La Federal Aviation Administration (FAA) a officiellement fixé une fenêtre de lancement « NET » (No Earlier Than) au 12 mai 2026 pour le douzième vol d’essai du lanceur Starship de SpaceX, selon Numerama. Ce test marquera une étape majeure pour l’entreprise, puisqu’il s’agira du premier vol de la version 3 du Starship, une version profondément remaniée pour corriger des défauts antérieurs et améliorer ses performances.

Ce qu'il faut retenir

  • Le 12 mai 2026 est la date théorique la plus proche pour le vol d’essai du Starship V3, sous réserve des dernières vérifications techniques et réglementaires.
  • Cette version 3 du Starship intègre des modifications structurelles majeures sur ses deux étages, le vaisseau spatial et le propulseur Super Heavy, afin de corriger des défauts identifiés et d’augmenter ses capacités.
  • Pour la première fois, le lancement sera réalisé depuis le nouveau Pad 2 de Starbase, une infrastructure conçue pour permettre une cadence de tirs bien plus élevée à l’avenir.
  • Un incident mineur, survenu le 3 mai lors d’un test du système de déluge d’eau, n’a pas compromis le calendrier du vol.

Une version 3 du Starship pour corriger les défauts et booster les performances

SpaceX s’apprête à franchir un cap décisif avec ce premier vol d’essai du Starship V3. Contrairement aux prototypes précédents, cette nouvelle mouture du lanceur géant a bénéficié de modifications structurelles approfondies, tant sur le vaisseau que sur le Super Heavy, le propulseur central. Ces changements visent à remédier aux faiblesses techniques identifiées lors des vols antérieurs, tout en optimisant les performances globales du lanceur. L’objectif est clair : améliorer la fiabilité et la puissance pour préparer les futures missions, qu’elles soient lunaires, martiennes ou commerciales.

Selon les informations communiquées par SpaceX, ces évolutions portent notamment sur l’intégration de matériaux plus résistants, une optimisation de la propulsion et des ajustements dans la gestion des flux de carburant. Autant dire que ce vol d’essai est attendu avec une attention particulière par les ingénieurs et les observateurs du secteur spatial.

Un nouveau pas de tir pour une cadence de lancements accrue

Autre nouveauté majeure pour ce douzième vol d’essai : le Starship décollera pour la première fois depuis le Pad 2 de Starbase, une rampe de lancement entièrement rénovée située à Boca Chica, au Texas. Ce site, cœur historique des activités de SpaceX, a été entièrement repensé pour soutenir une cadence de tirs bien plus soutenue. Le Pad 2, en particulier, a été conçu pour réduire les temps de maintenance entre deux lancements et pour offrir une meilleure résilience en cas d’anomalie technique.

Cette infrastructure est considérée par SpaceX comme un pilier de sa stratégie future, alors que l’entreprise ambitionne d’intensifier ses campagnes de tests et ses missions opérationnelles dans les années à venir. Le passage au Pad 2 symbolise ainsi une étape vers une industrialisation accrue de la production et des lancements spatiaux.

Un incident technique sans conséquence pour le calendrier

Le 3 mai dernier, SpaceX a subi un contretemps lors d’un test du système de déluge d’eau, conçu pour atténuer les vibrations et la chaleur au décollage. Une anomalie dans le circuit de gaz haute pression a provoqué une explosion, comme en témoignent les images analysées par l’entreprise. Cependant, SpaceX a rapidement minimisé l’impact de cet incident : « Les dégâts sont modestes et ne devraient pas retarder le prochain vol du Starship », a indiqué un porte-parole de l’entreprise. Les équipes techniques ont immédiatement lancé une enquête pour identifier la cause racine et appliquer les corrections nécessaires.

Cet événement rappelle, s’il en était besoin, les défis persistants liés à la mise au point d’un lanceur aussi complexe que le Starship. Chaque test, même partiel, est l’occasion d’affiner les procédures et d’améliorer la sécurité des futurs vols habités et non habités.

« Ce vol d’essai du Starship V3 représente bien plus qu’un simple test : c’est une étape charnière pour SpaceX, qui doit prouver que ses innovations techniques permettent de corriger les faiblesses des versions précédentes. » — Analyste aérospatial, cité par Numerama

Un calendrier sous haute surveillance réglementaire

La date du 12 mai reste une estimation théorique, car la FAA n’a pas encore délivré de licence de lancement définitive. Dans le jargon aérospatial, une fenêtre « NET » signifie que cette date est la plus proche possible, mais qu’elle peut être repoussée en fonction des vérifications finales. SpaceX doit encore obtenir l’aval des autorités pour les aspects liés à la sécurité, à la protection de l’environnement et à la gestion du trafic aérien et maritime dans la zone de lancement.

Par ailleurs, l’entreprise doit s’assurer que le Starship V3 est pleinement opérationnel après les modifications apportées. Une série de tests statiques et de simulations sont encore prévus dans les prochains jours pour valider l’état de préparation du lanceur et des infrastructures associées.

Et maintenant ?

Si les conditions techniques et réglementaires le permettent, le vol d’essai du Starship V3 pourrait avoir lieu dès le 12 mai. Dans le cas contraire, SpaceX a probablement prévu une fenêtre de repli dans les jours suivants, même si l’entreprise n’a pas communiqué de date alternative. Une fois ce test réalisé, l’analyse des données collectées sera cruciale pour déterminer les prochaines étapes, notamment les corrections à apporter avant le treizième vol, qui pourrait intervenir dans un délai de quelques semaines.

À plus long terme, ce vol marquera le début d’une série de tests visant à valider la fiabilité du Starship V3, avant son utilisation pour des missions commerciales ou gouvernementales. L’enjeu est de taille pour SpaceX, alors que la concurrence dans le secteur spatial s’intensifie, notamment avec les projets concurrents de Blue Origin et des agences spatiales traditionnelles.

En attendant, l’attention se porte sur les dernières préparations en cours à Starbase. L’entreprise, dirigée par Elon Musk, a toujours affiché une ambition claire : faire du Starship le premier véhicule spatial entièrement réutilisable, capable de transporter des charges lourdes vers la Lune, Mars et au-delà. Le prochain vol d’essai sera donc scruté de près par l’ensemble du secteur spatial.

D’après les informations disponibles, le Starship V3 intègre des modifications structurelles majeures sur ses deux étages, visant à corriger des défauts de jeunesse et à améliorer les performances. Ces changements portent notamment sur les matériaux utilisés, l’optimisation de la propulsion et la gestion des flux de carburant. Le V3 est également conçu pour une cadence de lancements accrue grâce à de nouvelles infrastructures, comme le Pad 2 de Starbase.

La date du 12 mai est une fenêtre « NET » (No Earlier Than), ce qui signifie qu’elle constitue la date théorique la plus proche, mais qu’elle reste soumise à l’obtention de la licence de lancement par la FAA et à la validation des derniers tests techniques. SpaceX doit encore prouver que le lanceur et les infrastructures sont pleinement opérationnels et conformes aux exigences de sécurité.