qu’une activité physique régulière, même modérée. Ces deux habitudes permettraient de prévenir efficacement la plupart des maladies chroniques.