Alors que l’Italie s’apprête à organiser un référendum constitutionnel sur la justice en mars 2026, les spéculations vont bon train sur l’avenir politique du pays. Selon BMF - International, le nom de Silvia Salis, actuelle maire de Gênes et ancienne athlète de haut niveau, émerge comme une figure montante de l’opposition face à Giorgia Meloni, Première ministre depuis 2022. Une perspective qui s’inscrit dans un contexte politique marqué par les tensions internes et les défis économiques du gouvernement Meloni.
Ce qu'il faut retenir
- Silvia Salis, maire de Gênes depuis 2023, est présentée comme une candidate potentielle pour mener l’opposition de gauche aux prochaines élections législatives italiennes, prévues en septembre 2027.
- Ancienne spécialiste du lancer de marteau, elle a participé aux Jeux Olympiques de Pékin (2008) et Londres (2012), et remporté plusieurs médailles internationales.
- Diplômée en sciences politiques, elle s’est investie dans la défense des droits des sportifs et la lutte contre les abus dans le milieu sportif.
- Son engagement politique s’accompagne d’une ambition affichée : ramener les Jeux Olympiques en Italie, une première depuis 1960.
- Le 23 mars 2026, les Italiens ont rejeté par référendum une réforme de la justice portée par Giorgia Meloni, fragilisant ainsi le gouvernement en place.
Une trajectoire sportive et militante
Née à Gênes, Silvia Salis a marqué l’athlétisme italien par une carrière sportive remarquable. Entre 2008 et 2012, elle a représenté l’Italie aux Jeux Olympiques, participant à deux éditions. Son apogée sportive coïncide avec les Championnats du monde de Daegu en 2011, où elle a atteint la finale. Aux Jeux méditerranéens, elle a remporté l’or à Pescara en 2009 et le bronze à Mersin en 2013, avant de s’imposer à dix reprises comme championne d’Italie en lancer de marteau. Une carrière qu’elle a officiellement achevée en avril 2016, après une blessure.
Depuis sa retraite sportive, Silvia Salis s’est tournée vers des engagements associatifs et politiques. Elle a notamment siégé comme vice-présidente du Comité national olympique italien (CONI) et milite activement pour la protection des athlètes, notamment contre le harcèlement et les abus dans le sport. Elle a aussi initié une bourse destinée aux jeunes sportifs italiens de moins de 23 ans et participé à la création du « Fonds maternité » pour les athlètes en 2018. Son parcours académique, marqué par une licence en sciences politiques à l’Université de Rome, a été complété par un mémoire sur la gestion des fédérations sportives en Italie.
Une ambition politique en construction
Depuis son élection à la mairie de Gênes en 2023, Silvia Salis a consolidé son profil d’élue locale, mais son ambition dépasse désormais les frontières de la ville. Selon BMF - International, son nom circule comme une figure susceptible de fédérer l’opposition de gauche face à Giorgia Meloni, dont le gouvernement de droite est en place depuis plus de trois ans. Une hypothèse qui prend de l’épaisseur après le rejet par référendum, le 23 mars 2026, de la réforme de la justice portée par le gouvernement. Un revers politique qui affaiblit Meloni et ouvre une brèche pour ses détracteurs.
Silvia Salis incarne une gauche sociale et engagée, comme en témoignent ses prises de position publiques. En août 2025, elle a soutenu une flottille en partance de Gênes pour Gaza, scandant « Palestina libra ! » lors d’une manifestation contre les ventes d’armes à Israël. Classée parmi les cent femmes les plus influentes d’Italie par le magazine américain Forbes en 2022, elle assume des positions claires, même si son parcours politique reste récent. À ce jour, son mandat municipal, qui court jusqu’en 2028, semble primer sur toute ambition nationale.
« J’ai été élue par les Génois pour m’occuper de la ville pendant cinq ans au moins et je n’ai aucune intention d’abandonner mon mandat. »
Silvia Salis, maire de Gênes, mars 2026.
Un projet national : les Jeux Olympiques en Italie
Parmi ses ambitions, Silvia Salis porte un projet ambitieux : organiser les Jeux Olympiques d’été en Italie, une première depuis Rome en 1960. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux le 14 avril 2026, elle évoque une « candidature unifiée en 2036 ou 2040 » entre Gênes, Turin et Milan. Un rêve qu’elle présente comme fédérateur pour le pays, même si sa faisabilité dépendra des soutiens politiques et financiers à mobiliser.
Cette proposition s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion du sport et de l’excellence italienne. Elle s’appuie aussi sur son expérience au sein du CONI, où elle a œuvré pour moderniser les structures et défendre les droits des athlètes. Reste à savoir si cette ambition sportive se transformera en levier politique pour sa carrière future.
Quoi qu’il en soit, Silvia Salis incarne une nouvelle génération d’élues, alliant parcours sportif, engagement social et ambition politique. Son parcours, encore en construction, pourrait redéfinir les équilibres en Italie dans les années à venir.
Non. Silvia Salis a clairement indiqué qu’elle se concentrait sur son mandat de maire de Gênes jusqu’en 2028. Son nom est évoqué comme une figure potentielle de l’opposition, mais elle n’a pas officiellement déclaré sa candidature pour 2027, selon BMF - International.
