Selon Ouest France, la part des jeunes de moins de 30 ans ayant déposé un dossier de surendettement a fortement augmenté en 2025. Parmi eux figure Max, 28 ans, dont l’histoire illustre les risques liés à la facilité d’accès aux crédits à la consommation. En quelques clics sur internet, il a contracté plusieurs petits crédits, accumulant une dette totale dépassant 38 000 euros. Aujourd’hui fiché à la Banque de France, il a accepté de témoigner pour Nos Vies, révélant un « honteux secret » qu’il cache même à sa famille et à ses amis. Ce cas s’inscrit dans le cadre d’une série dédiée aux « jeunes qui ont le crédit facile ».
Ce qu'il faut retenir
- En 2025, la part des jeunes de moins de 30 ans en situation de surendettement a fortement augmenté selon Ouest France.
- Max, 28 ans, a accumulé une dette de plus de 38 000 euros via des crédits à la consommation souscrits en ligne.
- Il est aujourd’hui fiché à la Banque de France, un statut qu’il dissimule à son entourage.
- Son témoignage est publié dans le cadre d’une série consacrée aux jeunes confrontés à l’endettement facile.
Un endettement progressif et silencieux
Max n’a pas réalisé l’ampleur de sa situation financière avant qu’il ne soit trop tard. « Je ne sais pas dire non », confie-t-il. Entre 2023 et 2025, il a souscrit à plusieurs reprises des crédits en ligne, souvent pour des montants modestes mais répétés. « C’était simple, rapide, et je ne pensais pas que cela s’accumulerait aussi vite », explique-t-il. Pourtant, chaque crédit contracté venait alourdir son endettement global, jusqu’à atteindre un seuil critique. Aujourd’hui, il estime avoir perdu le contrôle de sa situation financière, sans avoir pu prévenir son entourage.
L’impact psychologique d’un « honteux secret »
Le plus difficile pour Max n’est pas seulement la dette elle-même, mais l’impossibilité de s’en ouvrir. « C’est un sentiment de honte qui me ronge », avoue-t-il. Ni sa famille ni ses amis ne sont au courant de sa situation, et il craint leurs réactions s’ils venaient à l’apprendre. « Je me sens coupable de ne pas avoir su gérer mon budget, et en même temps, je me dis que c’est une spirale dont je n’arrivais plus à sortir », confie-t-il. Son témoignage, publié par Nos Vies, vise à briser ce silence et à montrer l’ampleur du phénomène chez les jeunes générations. — La rédaction de Ouest France précise que Max a accepté de partager son histoire pour sensibiliser d’autres jeunes aux risques des crédits faciles, souvent présentés comme des solutions immédiates à des problèmes financiers.
Un phénomène en hausse chez les moins de 30 ans
Le cas de Max n’est pas isolé. Selon Ouest France, le nombre de jeunes de moins de 30 ans déposant un dossier de surendettement a connu une augmentation marquée en 2025. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance : la facilité d’accès aux crédits en ligne, les publicités ciblées incitant à l’emprunt, et parfois, un manque d’éducation financière chez les jeunes adultes. Les professionnels du secteur soulignent que ces crédits, souvent présentés comme sans risque, peuvent rapidement devenir un piège pour ceux qui n’ont pas les moyens de les rembourser.
Les associations de consommateurs alertent régulièrement sur les dangers de ces pratiques. « Les jeunes sont particulièrement vulnérables aux offres de crédits attractives, car ils sont souvent moins méfiants et moins informés sur les conséquences à long terme », explique une porte-parole de l’association CRI (Consommation, Ressources et Insertion).
Enfin, ce témoignage soulève une question : comment concilier liberté d’emprunt et protection des consommateurs ? Une réflexion qui pourrait s’intensifier dans les mois à venir, à mesure que les chiffres du surendettement chez les jeunes continueront d’augmenter.