La fenêtre de tir pour le douzième vol d’essai de la fusée Starship, développé par SpaceX, s’ouvre à partir de 00h30 ce 22 mai 2026, selon Numerama. Après plusieurs reports liés à une météo défavorable et à des vérifications techniques supplémentaires, l’engin est désormais entièrement assemblé et prêt pour un décollage depuis le site de Boca Chica, au Texas.

Ce qu'il faut retenir

  • Le lancement, initialement prévu le 19 mai 2026, a été repoussé à plusieurs reprises en raison d’orages, de vents violents et de pluies battantes au-dessus du Texas.
  • Cette mission marque le premier vol de la version 3 du Starship, équipée de nouveaux moteurs Raptor 3 et d’un booster Super Heavy retravaillé.
  • La fenêtre de tir s’étend de 00h30 à 2h du matin, obligeant les observateurs à veiller tard pour assister au décollage en direct.
  • Ce vol revêt une importance stratégique pour la NASA, qui compte sur le Starship pour son programme de retour des astronautes américains sur la Lune, prévu avec la mission Artemis III.

Ce vol d’essai, le douzième du genre, intervient après une série de reports qui ont marqué les préparatifs. D’après Numerama, le lancement avait été initialement planifié pour le 19 mai, avant d’être décalé aux 20 et 21 mai en raison de conditions météorologiques jugées trop risquées. Ces reports s’expliquent par la combinaison de rafales violentes, de risques d’orages et de foudre, des phénomènes qui contraignent SpaceX à reporter systématiquement tout décollage.

La veille du lancement, SpaceX a annoncé avoir achevé l’empilement des deux segments principaux de la fusée – le propulseur Super Heavy et le vaisseau Starship – directement sur le pas de tir. Cette étape marque la finalisation de l’assemblage et le début des tests finaux avant le décollage. Dans un message publié sur le réseau social X, l’entreprise a salué le travail des équipes mobilisées pour ce vol, soulignant leur contribution à la réussite de cette mission.

La version 3 du Starship, qui prendra son envol lors de ce vol, introduit plusieurs innovations majeures. Outre les nouveaux moteurs Raptor 3, le booster Super Heavy et le vaisseau Starship ont été entièrement repensés. Par ailleurs, le pas de tir utilisé pour ce lancement est également une nouveauté, ayant été entièrement reconstruit pour accueillir cette génération de fusée. Ces modifications visent à améliorer les performances et la fiabilité de l’engin, un objectif crucial pour SpaceX comme pour ses partenaires.

L’enjeu de ce vol dépasse le cadre d’un simple essai technique. Pour la NASA, le Starship joue un rôle central dans le cadre du programme Artemis, destiné à ramener des astronautes américains sur la Lune d’ici 2026. Le vaisseau sera notamment chargé d’assurer la navette entre l’orbite lunaire et la surface de la Lune, un rôle qui nécessite une fiabilité absolue. La prudence affichée par SpaceX s’explique donc par l’importance de cette mission, tant pour l’agence spatiale américaine que pour l’avenir commercial du Starship.

« Ce vol marque une étape clé pour SpaceX et pour la NASA, qui attend des progrès significatifs de la part du Starship. La prudence est de mise, d’autant que chaque détail compte pour la réussite de cette mission. »
— Numerama, citant les déclarations de SpaceX

Un lancement sous haute surveillance météorologique

Les conditions météo au-dessus du Texas ont été le principal frein aux préparatifs du lancement. Selon les prévisions relayées par Numerama, les jours précédant la date initiale du 19 mai ont été marqués par des orages fréquents, des vents violents et des pluies intenses. Ces éléments ont contraint SpaceX à reporter le tir à plusieurs reprises, une décision prise pour garantir la sécurité des équipes et l’intégrité du lanceur.

Les rafales et la foudre représentent des dangers majeurs pour les fusées au décollage. Les systèmes de protection de SpaceX, bien que robustes, ne permettent pas de prendre des risques inutiles. La société a donc opté pour une approche prudente, malgré la pression liée aux enjeux de cette mission. Les équipes ont profité des reports pour effectuer des vérifications supplémentaires sur le pas de tir et sur les systèmes de propulsion, afin de s’assurer que chaque composant fonctionne comme prévu.

Un public français privé de direct, mais des alternatives disponibles

Pour les observateurs français souhaitant suivre ce vol en direct, l’horaire pose un défi de taille. La fenêtre de tir, fixée entre 00h30 et 2h du matin, rend le décollage difficile à suivre en direct. SpaceX a indiqué qu’aucun nouveau report n’était envisagé pour l’instant, laissant peu d’espoir d’un créneau plus accessible. Les passionnés devront donc soit veiller tard, soit se contenter des images et comptes-rendus disponibles dès le lendemain matin.

Les chaînes d’information spécialisées, comme NASA TV ou les plateformes de SpaceX, diffuseront l’événement en direct. Les réseaux sociaux, notamment X, seront également actifs pour relayer les moments clés du lancement. Pour ceux qui ne peuvent pas assister au décollage en direct, SpaceX a annoncé qu’elle publierait des vidéos et des analyses détaillées dans les heures suivant le vol.

Et maintenant ?

Si le lancement se déroule comme prévu, SpaceX devrait rapidement analyser les données recueillies lors du vol pour ajuster les prochaines missions. La version 3 du Starship pourrait entrer en service opérationnel dès 2027, à condition que ce vol d’essai se déroule sans anomalie majeure. Pour la NASA, les résultats de cette mission détermineront en partie le calendrier du programme Artemis, qui vise un retour sur la Lune dans les prochaines années.

Quelle que soit l’issue de ce vol, une chose est sûre : SpaceX et la NASA restent sous haute tension, conscientes que chaque détail compte pour la réussite de leurs ambitions spatiales.

Le prochain vol d’essai du Starship, s’il est concluant, pourrait marquer un tournant pour l’exploration spatiale. Entre innovation technique, enjeux scientifiques et défis logistiques, cette mission illustre une fois de plus l’audace de SpaceX et l’importance de la collaboration entre public et privé dans la conquête de l’espace.